Christine Bourne

Carte de presse permanente  N° 43.324  - H7906

 

L'info politique heure par heure

 

 

 

 

 Ayez un autre regard sur l'actualité que celui qu'on vous donne ailleurs !

Lisez...  Tahititoday

 

 

 

Le contre-amiral Laurent Lebreton est nommé commandant supérieur des forces armées de la Polynésie française, commandant du centre d’expérimentations du Pacifique, commandant des zones maritimes océan Pacifique et Polynésie française et commandant de la base de défense de Polynésie française.
Le nouvel "atimarara" prendra ses fonctions le 26 juillet 2018.
 

 

 

 

Le petit chaperon rouge n'a plus peur du méchant loup, Macron a fait le nécessaire !

 

Regardez bien  les gestes qui ponctuent les discours du président de la République : d'abord régulièrement il se frotte la narine droite, cela c'est un tic.  Mais ce sont surtout ses mains qui sont le plus remarquables. Les doigts repliés, tordus mi-ouverts à l'intérieur comme les pattes repliées d'une araignée morte et ce toutes les trois à cinq secondes, pendant tout le long du discours pour ponctuer son propos. Ce qui dénote, selon les experts comportementaux interrogés, une nervosité rentrée,réprimée et un désir de convaincre. Aucun des anciens présidents de la République ne ponctuaient ses discours de cette manière à l'aide du langage des mains.

 

 

Mercredi 23 mai 2018

 

Juste quelques remarques  en attendant l'heure fatidique des trois coups.

Nous pensons qu'il n'y aura pas de gros changements dans les hommes mais dans les portefeuilles. Edouard Fritch piochera des noms connus et déjà utilisés dans la mandature 2013,  quelques autres dans le gouvernement d'hier, il y ajoutera " peut-être" une ou deux nouvelles têtes comme celle de René Temeharo chargé de l'Equipement, puis il remuera , ballotté entre un goût de vieux et un désir de neuf et cela donnera soit une ratatouille ravivée, soit une condamnation prouvant son manque de goût ou d'imagination en s'évertuant à nous imposer un gouvernement politique convenu, fétichiste et quasi incolore avec une il est vrai, une petite parité  probablement.. Ces quelques ligne n'engagent que Tahititoday dans une prospection imaginée. Nous verrons dans quelques heures si nous avions raison...ou tort.

 

Pluie de milliards de l'AFD sur les territoires d'OM

La Polynésie française a touché 7 milliards de l'AFD. On ne sait pas à quoi ont été destinés ces fonds. La réunion est le territoire qui a touché le plus gros financement 49 milliards, suivie de la Martinique 42,7 milliards, la Guadeloupe 40 milliards. Une pluie de milliards dont on ne connaît pas à quoi ou à qui, ils sont destinés mais tous, en faveur des territoires d'outre-mer.

 

 

 

Mardi 22 Mai 2018

Baiser royal du prince à l'actrice, cela rappelle une certaine histoire de coeur en Grande Bretagne En 1936, quelques mois à peine après avoir accédé au trône, Edouard VIII avait été contraint d’abdiquer pour pouvoir épouser Wallis Simpson une divorcée américaine, un séisme d'amour qui avait déstabilisé le Royaume-Uni à l’orée de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Premier commentaire à chaud sur TNTV

Plus heureux tu meurs !

Pas un mot sur la Polynésie dans le livre de François Hollande  " Les leçons du pouvoir"! Un livre qui remporte un gros succès en librairie. Il évoque les Outre-mer à plusieurs reprises sans jamais mentionner l'accueil reçu et organisé par Edouard Fritch.. ni même le mot Polynésie française ! Il a tout compris : " vous nous donnez combien ?"

 

Editorial

Pas d'état de grâce , Fritch est dans la continuité !

Tahiti Info titre sur une phrase surprenante d'Edouard Fritch: "je ne gouvernerai pas seul !" Ouf si cela avait été le cas, il serait un dictateur.

Le meilleur discours sur les trois,Fritch, Temaru, Salmon est celui concis et précis de Geffry Salmon. Sans ronds de jambe il a dressé un tableau très juste de la vie en Polynésie où le fossé se creuse entre les pauvres et les riches. Les Polynésiens s'accrochent à leur quête d'identité  comme à une bouée de sauvetage. Non notre pays ne va pas bien." N'ayant pas reçu une version réelle de son intervention nous n'avons pu la publier. Nous le regrettons. Quant à oscar Temaru " il ne faut plus envoyer nos enfants à l'école en France" Et re toc !

Mais tout de même dans ce quinquennat nouveau dont la pente est inégale, les institutions se tiennent tranquilles, en revanche ce sont les moeurs qui tirent le convoi et plus encore l'opinion avec sa servante maîtresse, la presse. Alors, sans parti pris et amicalement, relevons que le nombre d'électeurs  étant de 206.496 le score de la majorité ne représente qu'un tiers du corps électoral exactement comme le Tahoeraa en 2013 à quelques voix près. Ce n'est donc pas un plébiscite. Mais comme Gaston Flosse et les siens en 2013, Fritch peut en être content d'autant que la ferveur des "rouges" ne peut qu'enflammer son coeur de reconnaissance comme celui des orange l'avait fait il y a cinq ans pour Flosse. Sa majorité, il en est sûr et nous aussi ,sera " "docile".

Non ce n'est pourtant pas un plébiscite car les problèmes demeurent. Et le nouveau président le sait très bien puisqu'il n'a pas su ou pas pu, trouver une solution à la crise, au chômage, à la misère. Contrairement aux autres présidents élus, Edouard Fritch n'aura pas d'état de grâce puisqu'il est effectivement dans la continuité de son action . Lourd pari à venir car la misère augmente quand les politiques s'engraissent.

La misère augmente quand les Polynésiens ne sont pas assez formés pour trouver un emploi.

La misère augmente quand des hordes de jeunes loups arpentent les rues de la ville en roulant des yeux furibards vers les passants apeurés,ou se forment en bande pour mieux prouver leur force dans des combats furieux.

 La misère augmente quand 500 SDF hantent les trottoirs . Vous auriez dû monsieur le président construire depuis longtemps votre centre d'hébergement, vous aviez le temps en 5 ans. Vous le promettez dans votre discours d'élection. Pourquoi ne pas l'avoir fait ?

La misère augmente quand c'est le père Christophe qui généreusement et pieusement nourrit le dimanche ces SDF qui pourraient boutonner sans peine leur veste  s'ils en avaient une, pas comme certains élus boudinés dans la leur.

La misère augmente quand une partie de la population ne vit que par la solidarité de ses concitoyens

 La misère augmente quand les enfants n'ont pour paysage non pas la beauté du lagon, mais la violence familiale, l'inceste et son cortège de silence douloureux.

La misère augmente quand le temps se gâte et que la pluie entre dans les fare avec la boue pour courtisane et qu'en bordure des bidonvilles, les rivières rugissent et parfois les pulvérisent. 

Mais voilà donc Edouard Fritch président de tous les Polynésiens. De ceux qui, avec leurs tripes et à leur manière, l'ont suivi dans ses envols, ses embardées, les moments de grâce et les vicissitudes et dans cette campagne, sinueuse aventure. Ultime étape.

Par cette victoire, car cela en est une, Edouard Fritch est-il devenu le suzerain des autres, de ceux qui n'ont jamais pu s'y faire ? Il a tenté de les ramener à lui dans son discours. Mais les paroles et les actes sont parfois aussi éloignés que la Polynésie de la France. A voir... les miracles, parait-il, existent.

 Bref comme disaient les "guignols" "putain cinq ans !" Passée l'ivresse de la victoire, l'ancien-nouveau président va maintenant affronter la réalité. Les contradictions, les plaies ,les espoirs des promesses et  les tourments de celui qui arrive, quand son double s'en va, après avoir gagné son pari avec lui-même. Reste encore une étape : la composition du gouvernement mercredi matin à l'Assemblée.

 

 

Tahiti Infos titre : Fritch : "je ne gouvernerai pas seul" !!! Heureusement car seuls ceux qu'on appelle "les dictateurs" gouvernent seuls. Remarquez, parfois "le gouvernement" n'est qu'une potiche, un semblant de démocratie dans certains pays.

Quant à Oscar Temaru et ses lieutenants ils devraient relire le statut car il suffit de demander un référendum d'autodétermination à la France pour l'avoir...ou pas. Chiche ! Ce n'est pas à l'ONU de le décider. Mais au président du pays à le demander si Oscar

 

Quelques phrases à retenir de Geffry Salmon :

                      " Les Polynésiens quels que soient leur rang social se sentent ainsi de façon générale de plus en plus libres de toute attache, loyaux seulement à l'égard d'eux-mêmes, mettant sans cesse aux enchères leurs sentiments toujours disponibles pour plus, pour mieux, pour autre chose ! La déloyauté n'est plus considérée comme un symptôme de désordre. Au contraire elle est revendiquée. La politique en est le lieu privilégié d'expression."

Cet homme qui n'est pas là aujourd'hui ( Flosse) a jeté les fondements de notre autonomie et de notre émancipation sans rupture avec la France et la majorité d'entre-nous, ici présents, sont issus de son école.

(... En réalité les électeurs ont souhaité la stabilité. Mais ils n'ont pas cautionné pour autant votre bilan, votre immobilisme. Entre-nous que retiennent les Polynésiens des cinq dernières années sous votre gouvernance ? " Mais je vous souhaite bon vent et bonne chance monsieur le président.

 

     Marcel Tuihani qui a tenu solidement et pacifiquement l'Assemblée pendant cinq ans a donc rejoint ses pénates : l'OPT. Il est désormais chargé, étant ingénieur en télécommunications, de faire fonctionner internet et téléphone, ce qu'aucun ingénieur n' a véritablement réussi à faire, en les transformants en outils performants. (sic!)  Mais comme le nouveau 17° président règle ses comptes, on dit, on murmure, on chuchote que l'OPT aurait reçu des instructions pour éloigner "le canard noir" le plus loin possible du centre de direction. Pourquoi ? Mais par ce que en quittant le Tahoeraa, il n'a pas rejoint le Tapura et a créé son propre parti. Quel toupet !

 

Ils retrouvent toujours un poste. C'est ainsi que Guy Lejeune que l'on avait totalement oublié, anciennement ministre de l'Economie dans le gouvernement GTS, reprend du galon et revient cornaquer son ancien patron en tant que directeur de cabinet. Vous croyez qu'ils vont prendre des "jeunes" qui piétinent aux portes du pouvoir avec leurs connaissances ? Fichtre non....

 

Marseille : le récit de l'attaque du commando de la Busserine

 Policiers mis en joue par des hommes armés de kalachnikovs, tirs en l'air... Une scène de guerre dans cette cité du 14e arrondissement de Marseille. (Le Point)

  

Lundi en fin d'après-midi, les habitants du quartier de la Busserine, dans le 14e arrondissement de Marseille, ont assisté, médusés, à une scène de guerre. Deux véhicules ont fait irruption dans la cité populaire où habitent environ 4 000 personnes. Selon les témoignages recueillis par la police, six ou sept occupants à bord d'une Renault Mégane et d'une Renault Mégane Sport ont déboulé à toute allure. Trois individus équipés d'armes automatiques qui pourraient être des kalachnikovs ont tiré en l'air.

Effrayés, certains résidents plongent sous des véhicules stationnés, d'autres prennent leurs jambes à leur cou. Un véhicule de la brigade anticriminalité en patrouille non loin de l'action du commando fonce en direction des tireurs. Ils ont à peine le temps de les croiser. Le commando a déjà pris la fuite en direction de l'A55, qui relie Marseille à Martigues. Sur l'autoroute, il croise un véhicule banalisé de la compagnie de sécurisation et d'intervention de la police locale, l'un des membres du commando exhibe une kalachnikov, mais sans tirer. Un des policiers fait alors feu sur la Mégane des voyous. Puis les policiers sont rapidement semés. Le Renault Trafic de la police, qui affiche 178 000 kilomètres au compteur, n'a pas la puissance suffisante pour partir à sa poursuite. Le commando s'échappe.

« Aucune cause sociale à ce déchaînement de violence »

Le quartier de la Busserine est notamment connu des forces de l'ordre pour héberger un trafic de stupéfiants, de shit et de cocaïne. Plusieurs cités des 13e, 14e et 15e arrondissements de Marseille sont touchées par ce trafic. Il y a tout d'abord la cité Bassens, la centrale de vente qui irrigue les cités des alentours, comme les Micocouliers ou la Busserine. La guerre des gangs détenant ce commerce illégal a déjà fait plusieurs morts. Les habitants se souviennent du conflit qui a commencé en 2011 entre Sonny Albarello (mort depuis) et Samy Ati, condamné à 25 ans de prison pour avoir participé à l'assassinat d'Albarello. Une partie des individus qui appartenaient à ce réseau sont aujourd'hui en détention. Mais les policiers rappellent que d'autres condamnés à des peines de 10 à 15 ans recouvrent ces jours-ci leur liberté. Selon eux, ils tenteraient de reprendre pied dans leur business d'antan.

« Il n'y a aucune cause sociale à ce déchaînement de violence, estime Stéphane Ravier, le sénateur-maire de l'arrondissement. La Busserine dispose de tous les équipements et des moyens de transport pour vivre en toute sérénité. Nous avons affaire à une baisse de moyens policiers, et ce ne sont pas les 25 policiers de la police de sécurité du quotidien qu'on va se partager à trois arrondissements très peuplés qui y changeront quoi que ce soit. Les malfrats qui ont tiré à la Castellane sur les autorités policières en 2014 n'ont pris que 13 ans de prison. Ils vont en faire huit et recommencer », se plaint le leader local du Front national.

 

Donald Trump dont les française se gaussent et ils ont bien tort est un président fantasque peut-être, mais intelligent, habile et très malin. Il a réussi à stopper la menace nord coréenne et s'entend bien avec la Chine, il a berné le jeune président français qui a cru qu'un vieux renard comme Trump pouvait se laisser amadouer par les embrassades et il a cru dans ses promesses  alors que le président américain avait compris que le crédule président français cherchait un moyen de s'imposer en leader, entre foie gras et champagne. Il s'est même amusé à le ridiculiser en lui enlevant, en public, à coup de pichenettes, des pellicules sans doute inexistantes sur sa veste " pour qu'il soit propre" et il a enfoncé le fer dans la plaie une fois Macron le dos tourné pour dénoncé l'accord nucléaire avec l'Iran après celui de Paris sur le réchauffement climatique, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'israël etc Le président américain joue avec Macron comme un gros chat avec une petite souris. Et le dernier coup de grâce, c'est que les entreprises internationales et donc françaises, travaillant en Iran seront pénalisées fortement par les Etats Unis si elles ne partent pas du pays des "mollahs". Il faut vraiment que Macron arrête de jouer au grand président et qu'il s'occupe de la colère qui monte en France sur sa politique.

 

 

Samedi 19 mai 2018

 



Voilà  ce que je vais faire. Vous me croyez au moins ?

 

Editorial

Pouvons-nous y croire ? Au président Fritch de le prouver.

Tout le monde se repose de ces derniers jours endiablés et historiques. Une révolution ? Non! Une étape nouvelle sur le chemin que creusent sans fin "l'égalité des conditions et l'empire de l'opinion" disait Tocqueville. Pour dévaler ce chemin,, la marche est inégale : aujourd'hui le nouveau président nous promet tout ce qu'il n'a pas fait " avant". La presse,quatrième pouvoir démocratique ? Mais non, le deuxième ! Certains veulent en faire une maladie dégénérative de la démocratie. Elle n'en est parfois, il est vrai ,qu'un avatar. Les nervosités, les turbulences, les critiques, l'humour sont les dernières péripéties d'une évolution, de celui-ci. Vraiment ? Sans doute que non, car dès le 18° siècle et peut-être avant, les pamphlets, la seule arme véritable des humoristes et écrivains, à la fois joyeux et satiriques, vivants et piquants, parfois sombres car relevant la misère du peuple, doublée par les caricatures des élites et même du roi faisaient rage. Plus qu'aujourd'hui.

En réalité,le politique soumet de plus en plus le processus à sa loi que ne gouvernent ni le coeur, ni l'esprit le plus souvent. L'élite polynésienne n'est pas prête d'avoir un "Charlie hebdo" bis chez elle. Elle peut sourire complaisamment des autres mais ne supporte pas qu'on sourit d'elle. Le prestige de l'image et plus de la caricature est toujours important, mais les Polynésiens ont du mal à se plier à la réalité et portent toujours au pinacle une génération d'hommes, peu habituée à épouser les soubresauts d'un art qui ne les favorise pas. Il convient souvent d'être aussi terne que le journal officiel.

Mais,cela aussi Edouard Fritch l'a bien compris. Il s'est adapté au pathos émotionnel et en a martelé les thèmes dans son discours. Reste que l'on peut l'encadrer  pour se souvenir, jour après jour, de ce qu'il a dit, promis, et fera. en restant dans les étages nobles et ceux du coeur. Il est vrai qu'il a aussi son petit cortège de teignes comme dans toutes les cours royales, qui traquent non pas la vérité mais ce qu'on leur dit être. Et nous devrions nous taire. Ah non. Tahititoday ne participera pas a celui qui lancera d'un coup de lune la démocratie et la vie d'un tiers au fossé. Pour l'instant, ce site politique prend le risque de croire dans le credo pacifique du président.

Un vrai présent  qu'a fait hier ce 17° président de la Polynésie française à condition aussi que ses proches collaborateurs ne jouent pas aux trouble-fête et ne soient pas des bouffons de cour "pour bâtir un royaume dévolu à sa gloire". La campagne est finie.

Vous êtes, monsieur Fritch, un véritable un ensorceleur

Permettez-moi, en préliminaire, d’utiliser cette tribune pour remercier l’ensemble des électeurs de Polynésie qui se sont mobilisés les 22 avril et 6 mai dernier pour procéder au renouvellement des membres de notre Assemblée.

Même si les valeurs de probités et les principes moraux que défend mon parti, ne se retrouvent pas dans le choix de la majorité des électeurs qui se sont prononcés lors du dernier scrutin, nous tenons néanmoins à leur témoigner de notre profonde gratitude à l’égard des résultats obtenus au profit des élus de notre liste et à leur assurer qu’en dehors du combat politique pour plus d’équité et de justice sociale qui fait l’objet de nos préoccupations quotidiennes, nous tenons à leur affirmer que la lutte en faveur de la souveraineté de notre fenua continuera à rester la revendication majeure de notre parti.

Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Aux sorties des élections territoriales de 1986, le Tavini Huiraatira faisait, pour la première fois, son entrée au sein de cette hémicycle. Pour ceux et celles qui ne s’en rappellent pas, j’avais apporté avec moi, lors de mon intervention à la tribune de cette même assemblée, quelques pierres que j’avais ramassé dans ma Commune. Et je disais en substance, que : "ces pierres qui, au premier regard, paraissent sans importance et sans valeur, feront parler d’eux demain car ce sont de véritables pépites d’or…et que c’est sur le socle des richesses naturelles dont regorge notre fenua que nous entendons bâtir l’édifice de notre souveraineté et de notre émancipation…".

Bien entendu, mes détracteurs d’alors, n’ont pas hésité à dévoyer le contenu de mon intervention par des invectives aussi infondées que nauséeuses jusqu’à se laisser aller à la bassesse de couper le courant de notre Assemblée pour interrompre mon allocation…

Force est de constater, 32 ans plus tard, que le temps écoulé, a donné raison à mes propos.

Puisque ce bout de terre que la symbolique des pierres évoquait alors, représente aujourd’hui, non seulement, cette collectivité de plus de 5 millions de Km² qui a permis à la France d’acquérir sa souveraineté maritime mais également ce territoire où vivent quelques centaines de milliers d’habitants qui a permis à la France grâce aux essais nucléaires d’accéder non seulement à sa souveraineté militaire mais également à la tribune du Comité de sécurité de l’ONU.

Le discours prononcé en 1986 exhibait les prémices du long combat pour la réinscription de notre pays sur la liste des pays à décoloniser afin d’obtenir la reconnaissance de notre droit à l’autodétermination par la communauté internationale.

Un droit légitime et inaliénable, reconnu en premier lieu par l’état français, signataire de la charte des nations Unies. Un droit universel et imprescriptible que défend aujourd’hui nos amis de la Kanaky où aura lieu en novembre prochain, le référendum d’autodétermination.
Un droit que même le peuple de la catalogne revendique vis-à-vis de l’état espagnol.

D’ailleurs, comme je l’ai rappelé hier, nous avons commémoré le 5e anniversaire de la réinscription de notre fenua sur la liste des pays à décoloniser. Ainsi, par cette résolution onusienne du 17 mai 2013, c’est la communauté internationale toute entière qui a reconnu au peuple de Polynésie française l’exercice de son droit souverain, légitime, inaliénable et imprescriptible à l’auto-détermination. Et pourtant, la France qui se veut être « le pays du respect des droits de l’homme et des libertés » et qui véhicule fièrement et de manière très ostentatoire, les valeurs républicaines de « liberté, égalité et fraternité » continue à refuser de respecter et d’appliquer cet engagement de la communauté internationale. Un engagement qui aurait permis depuis 5 années maintenant de faire avancer sous l’égide de l’ONU, le dialogue bilatéral en faveur de la décolonisation de notre fenua, de l’accession de notre fenua à la véritable autonomie que la définition onusienne consacre par le terme de « pleine autonomie ».

Ces élections et votre victoire Monsieur Fritch, comme l’a rappelé le Président de notre institution hier dans son allocution, marquent la fin de 20 années d’instabilité politique dans notre pays.

Ce qui gratifie l’exercice de votre mandat de 10 années de gouvernance en terrain conquis. Une stabilité que l’UPLD aurait aimé avoir en son temps. Une stabilité que vous avez souhaitée durant la campagne électorale parce que vous êtes au pouvoir. Dommage que vous ne la souhaitiez pas lorsque l’UPLD ou le To tatau ai’a dirigeait ce Pays !

Mais à l’époque vous n’étiez que le fidèle lieutenant d’un homme qui voulait régner sans partage. Vous êtes allez à bonne école paraît-il. Heureusement qu’à la fin de cette mandature, comme le veut la loi, vous n’aurez plus la possibilité de vous représenter. Ceci évitera que vous finissiez comme votre mentor, accroché au pouvoir.

Vous avez déclaré au lendemain de votre victoire vouloir préparer votre relève dans deux ans. Nous espérons qu’à ce moment-là, nous ne revivrons pas une énième instabilité à cause de la démesure de certains appétits. Car nous le savons tous, si au Tavini nous souhaitons avoir le pouvoir pour libérer et développer notre pays afin qu’il devienne pleinement indépendant, chez les vôtres, seul le pouvoir pour le pouvoir compte.

Aujourd’hui, nous allons repartir pour 5 nouvelles années de gouvernance autonomistes aux quelles faudra-t-il rajouter, les 30 dernières années de gouvernance autonomistes, pour un bilan quelque peu, peu reluisant :
- 50 % de la population de Tahiti et de Moorea vivent en dessous du seuil de pauvreté ;
- 45 000 chômeurs recensés ;
- Une balance commerciale démesurément déficitaire pour un pays qui regorge de ressources.
La faute à une politique d’assistanat menée depuis plus de 30 ans qui a fait du polynésien, un assisté au lieu de le rendre responsable, entreprenant, acteur de l’édification de son pays ;
- Plus de 40% d’illettrismes lié au résultat de la mise en place d’un système éducatif calqué sur celui de la France qui n’est pourtant que 26ème au classement PISA qui classifie les différents systèmes éducatifs au monde.

Un système éducatif qu’il est important et urgent de revoir afin qu’il réponde aux attentes et aux spécificités polynésiennes.
Pour synthétiser, en plus de 30 ans de gouvernance, vous avez transformé notre beau pays, accueillant, rempli de vertu, de valeurs et de courage en un pays ancré désespérément dans une détresse sociale, acculturé, malade et assisté.
Vous avez tellement bouleversé les mentalités, qu’on en arrive aujourd’hui à plébisciter et voter pour des personnes qui, non seulement ont sabordé ce pays, mais qui plus est, sont bien connus des palais de justice.
Il n’y a pas à dire, sur le plan de l’ensorcèlement, vous avez été très fort.
En effet, vous avez ensorcelé tout le monde, c’est la seule explication.
Car j’ai en effet beaucoup de mal à croire que notre peuple, si profondément religieux, puisse voter consciemment pour des personnes qui ne respectent pas les 10 commandements, pire, qui ont même commis les 7 péchés capitaux.
Bien sûr vous répondrez que vous êtes aux manettes depuis seulement 2014, mais ne l’oubliez pas M. Fritch, vous avez fait partie de tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 1984 et que même si, à l’époque ou durant cette période, vous n’étiez pas encore président, vous ne pouvez nier à l’évidence, que ceci fait tout de même partie de votre héritage.

Bien sûr, la solution autonomiste depuis 30 ans pour booster l’économie a été d’entreprendre des chantiers publics pour créer non pas de l’emploi durable, mais précaire, pour faire des routes à tout va, pour faire des ponts en veux-tu, en voilà, des carrefour, transformés en ronds point avant de les retransformer en carrefour puis de nouveau en rond-point, auquel on rajoute une belle passerelle et j’en passe, bref... une urbanisation anarchique sans vision à long terme.

Vous proposez la construction d’un village Tahitien, qui, soit dit en passant, en voyant les croquis, n’a rien de Tahitien mais où on constate de manière délictuelle, que l’invitation qui a été faite à votre gouvernement aux Samoa en avril 2016 par ces investisseurs, porte aujourd’hui ses fruits…
Nous avons eu des suspicions sur l’accord passé avec des hawaiien pour le Mahana Beach par votre prédécesseur, permettez-nous d’en avoir d’autres pour ce marché que vous allez bientôt signer…
Vous allez continuer la construction de nombreux logements sociaux sur les terres domaniales du pays, alors que ces mêmes terres pourraient servir à développer l’agriculture locale, que défend aujourd’hui votre ministre de l’agriculture M. Tearii Alpha, après pourtant avoir défendu l’importance de la construction de logement sociaux sur Faa’a, qui demandait la rétrocession de ces terres pour les agriculteurs de la commune.
Des logements sociaux irréfléchis où on installe des pêcheurs qui vivent pourtant du produit de leur pêche, en montagne pour se demander ensuite pourquoi ils ne peuvent pas payer leurs loyers, sans se soucier des problématiques annexes qui en découlent, comme le transport ou encore l’accueil des enfants dans les écoles environnantes déjà surchargées.
Malgré votre satisfaction à pouvoir annoncer sans cesse la construction de logements sociaux, je tiens à vous signaler qu’avoir autant de logements sociaux dans un pays n’est pas un signe de bonne santé, surtout quand on vise une cohésion sociale renforcée et un développement touristique de luxe !
Permettez-moi de vous suggérer qu’au Tavini nous proposons la mise en place de logements agricoles dont le principe est d’avoir sur une parcelle, une surface habitable et une surface cultivable, ceci permettant au bénéficiaire d’avoir la possibilité de vendre ses produits pour payer son loyer.

Une terre, une maison, un travail ! C’est tout ce que le peuple a besoin pour avoir un début de dignité.
Une terre ! Est-ce possible d’en avoir une de nos jours vu les prix appliqués dans un marché immobilier totalement incontrôlé ?
Une maison ! Est-ce possible de nos jours d’avoir une maison sans avoir la corde au cou à la fin du mois et de nous retrouver devant la commission de surendettement ?
Un travail ! Vous avez fait appel aux entreprises de ce pays, au soir des élections, pour qu’ils jouent le jeu en embauchant notamment des jeunes. Au Tavini nous aurions souhaité que vous précisiez, « des jeunes Polynésiens ».
Je vous rappelle à cet effet qu’avec plusieurs de vos partenaires autonomistes assis au sein de cet hémicycle, vous aviez voté aussi en faveur de la protection de l’emploi local proposée par l’UPLD en 2009 et immédiatement rejeté par l’État français que vous continuez à aduler.
Je vous rappelle encore que depuis 2016, notre collègue Richard Tuheiava vous a proposé un nouveau texte sur la protection de l’emploi local salarié. Force est de constater à ce jour, que ce texte semble s’être perdu dans les méandres des tuyaux des commissions gérées par votre majorité. Quand allons-nous enfin prendre un texte protecteur de l’emploi local ?
Pour booster l’économie et la création d’emploi, le Tavini, vous propose la construction d’un aéroport international aux marquises qui, de par sa proximité avec le continent Américain, pourrait nous permettre de toucher de nouveaux marchés, de développer le secteur touristique, agricole et aquacole, créer de l’emploi et redynamiser la vie dans les archipels, chose que vous avez complètement détruit par votre politique concentrée exclusivement sur Tahiti durant ces 40 dernières années.
Nous, nous voulons développer les archipels, alors que vous, vous préférez construire des îles flottantes alors que de vraies îles existent déjà et demandent qu’à se développer.

Votre seul projet de développement dans les archipels, se trouve à Hao, avec une immense ferme aquacole qui va détruire le lagon déjà bien endommagé suite aux expérimentations nucléaires. Alors que lors de la négociation menée par nous en 2012 avec le même promoteur, il était question d’un projet d’élevage aquacole mené à l’extérieur du lagon.
C’est à croire que les républicains que vous êtes, avez une dent contre les Tuamotu ! Makatea, Moruroa et maintenant Hao….
Et pourtant, lors de ces élections, vous avez fait un sacré score aux Tuamotu.
Aux vus de tout cela, il serait intéressant de faire une étude afin de voir si le syndrome de Stockholm n’est pas une maladie radio induite.
Et je pense que même les chinois sont touchés par cette maladie, vu comment aujourd’hui ils vous adorent alors que vous aviez pestiférés contre eux en 2013 lorsqu’ils s’étaient rapprochés de mon gouvernement pour discuter de ce projet. À l’époque vous m’aviez même accusé de vouloir vendre notre Pays aux chinois.

Décidément M. Fritch, vous êtes un véritable ensorceleur.


Malheureusement notre pays n’a pas besoin d’être ensorcelé, il a besoin de se libérer, de se développer, de prendre son envol.
Le peuple Polynésien a besoin de retrouver sa fierté, sa dignité, de connaître son histoire que vous avez, avec la complicité de l’état, caché délibérément.
Vous apprenez à nos enfants que c’est Samuel Wallis qui a découvert notre pays alors que nos tupuna étaient ici depuis plus de 300 ans, qu’ils avaient parcouru le monde en pirogue.
Vous refusez de leur apprendre comment notre Pays a été annexé, comment nos tupuna se sont battus et ont été tués pour la préservation de leur identité maohi.

Vous refusez de leur apprendre comment et pourquoi notre pays a été retiré de la liste des pays à décoloniser, afin de laisser l’état français installer son centre d’expérimentation nucléaire, que vous avez défendu et soutenu comme étant une bombe propre avant de jouer les victimes d’un complot.
Vous persistez depuis 2017 dans une manoeuvre de désinscription de notre fenua de la liste des pays et territoires à décoloniser après que l’UPLD ait réussi l’exploit d’avoir réinscrit Maohi Nui le 17 mai 2013 afin de défendre et protéger les ressources de notre fenua qui constituera l’héritage que nous allons léguer demain à nos enfants et nos petits-enfants.
À ce propos, nous tenons à remercier et féliciter l’association Moruroa et Tatou et ses adhérents, ainsi que l’association 193, pour leurs luttes contre la reconnaissance du fait nucléaire.
Nous remercions également la compagnie du Caméléon, pour la mise en scène du spectacle les champignons de Paris, qui ont permis à de nombreuses personnes, notamment les jeunes, de découvrir un bout important de l’histoire de notre pays.

Pour le bien de son développement, notre pays a besoin de produire, et en vous opposant depuis plus de 30 ans au développement du secteur primaire, vous pénalisez l’avenir de notre pays et l’avenir de sa population.
Vous aviez retiré les 6 milliards de francs prévu en 2013 par mon gouvernement pour le développement de ce secteur. Vous ne faites pas du secteur primaire un domaine de réussite scolaire et sociale envers les jeunes notamment en quête d’emploi durable.
Vous présentez le secteur primaire comme un secteur réservé à ceux qui sont en échec scolaire ou social au lieu de le présenter comme une voie de réussite.

Vous oubliez que les plus grandes fortunes du monde le sont grâce au secteur primaire et notamment agroalimentaire, tout comme vous oubliez l’importance des enseignements des langues étrangères.
A l’heure où la mondialisation et les technologies permettent des connexions et des rencontres plus faciles avec le monde extérieur, il est dommage que nos enfants, qui doivent déjà faire face à l’éloignement et aux difficultés sociales, doivent aussi faire face à la barrière des langues, faute d’un système éducatif performant où on devrait enseigner les langues dès la maternelle, notamment le reo Tahiti, Paumotu, maareva, enata en plus de l’anglais et pourquoi pas le mandarin.
M. Fritch, vous serez certainement reconduit dans vos fonctions de président du pays. Soyez en digne, soyez ambitieux pour ce pays, notre pays, notre jeunesse.
Arrêtez de vous enclaver dans ce chemin Papeete-Paris !
Ouvrez-vous sur le monde, orientez notre jeunesse vers le monde, vers le pacifique.
Il n’y a pas que Paris dans le monde, il n’y a pas que la France, il y a tout une communauté internationale, tout un grand, un immense village pour éduquer notre jeunesse, pour servir l’avenir.
Au fond de nous, nous sommes certains qu’un jour vous comprendrez notre démarche.
L’histoire l’a démontré.
Vous aviez traité Oscar Temaru de fou lorsqu’il proposait la création d’une compagnie aérienne locale. Vous avez ensuite créé Air Tahiti Nui.
Vous aviez traité Oscar Temaru de terroriste, lorsqu’il s’était opposé aux essais nucléaires avant de défendre et réclamer récemment justice.
Vous vous étiez éperdument opposé à ma volonté d’intégrer le forum du Pacifique avant de revenir grand vainqueur avec le statut de membre à part entière du Pays.

Vous vous êtes offusqué des interventions intempestives et très critiques du Tavini à l’ONU avant d’y vous rendre vous aussi pour servir de contre écho au vrai partenaire de ce dialogue qui refuse ostensiblement de siéger en pratiquant la politique de la chaise vide.
Vous ne vous êtes jamais fait à l’idée que ce pays puisse un jour devenir indépendant et pourtant, il n’y a pas si longtemps de cela, lorsque vous étiez toujours au Tahoeraa Huiraatira vous avez été m’a-t-on dit un des artisans et ardents défenseurs du projet de pays associés.
Nous y arrivons, M. Fritch. Tout doucement mais sûrement nous y arrivons.
Et nous y arriverons tous ensemble, à mener notre Pays à sa pleine souveraineté.
Et nous le ferons dans la paix. Car le polynésien est un peuple de paix.
Et que vous soyez Tapura, Tahoeraa et nous Tavini, nous sommes avant tout un seul et même peuple, le peuple polynésien, le peuple maohi.
Et ce pays s’appellera bientôt Te Hau Amui no Maohi Nui.

ndlr ( le même avertissement dans tous les grands discours d'Oscar Temaru)

 

 

 

Vendredi 18 mai 2018

La guerre des drapeaux ce matin entre Edouard et Oscar

 

Mais celui qui en a deux est le gagnant !

 

                        Il n'oublie pas son eau ni son drapeau               Moetai dubitatif                                      

 

J'ai rien oublié ?!

 

Heu-reux  avec 39 voix  et la ferveur des siens !

 

Editorial

Hier, "Edouard le rouge", aujourd'hui, Président de tous les Polynésiens.

Le futur président de la Polynésie française n'a pas dû dormir beaucoup la nuit dernière. Le jour dont il rêve depuis qu'il a été adoubé par Gaston Flosse  en tant que " fils spirituel", entendez "dauphin",  a été présent à son esprit à chaque instant depuis des années. Car cet homme finalement, nous l'avons découvert à sa manière de préparer sa victoire lors du vote des territoriales qu'il a gagnée avec un score honorable.  Méthodique ayant le goût du secret, doublé d' un mélange de cynisme électoral et de rancune. Méfiez-vous de son large sourire. C'est chaque moyen qui, a ses yeux ,est une fin. Un peu comme Mitterrand.

 Valérie Giscard d'Estaing a toujours dit "on ne gagne pas une élection sur son bilan". Cela a été confirmé pour lui, et  confirmé aussi pour Gaston Flosse dont les efforts pour réduire la fracture sociale n'ont pas été compris. Tactiquement et stratégiquement Fritch est très malin et ne s'encombre pas de scrupules quand son intérêt politique est en jeu. C'est un peu comme disait Napoléon : " on gagne et on voit".Et il a tout fait pour gagner.

 Chaque action passée, chaque mot pesé, chaque rendez-vous manqué, chaque absence là ou on l'attendait, n'ont jamais été spontanés mais au contraire prémédités. On pourrait dire qu'il est tel un renard qui sait exactement quand et comment rentrer dans le poulailler. Le seul échec, c'est quand il a tenté de détrôner Gaston Flosse de la présidence du Tahoeraa il y a quelques années. Mais il ne bat pas Flosse au poteau, car ce dernier en 2013 avait obtenu lui aussi 38 sièges et 62.000 voix . Aujourd'hui, conformément à la tradition, les vaincus courent vers les vainqueurs, Edouard Fritch en est à 39 voix avec un représentant-maire du Tahoeraa qui n'a pas attendu longtemps pour faire un saut de carpe  digne des jeux Olympiques de plongeon. Et ce ne sera probablement pas le seul. Les Polynésiens sont les champions du monde de ce sport. Le Tahoeraa qui adorait son leader il y a quelques semaines encore peut se déloquer, se débrailler. Il fallait s'y attendre. Heureusement que nous ne sommes pas un pays de plusieurs millions d'habitants capable de peser sur une politique internationale car rien jamais ne pourrait être sûr !

Mais il est vrai qu'en écoutant le 17ème président, on a envie de lui sauter dans les bras. Comme les paroles sont belles, les promesses délicieuses comme les mots d'amour à entendre, l'appel au rassemblement de tous, digne de l'empire des opinions rassemblées sous les deux bannières, tricolore et pirogue. Mais entre ces mots d'amour, d'union et la réalité d'hier et de demain, je pense que l'écart restera le même.  On ne devient pas, même par un suprême bonheur, quelqu'un de compréhensif et de sensible au malheur des autres du jour au lendemain. Mais point de pronostiques, on verra à l'usage et à la qualité de ses ministres dont une, forte femme en poids, à tout fait pour nous priver de notre pain quotidien. Alors les paroles comme les feuilles mortes se ramassent à la pelle.

Edouard a réussi de main de maître à faire un sacré parcours. Politiquement, aidé par l'Etat, Il a effacé l'homme fort " orange" pour le devenir à son tour. Il détient un pouvoir considérable qui dépasse comme l'a fait remarquer à juste titre Semi Al Wardi  ceux des présidents des conseils régionaux en France. Il décide tout sur tout et peut aussi vous faire " dépérir" à petit feu ou, s''il le décide, vous rendre votre amour propre ou votre honneur. Votre vie dépendra du président de la Polynésie française. Un quasi superman. Mais attention. il sera observé, surveillé, critiqué et les observateurs ne manqueront pas de noter les bons et les mauvais points. Il va faire bouger l'administration qu'il n'a pas épargné dans son discours, il va mettre en route un plan social,s'occuper de la PSG et dit-il relancer l'économie. J'entends dire que tout cela c'est pour une chose :"la stabilité du pays". Pourquoi donc ? Avant aujourd'hui et pendant cinq ans il n'y a pas eu de stabilité ?

Tenez un exemple, lorsque Geffry Salmon a lu son discours il y a eu 4 ou 5 coupures de transmission avec écran noir. Les vindicatifs sont partout autour de nous. Mais Oscar Temaru qui a  chantonné, pendant ses 45 minutes allouées, une chanson douce sur Tahiti, de son poète préféré Henri Hiro n'a pas été empêché de roucouler. Il a prouvé qu'il pouvait concourir à " the Voice" et même gagner la finale. Interprétation très applaudie.

 Temaru, comme Flosse, les deux caciques en politique, assurent qu'ils se battront jusqu'à leur dernier souffle. L'un pour voir l'indépendance de son pays arriver et l'autre pour voir  sortir de la misère les Polynésiens " d'en bas". Les deux hommes bien que très différents se ressemblent, c'est sans doute pour cela qu'ils s'entendent si bien . Temaru a de bonnes idées en dehors du fait nucléaire comme l'enseignement des langues dès la maternelle. " Soyez ambitieux - a-t-il conseillé aux représentants- ouvrez-vous sur le monde et sortez de "l'incarcération sociale" de l'OPH. Quant à Flosse il a carrément soufflé à Fritch son plan social, notamment quelques unes de ses bonnes idées. Ma foi tant mieux pour ceux qui vont en bénéficier.

Le 17ème président a ensuite remercié tous ceux qui ont voté pour lui et plus particulièrement encore la 39ème voix . Puis regardant Oscar Temaru dans les yeux, sans le voir ! Il  a dit : je lui pardonne tous ses mensonges et cette haine, cette haine raciste . mais je sais que ce n'est pas lui le méchant c'est le rédacteur de son discours qui est méchant Toutefois,'utiliser l'ONU à des fins politiques "c'est être un ventilateur inutile." Puis le président conciliant a conclu en disant " la campagne est terminée, baissez vos drapeaux respectifs, votre nationalisme et travaillons ensemble". Topez-là.

Le 23 mai désignation du gouvernement. Les gourmands sont à l'affût !

 

 

Un citoyen  militant "rouge" assis à côté de moi, fort soutien d'Edouard Fritch, hier à l'Assemblée m'a dit :, il est inadmissible que l'on trouve dans les rangs des représentants des hommes et des femmes sénateurs ou députés car ils prennent la place  à d'autres personnes pouvant être sur la liste d'Edouard. Ils n'ont pas besoin de "manger " à toutes les  gamelles. Edouard devrait faire une loi." !!! Voilà le message est passé.

 

 

 

Extrait du discours du président Fritch dans lequel il explique son programme

 

 

(...)Certains ne se sont pas rendu compte que les Polynésiens ont évolué et que la Polynésie de 2018 n’est plus celle du début des années 2000. Les Polynésiens attendent que nous changions nos mœurs et nos pratiques politiques.

Hier, au sein de cet hémicycle, j’ai entendu que certains d’entre nous devraient se présenter devant les juges plutôt qu’à vos suffrages.

Je rappelle d’abord à ces représentants qui veulent s’ériger en juge, que la justice est déjà passée.

J’ajoute, selon notre Constitution souvent citée par le député Brotherson et le représentant Tuheiava, que cette justice s’exprime au nom du peuple. Que le 6 mai dernier, ce même peuple maohi nous a légitimés. Qu’il vient de s’exprimer en nous demandant de présider aux affaires de notre pays. Qu’il a renvoyé dans la minorité ceux qui ont recherché une légitimité devant l’ONU, à défaut de l’obtenir dans les urnes.

C’est bien le peuple maohi qui doit décider de notre avenir, pas la communauté internationale ! A cet égard, je vous le confirme, nous nous retrouverons à New York, à l’ONU.

Vous savez, j’ai exigé de mes co-listiers qu’ils mènent une campagne sans promesse exubérante, sans clientélisme, sans insulte, sans attaque des personnes. Mes co-listiers ont respecté mes consignes. Je les en remercie et je les applaudis.

Au soir du 6 mai 2018, le choix du peuple polynésien en faveur de la liste du Tapura est sans ambiguïté. C’est la première fois qu’une liste obtient plus de 66 500 voix à la sortie d’une élection territoriale. C’est une réelle légitimité offerte par les Polynésiens à la liste du Tapura Huiraatira. Encore merci aux Polynésiens.

Le soir du 6 mai, j’ai retenu quelques messages et tiré quelques leçons.

Les Polynésiens ont choisi la continuité, la paix et la stabilité.

Les Polynésiens ont choisi l’intérêt général et le bien commun.

Les Polynésiens ont choisi le bon sens et la responsabilisation.

Les Polynésiens ont choisi le dialogue et le partenariat avec l’Etat.

Les Polynésiens ont choisi un leader qui veut travailler en équipe.

Les Polynésiens ont choisi l’honnêteté, la simplicité et l’humilité.

Enfin, les Polynésiens ont clairement choisi l’Autonomie.

Ces choix sont des valeurs que j’ai déjà faites miennes et elles guident mon action et mes décisions.

Pour notre part, le Tapura a présenté un programme complet et consistant pour cette mandature.

Nous avons centré notre campagne sur les solutions à apporter :

-         aux difficultés quotidiennes des familles,

-         aux difficultés des citoyens, en particulier ceux des archipels, face aux administrations,

-         et au renforcement du développement économique.

Vous savez que nous avons placé en premier axe de notre programme, l’amélioration de la vie quotidienne des familles et des polynésiens.

A cet égard, nous partageons tous les mêmes constats : le chômage, les problèmes de logement, l’échec scolaire, l’alcoolisme, la drogue, les violences familiales, la délinquance et la perte de repères.

Face à ces constats, nous avons proposé des actions telles que la création d’un Centre d’hébergement et de réinsertion sociale principalement destiné au SDF, avec clairement en perspective leur réinsertion. Ce centre sera construit sur le site de Raimanutea.

En totale concertation avec les communes, nous mettrons en place le couvre-feu pour les enfants et les jeunes adolescents. Nous favoriserons la construction d’établissements d’hébergement pour personnes âgées ou dépendantes. Nous soutiendrons les associations d’insertion sociale et professionnelle. Nous soutiendrons les programmes d’éducation à la parentalité. Un ministère sera spécialement dédié à ce programme.

Toujours pour soutenir les familles, nous mettrons en place le transport en commun gratuit pour les personnes handicapées, les étudiants et les demandeurs d’emploi. Nous financerons à 80 %, sous certaines conditions, les frais de permis de conduire des jeunes.

En effet, pouvoir se déplacer est un besoin fondamental que je voudrais satisfaire au mieux.

Nous favoriserons la pratique sportive grâce à des moyens financiers et matériels accrus.

La prévention sera une priorité, et nous renforcerons les actions, notamment en faveur du sport pour la santé.

Nous avons créé l’école de la seconde chance. Les premiers résultats sont déjà là. Il convient de consolider et de renforcer les dispositifs existants.

Pour nos enfants scolarisés, nous déploierons un vaste plan de modernisation et d’amélioration des conditions de vie dans les classes, les cantines et les internats, avec l’appui financier de l’Etat.

S’instruire est aussi un autre besoin fondamental auquel nous devons répondre avec toute la gravité de cet enjeu vital pour notre avenir. La réussite à l’école doit être l’objectif commun des parents et de la collectivité.  

Mes chers amis, je n’ai cité ici, que quelques-unes des mesures destinées aux familles.

En second axe de notre programme, nous engagerons la modernisation de notre pays. Dans ce processus, il y a trois idées force.

L’une concerne la nécessité de rapprocher l’administration des citoyens.

Trop de concitoyens se plaignent de la mauvaise qualité du service public.

Au travers de mes rencontres dans les archipels et même à Tahiti, j’ai entendu des griefs à propos des procédures administratives complexes voire incompréhensibles, des délais d’attente longs pour l’obtention de documents administratifs, un accueil inadapté du public.

Désormais, une simplification des démarches administratives est devenue nécessaire.

A l’image de ce qui a été amorcé par les affaires foncières, avec OTIA, et les Contributions, avec la déclaration de la TVA en ligne, la digitalisation de notre administration facilitera cette simplification.

Un meilleur accueil du public doit être satisfait. Une administration moderne et efficace est devenue une exigence incontournable formulée par les citoyens.

La seconde idée force qui touche à notre modernisation, concerne la transition énergétique et environnementale de notre pays.

Les problématiques de changement climatique et de réchauffement de la planète nous obligent à intégrer encore plus d’énergie renouvelable dans nos modes de consommation, de mieux traiter nos déchets, et de traiter nos eaux usées. Sur ces sujets, nous travaillerons en étroit partenariat avec nos communes.

Enfin, la dernière idée force concerne la transition numérique et humaine de notre pays.

L’éclatement de notre pays sur une superficie immense de 5,5 millions de kilomètres carrés, nous oblige à trouver des solutions pour assurer la continuité en matière d’éducation, de santé, d’approvisionnement des biens et des denrées et de service public. Nous devons mettre en place des solutions adaptées à notre grand éclatement pour faire face aux problématiques de desserte et de télécommunications.

 

Le troisième grand axe de notre programme concerne notre développement et la création de la richesse économique.

Notre pays possède des atouts naturels importants et uniques. Notre culture, notre population, notre climat, notre sécurité, notre biodiversité, nos lagons, notre zone économique exclusive, nos savoir-faire en pêche industrielle et en construction navale, font partie de ces atouts réels et concrets que nous pouvons valoriser.

Ces atouts nous permettent de fonder notre création de richesses sur le tourisme et l’économie bleue, et ce d’une façon durable afin que nos générations futures puissent encore en bénéficier.  

A cet égard, nous mettrons en œuvre les conditions pour que le projet Tahitian Village du groupe maori IWI se réalise dans les meilleurs délais.

Avec une capacité de 1550 clés, ce sont plus de 350 000 touristes qui peuvent être accueillis en Polynésie avant la fin de la mandature.

Cette volonté de développement de notre tourisme s’accompagne déjà d’une politique d’ouverture du ciel polynésien avec l’arrivée de nouvelles compagnies aériennes et autres projets de desserte internationale qui se sont déjà manifestés.

De plus, la modernisation des aéroports de Faaa et de Bora est aussi devenue incontournable et vitale. Il nous faut aussi faire aboutir le projet d’aéroport de dégagement sur Rangiroa.

L’ensemble fera rapidement l’objet de discussions avec les autorités de l’Etat, avec le lancement prochain de l’appel d’offres qui désignera le futur concessionnaire.  

D’autres actions d’accompagnement touchant la culture, les visas touristiques, la légalisation des locations de type AirBnB, etc, seront aussi prévues. J’attacherai également une importance particulière au développement de la petite hôtellerie.

Pour le développement de l’économie bleue, nous sommes très heureux de l’arrivée en cette fin de mois, du président de Tahiti Nui Ocean Foods, monsieur WANG Cheng, qui devrait donner un coup d’accélérateur au chantier de la ferme aquacole de Hao.

Les travaux de terrassements ont bien avancé. TNOF devrait rapidement lancer la construction des bâtiments techniques du projet, et en particulier ceux utiles à l’écloserie.  

Pour l’économie de la mer, c’est également la multiplication des points d’escale pour navires de croisières et yachts de luxe à Tahiti et dans les archipels.

Il est également pertinent de créer un Pôle polynésien de réparation navale de dimension internationale puisque la demande et le savoir-faire local existent.

Enfin, il y a toutes les potentialités issues des biotechnologies et des ressources minérales océaniques pour lesquelles nous accorderons un intérêt certain sur ces filières d’avenir.

A cet égard, je rappelle, que les compétences de domanialité de la Polynésie française lui permettent d’explorer, d’exploiter et de valoriser toutes les ressources de la zone économique exclusive.

Aussi, avec la présence des unités de recherche telles que celles de l’IRD, du CRIOBE, de l’Université de la Polynésie française, de Berkeley, et prochainement celle de TNOF en joint-venture avec l’Université de l’Océan de Shanghai, je formule le vœu que les connaissances acquises pourront être vulgarisées au bénéfice des Polynésiens.

Enfin, nous accorderons également un vif intérêt en faveur de l’économie verte, parmi lesquelles figurent les filières de production à partir du coco et de la vanille.

Dans l’objectif d’une plus grande autonomie alimentaire, une politique volontariste d’accroissement de nos productions maraichères, vivrières et fruitières locales, sera également mise en oeuvre.   

A cet égard, le processus de soutien à la production a déjà été lancé grâce aux mesures de soutien aux investissements matériels, de sortie d’indivision, de désenclavement de nos vallées et d’aménagements fonciers.

Par ailleurs, cette nouvelle majorité et le prochain gouvernement devront également assurer la finalisation des réformes importantes engagées par le gouvernement précédent.

 

Les réformes sont indispensables pour deux raisons.

La première raison est que notre pays s’était immobilisé durant toutes les années d’instabilité.

En effet, durant toutes ces années de crise politique, nous avions le sentiment que les gouvernements en place étaient quasiment réduits à expédier les affaires courantes. La Polynésie s’est arrêtée de grandir durant près de 10 ans.

Au bout du compte, les handicaps se sont effectivement accumulés et ont pesé sur notre système économique et social.  Des milliers de familles se sont retrouvées privées d’emploi et de ressources. Voilà, à mon sens, l’origine du processus d’aggravation de la pauvreté monétaire dans notre pays.

Je reconnais ma peine et ma part de responsabilité dans ce processus, puisque j’étais parmi ceux qui, par discipline envers leur ancien parti, ont participé à tous les renversements de gouvernement perpétrés après 2004.

Le Produit Intérieur Brut de notre pays avait alors chuté de 10 points, soit plus de 50 milliards de ressources perdus durant cette période. Il fallait donc réagir, réformer et repartir à la conquête du terrain perdu.

La seconde raison est que le monde a évolué et évolue vite.

 

 Nous avons lancé des réformes urgentes

 Face aux diverses menaces provenant du changement climatique, du terrorisme, de la crise européenne, de la crise financière américaine, des conflits au Moyen Orient, le monde s’est retrouvé devant une obligation de changer et de lutter contre ces nouvelles menaces.

Nous aussi, en Polynésie française, nous sommes liés au destin du monde. Nous sommes connectés et impactés par ces grands courants qui agitent le monde.

Sur la transition énergétique, nous sommes pleinement concernés et impliqués.

Face aux crises financières subies par telle ou telle partie du monde, nous cherchons à renforcer notre autonomie économique et énergétique, afin de réduire notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur.   

Depuis trois ans, nous avons commencé à lancer ce processus de réforme.

Nous avons lancé la mise en place de plusieurs schémas directeurs, dans les secteurs de la santé, du tourisme, des transports interinsulaires, de l’éducation, de la perliculture, de la pêche, de l’indivision et du tribunal foncier, de la transition énergétique, de l’environnement et du plan numérique. Vous voyez que cela fait beaucoup de chantiers lancés, parce qu’indispensables.

 

Parmi les réformes urgentes que nous devons relever, il y a la protection sociale généralisée. Nous sommes tous conscients que, sans réforme, c’est la faillite de la caisse de retraite d’ici deux ans.

Je ne vais pas ici, m’attarder sur les causes et les responsables de cette défaillance. Je me suis investi depuis trois ans à proposer une solution, par le dialogue et la concertation.

Je regrette tout de même que certains se soient servis de ce dossier d’une manière politicienne, pour retarder la réforme et l’utiliser comme tremplin pour être élu.  

Mais, par devoir et par responsabilité, je mènerai la réforme à son terme. Des discussions reprendront rapidement et je souhaiterai que nous puissions aboutir à une proposition en septembre prochain.

Parmi d’autres réformes indispensables, nous avons également les réformes du secteur de l’énergie, de l’environnement avec les obligations de traiter les eaux usées et les déchets.

Nous avons également le code du travail, le schéma d’aménagement de la Polynésie, les Plans de prévention des risques, le code des mines, etc. Beaucoup de ces chantiers importants sont déjà en préparation.

Mes chers amis, notre majorité sera une majorité de travail, une majorité au service de l’intérêt général, une majorité qui mettra en œuvre notre programme de campagne.

Au soir du 6 mai, j’ai appelé, et j’appelle à nouveau, tous les élus, de quelque parti qu’ils soient, au rassemblement pour, ensemble, relever notre pays et travailler pour le bien commun et l’intérêt général.

Cette collaboration n’est pas incompatible avec ceux qui ont une vision institutionnelle souverainiste, comme on le sait, bien différente de la nôtre.

Travailler pour le bien-être quotidien de nos concitoyens est un élan qui devrait malgré tout, pouvoir nous rapprocher.  "

 

 

Allocution de Geffry Salmon pour le Tahoeraa pas publiable et malgré tout on y voit la mention "corrigée" "merci de ne pas tenir compte du précédent" .Nous avons failli tomber dans le panneau. Un ou une personne a glissé dans ce discours des mots vulgaires qui ne sont pas du fait de Geffry Salmon dont nous ne publions qu'une excellente analyse du vote de son ami Edouard Fritch. Cela ne se fait pas même si la personne en question en a gros sur le coeur car très habilement des mots grossiers étaient glissés un peu partout dans ce discours qu'il a fallu relire avec beaucoup d'attention faisant du tort au malheureux Geffry stupéfait.

 

Ne m’en veuillez pas, monsieur le Président, si je dis que votre élection est un vote par défaut.

Je rappelle que près de la moitié des électeurs ne s’est pas exprimée, avec 68.511 abstentionnistes, soit plus que d’électeurs qui ont voté pour vous.

L’abstention est en réalité la grande gagnante de ces élections et ce chiffre qui va croissant, d’élection en élection, doit nous interpeller tous.

Au final, sur 206.496 électeurs inscrits, le score de la majorité actuelle représente un tiers du corps électoral, comme ce fut notre cas en 2013.

Ce n’est donc pas un plébiscite, même si le Tapura Huiraatira peut s’enorgueillir d’être arrivé en tête, loin devant les autres.

Car aujourd’hui, les problèmes sont les mêmes qu’hier. Aucune solution réelle n’a été apportée à la crise de l’emploi. La misère qui gagne du terrain.

 

 

Discours d'Oscar Temaru : Vous êtes monsieur Fritch un véritable ensorceleur

Permettez-moi, en préliminaire, d’utiliser cette tribune pour remercier l’ensemble des électeurs de Polynésie qui se sont mobilisés les 22 avril et 6 mai dernier pour procéder au renouvellement des membres de notre Assemblée.

Même si les valeurs de probités et les principes moraux que défend mon parti, ne se retrouvent pas dans le choix de la majorité des électeurs qui se sont prononcés lors du dernier scrutin, nous tenons néanmoins à leur témoigner de notre profonde gratitude à l’égard des résultats obtenus au profit des élus de notre liste et à leur assurer qu’en dehors du combat politique pour plus d’équité et de justice sociale qui fait l’objet de nos préoccupations quotidiennes, nous tenons à leur affirmer que la lutte en faveur de la souveraineté de notre fenua continuera à rester la revendication majeure de notre parti.

Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Aux sorties des élections territoriales de 1986, le Tavini Huiraatira faisait, pour la première fois, son entrée au sein de cette hémicycle. Pour ceux et celles qui ne s’en rappellent pas, j’avais apporté avec moi, lors de mon intervention à la tribune de cette même assemblée, quelques pierres que j’avais ramassé dans ma Commune. Et je disais en substance, que : "ces pierres qui, au premier regard, paraissent sans importance et sans valeur, feront parler d’eux demain car ce sont de véritables pépites d’or…et que c’est sur le socle des richesses naturelles dont regorge notre fenua que nous entendons bâtir l’édifice de notre souveraineté et de notre émancipation…".

Bien entendu, mes détracteurs d’alors, n’ont pas hésité à dévoyer le contenu de mon intervention par des invectives aussi infondées que nauséeuses jusqu’à se laisser aller à la bassesse de couper le courant de notre Assemblée pour interrompre mon allocation…

Force est de constater, 32 ans plus tard, que le temps écoulé, a donné raison à mes propos.

Puisque ce bout de terre que la symbolique des pierres évoquait alors, représente aujourd’hui, non seulement, cette collectivité de plus de 5 millions de Km² qui a permis à la France d’acquérir sa souveraineté maritime mais également ce territoire où vivent quelques centaines de milliers d’habitants qui a permis à la France grâce aux essais nucléaires d’accéder non seulement à sa souveraineté militaire mais également à la tribune du Comité de sécurité de l’ONU.

Le discours prononcé en 1986 exhibait les prémices du long combat pour la réinscription de notre pays sur la liste des pays à décoloniser afin d’obtenir la reconnaissance de notre droit à l’autodétermination par la communauté internationale.

Un droit légitime et inaliénable, reconnu en premier lieu par l’état français, signataire de la charte des nations Unies. Un droit universel et imprescriptible que défend aujourd’hui nos amis de la Kanaky où aura lieu en novembre prochain, le référendum d’autodétermination.
Un droit que même le peuple de la catalogne revendique vis-à-vis de l’état espagnol.

D’ailleurs, comme je l’ai rappelé hier, nous avons commémoré le 5e anniversaire de la réinscription de notre fenua sur la liste des pays à décoloniser. Ainsi, par cette résolution onusienne du 17 mai 2013, c’est la communauté internationale toute entière qui a reconnu au peuple de Polynésie française l’exercice de son droit souverain, légitime, inaliénable et imprescriptible à l’auto-détermination. Et pourtant, la France qui se veut être « le pays du respect des droits de l’homme et des libertés » et qui véhicule fièrement et de manière très ostentatoire, les valeurs républicaines de « liberté, égalité et fraternité » continue à refuser de respecter et d’appliquer cet engagement de la communauté internationale. Un engagement qui aurait permis depuis 5 années maintenant de faire avancer sous l’égide de l’ONU, le dialogue bilatéral en faveur de la décolonisation de notre fenua, de l’accession de notre fenua à la véritable autonomie que la définition onusienne consacre par le terme de « pleine autonomie ».

 

Ces élections et votre victoire Monsieur Fritch, comme l’a rappelé le Président de notre institution hier dans son allocution, marquent la fin de 20 années d’instabilité politique dans notre pays.
Ce qui gratifie l’exercice de votre mandat de 10 années de gouvernance en terrain conquis. Une stabilité que l’UPLD aurait aimé avoir en son temps. Une stabilité que vous avez souhaitée durant la campagne électorale parce que vous êtes au pouvoir. Dommage que vous ne la souhaitiez pas lorsque l’UPLD ou le To tatau ai’a dirigeait ce Pays !

Mais à l’époque vous n’étiez que le fidèle lieutenant d’un homme qui voulait régner sans partage. Vous êtes allez à bonne école paraît-il. Heureusement qu’à la fin de cette mandature, comme le veut la loi, vous n’aurez plus la possibilité de vous représenter. Ceci évitera que vous finissiez comme votre mentor, accroché au pouvoir.

Vous avez déclaré au lendemain de votre victoire vouloir préparer votre relève dans deux ans. Nous espérons qu’à ce moment-là, nous ne revivrons pas une énième instabilité à cause de la démesure de certains appétits. Car nous le savons tous, si au Tavini nous souhaitons avoir le pouvoir pour libérer et développer notre pays afin qu’il devienne pleinement indépendant, chez les vôtres, seul le pouvoir pour le pouvoir compte.

Aujourd’hui, nous allons repartir pour 5 nouvelles années de gouvernance autonomistes aux quelles faudra-t-il rajouter, les 30 dernières années de gouvernance autonomistes, pour un bilan quelque peu, peu reluisant :
- 50 % de la population de Tahiti et de Moorea vivent en dessous du seuil de pauvreté ;
- 45 000 chômeurs recensés ;
- Une balance commerciale démesurément déficitaire pour un pays qui regorge de ressources.
La faute à une politique d’assistanat menée depuis plus de 30 ans qui a fait du polynésien, un assisté au lieu de le rendre responsable, entreprenant, acteur de l’édification de son pays ;
- Plus de 40% d’illettrismes lié au résultat de la mise en place d’un système éducatif calqué sur celui de la France qui n’est pourtant que 26ème au classement PISA qui classifie les différents systèmes éducatifs au monde.

Un système éducatif qu’il est important et urgent de revoir afin qu’il réponde aux attentes et aux spécificités polynésiennes.
Pour synthétiser, en plus de 30 ans de gouvernance, vous avez transformé notre beau pays, accueillant, rempli de vertu, de valeurs et de courage en un pays ancré désespérément dans une détresse sociale, acculturé, malade et assisté.
Vous avez tellement bouleversé les mentalités, qu’on en arrive aujourd’hui à plébisciter et voter pour des personnes qui, non seulement ont sabordé ce pays, mais qui plus est, sont bien connus des palais de justice.
Il n’y a pas à dire, sur le plan de l’ensorcèlement, vous avez été très fort.
En effet, vous avez ensorcelé tout le monde, c’est la seule explication.
Car j’ai en effet beaucoup de mal à croire que notre peuple, si profondément religieux, puisse voter consciemment pour des personnes qui ne respectent pas les 10 commandements, pire, qui ont même commis les 7 péchés capitaux.
Bien sûr vous répondrez que vous êtes aux manettes depuis seulement 2014, mais ne l’oubliez pas M. Fritch, vous avez fait partie de tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 1984 et que même si, à l’époque ou durant cette période, vous n’étiez pas encore président, vous ne pouvez nier à l’évidence, que ceci fait tout de même partie de votre héritage.

 

Bien sûr, la solution autonomiste depuis 30 ans pour booster l’économie a été d’entreprendre des chantiers publics pour créer non pas de l’emploi durable, mais précaire, pour faire des routes à tout va, pour faire des ponts en veux-tu, en voilà, des carrefour, transformés en ronds point avant de les retransformer en carrefour puis de nouveau en rond-point, auquel on rajoute une belle passerelle et j’en passe, bref... une urbanisation anarchique sans vision à long terme.

Vous proposez la construction d’un village Tahitien, qui, soit dit en passant, en voyant les croquis, n’a rien de Tahitien mais où on constate de manière délictuelle, que l’invitation qui a été faite à votre gouvernement aux Samoa en avril 2016 par ces investisseurs, porte aujourd’hui ses fruits…
Nous avons eu des suspicions sur l’accord passé avec des hawaiien pour le Mahana Beach par votre prédécesseur, permettez-nous d’en avoir d’autres pour ce marché que vous allez bientôt signer…
Vous allez continuer la construction de nombreux logements sociaux sur les terres domaniales du pays, alors que ces mêmes terres pourraient servir à développer l’agriculture locale, que défend aujourd’hui votre ministre de l’agriculture M. Tearii Alpha, après pourtant avoir défendu l’importance de la construction de logement sociaux sur Faa’a, qui demandait la rétrocession de ces terres pour les agriculteurs de la commune.
Des logements sociaux irréfléchis où on installe des pêcheurs qui vivent pourtant du produit de leur pêche, en montagne pour se demander ensuite pourquoi ils ne peuvent pas payer leurs loyers, sans se soucier des problématiques annexes qui en découlent, comme le transport ou encore l’accueil des enfants dans les écoles environnantes déjà surchargées.
Malgré votre satisfaction à pouvoir annoncer sans cesse la construction de logements sociaux, je tiens à vous signaler qu’avoir autant de logements sociaux dans un pays n’est pas un signe de bonne santé, surtout quand on vise une cohésion sociale renforcée et un développement touristique de luxe !
Permettez-moi de vous suggérer qu’au Tavini nous proposons la mise en place de logements agricoles dont le principe est d’avoir sur une parcelle, une surface habitable et une surface cultivable, ceci permettant au bénéficiaire d’avoir la possibilité de vendre ses produits pour payer son loyer.

Une terre, une maison, un travail ! C’est tout ce que le peuple a besoin pour avoir un début de dignité.
Une terre ! Est-ce possible d’en avoir une de nos jours vu les prix appliqués dans un marché immobilier totalement incontrôlé ?
Une maison ! Est-ce possible de nos jours d’avoir une maison sans avoir la corde au cou à la fin du mois et de nous retrouver devant la commission de surendettement ?
Un travail ! Vous avez fait appel aux entreprises de ce pays, au soir des élections, pour qu’ils jouent le jeu en embauchant notamment des jeunes. Au Tavini nous aurions souhaité que vous précisiez, « des jeunes Polynésiens ».
Je vous rappelle à cet effet qu’avec plusieurs de vos partenaires autonomistes assis au sein de cet hémicycle, vous aviez voté aussi en faveur de la protection de l’emploi local proposée par l’UPLD en 2009 et immédiatement rejeté par l’État français que vous continuez à aduler.
Je vous rappelle encore que depuis 2016, notre collègue Richard Tuheiava vous a proposé un nouveau texte sur la protection de l’emploi local salarié. Force est de constater à ce jour, que ce texte semble s’être perdu dans les méandres des tuyaux des commissions gérées par votre majorité. Quand allons-nous enfin prendre un texte protecteur de l’emploi local ?
Pour booster l’économie et la création d’emploi, le Tavini, vous propose la construction d’un aéroport international aux marquises qui, de par sa proximité avec le continent Américain, pourrait nous permettre de toucher de nouveaux marchés, de développer le secteur touristique, agricole et aquacole, créer de l’emploi et redynamiser la vie dans les archipels, chose que vous avez complètement détruit par votre politique concentrée exclusivement sur Tahiti durant ces 40 dernières années.
Nous, nous voulons développer les archipels, alors que vous, vous préférez construire des îles flottantes alors que de vraies îles existent déjà et demandent qu’à se développer.

Votre seul projet de développement dans les archipels, se trouve à Hao, avec une immense ferme aquacole qui va détruire le lagon déjà bien endommagé suite aux expérimentations nucléaires. Alors que lors de la négociation menée par nous en 2012 avec le même promoteur, il était question d’un projet d’élevage aquacole mené à l’extérieur du lagon.
C’est à croire que les républicains que vous êtes, avez une dent contre les Tuamotu ! Makatea, Moruroa et maintenant Hao….
Et pourtant, lors de ces élections, vous avez fait un sacré score aux Tuamotu.
Aux vus de tout cela, il serait intéressant de faire une étude afin de voir si le syndrome de Stockholm n’est pas une maladie radio induite.
Et je pense que même les chinois sont touchés par cette maladie, vu comment aujourd’hui ils vous adorent alors que vous aviez pestiférés contre eux en 2013 lorsqu’ils s’étaient rapprochés de mon gouvernement pour discuter de ce projet. À l’époque vous m’aviez même accusé de vouloir vendre notre Pays aux chinois.

 

Décidément M. Fritch, vous êtes un véritable ensorceleur.


Malheureusement notre pays n’a pas besoin d’être ensorcelé, il a besoin de se libérer, de se développer, de prendre son envol.
Le peuple Polynésien a besoin de retrouver sa fierté, sa dignité, de connaître son histoire que vous avez, avec la complicité de l’état, caché délibérément.
Vous apprenez à nos enfants que c’est Samuel Wallis qui a découvert notre pays alors que nos tupuna étaient ici depuis plus de 300 ans, qu’ils avaient parcouru le monde en pirogue.
Vous refusez de leur apprendre comment notre Pays a été annexé, comment nos tupuna se sont battus et ont été tués pour la préservation de leur identité maohi.

Vous refusez de leur apprendre comment et pourquoi notre pays a été retiré de la liste des pays à décoloniser, afin de laisser l’état français installer son centre d’expérimentation nucléaire, que vous avez défendu et soutenu comme étant une bombe propre avant de jouer les victimes d’un complot.
Vous persistez depuis 2017 dans une manoeuvre de désinscription de notre fenua de la liste des pays et territoires à décoloniser après que l’UPLD ait réussi l’exploit d’avoir réinscrit Maohi Nui le 17 mai 2013 afin de défendre et protéger les ressources de notre fenua qui constituera l’héritage que nous allons léguer demain à nos enfants et nos petits-enfants.
À ce propos, nous tenons à remercier et féliciter l’association Moruroa et Tatou et ses adhérents, ainsi que l’association 193, pour leurs luttes contre la reconnaissance du fait nucléaire.
Nous remercions également la compagnie du Caméléon, pour la mise en scène du spectacle les champignons de Paris, qui ont permis à de nombreuses personnes, notamment les jeunes, de découvrir un bout important de l’histoire de notre pays.

 

Pour le bien de son développement, notre pays a besoin de produire, et en vous opposant depuis plus de 30 ans au développement du secteur primaire, vous pénalisez l’avenir de notre pays et l’avenir de sa population.
Vous aviez retiré les 6 milliards de francs prévu en 2013 par mon gouvernement pour le développement de ce secteur. Vous ne faites pas du secteur primaire un domaine de réussite scolaire et sociale envers les jeunes notamment en quête d’emploi durable.
Vous présentez le secteur primaire comme un secteur réservé à ceux qui sont en échec scolaire ou social au lieu de le présenter comme une voie de réussite.

Vous oubliez que les plus grandes fortunes du monde le sont grâce au secteur primaire et notamment agroalimentaire, tout comme vous oubliez l’importance des enseignements des langues étrangères.
A l’heure où la mondialisation et les technologies permettent des connexions et des rencontres plus faciles avec le monde extérieur, il est dommage que nos enfants, qui doivent déjà faire face à l’éloignement et aux difficultés sociales, doivent aussi faire face à la barrière des langues, faute d’un système éducatif performant où on devrait enseigner les langues dès la maternelle, notamment le reo Tahiti, Paumotu, maareva, enata en plus de l’anglais et pourquoi pas le mandarin.
M. Fritch, vous serez certainement reconduit dans vos fonctions de président du pays. Soyez en digne, soyez ambitieux pour ce pays, notre pays, notre jeunesse.
Arrêtez de vous enclaver dans ce chemin Papeete-Paris !
Ouvrez-vous sur le monde, orientez notre jeunesse vers le monde, vers le pacifique.
Il n’y a pas que Paris dans le monde, il n’y a pas que la France, il y a tout une communauté internationale, tout un grand, un immense village pour éduquer notre jeunesse, pour servir l’avenir.
Au fond de nous, nous sommes certains qu’un jour vous comprendrez notre démarche.
L’histoire l’a démontré.
Vous aviez traité Oscar Temaru de fou lorsqu’il proposait la création d’une compagnie aérienne locale. Vous avez ensuite créé Air Tahiti Nui.
Vous aviez traité Oscar Temaru de terroriste, lorsqu’il s’était opposé aux essais nucléaires avant de défendre et réclamer récemment justice.
Vous vous étiez éperdument opposé à ma volonté d’intégrer le forum du Pacifique avant de revenir grand vainqueur avec le statut de membre à part entière du Pays.

Vous vous êtes offusqué des interventions intempestives et très critiques du Tavini à l’ONU avant d’y vous rendre vous aussi pour servir de contre écho au vrai partenaire de ce dialogue qui refuse ostensiblement de siéger en pratiquant la politique de la chaise vide.
Vous ne vous êtes jamais fait à l’idée que ce pays puisse un jour devenir indépendant et pourtant, il n’y a pas si longtemps de cela, lorsque vous étiez toujours au Tahoeraa Huiraatira vous avez été m’a-t-on dit un des artisans et ardents défenseurs du projet de pays associés.
Nous y arrivons, M. Fritch. Tout doucement mais sûrement nous y arrivons.
Et nous y arriverons tous ensemble, à mener notre Pays à sa pleine souveraineté.
Et nous le ferons dans la paix. Car le polynésien est un peuple de paix.
Et que vous soyez Tapura, Tahoeraa et nous Tavini, nous sommes avant tout un seul et même peuple, le peuple polynésien, le peuple maohi.
Et ce pays s’appellera bientôt Te Hau Amui no Maohi Nui.

 

(ndlr c'est ce que prédit Oscar Temaru à chaque grande élection)

 

 

Jeudi 17 Mai 2018

 

             

Le doyen d'âge au perchoir Jacquie Graffe

 

 

 

Editorial

 

Coucou revoilà l'incarnation du célèbre To Tatou Ai'a, le président zen, mais qui n'en fait qu'à sa tête, Gaston Tong Sang !

Par bonté d'âme nous allons zapper sur le démarrage de cette séance de l'Assemblée de Polynésie  qui n'offre d'intérêt que pour le cheminement administratif de l'institution. Présidée par le doyen d'âge Jacquie Graffe, toujours alerte,l'Assemblée traditionnelle dans ces moments sages nous a permis de supporter la litanie des 57 appels comme à l'école. Aucun absent. Le moment attendu est enfin arrivé et bien que le nom de Gaston Tong Sang ait circulé ces derniers jours, nous avons eu la confirmation qu'il était bien le candidat du Tapura depuis la veille.

C'est donc l'ancien président du gouvernement élu en 2006, démit en 2007   par une motion de défiance ( c'est moins douloureux qu'une motion de censure) qui remplacera le président sortant Marcel Tuihani. Tout aussi zen d'ailleurs et plus encore peut-être, qui a  mouillé sa chemise pour orchestrer jusqu'au dernier moment la première récompense du Tapura, celle de voir un des siens devenir président de l'Assemblée.

Trente huit représentants Tapura. Trente huit votes sur 57 en faveur du maire de Bora Bora, 8 blancs et 11 pour Teura Iriti du  Tahoeraa. Des embrassades entre tous les représentants, de gauche à droite et de droite à gauche heureusement sans mettre la main sur le coeur. Aucun Tapura n'a manqué à l'appel et c'est comme un seul homme, tous bien disciplinés que les représentants nouveaux et anciens du parti "d'Edouard le rouge" ( après tout il y a bien en France le célèbre soixante huitard, Dany le rouge ainsi surnommé par les médias !) que GTS "iti",selon le slogan de ses présidences passées, a été élu président de l'Assemblée.

La candidate, pour la forme Teura iriti a donc obtenu 11 voix. Celles de son parti. Quant à Oscar Temaru ( 9 bulletins "blanc")toujours aussi facétieux, il n'a pas manqué à la fin de la séance d'attraper son micro, non pas pour féliciter le nouveau président au perchoir, mais pour lui lancer une flèche enflammée en regardant à la cantonade  mais plus visiblement  la presse: "Mesdames et Messieurs des médias, allez interviewer les juges qui sont en face et demandez leur quel effet ça leur fait d'être en face d'un Président condamné". Le problème c'est qu'ils sont tous, plus ou moins condamnés !  Certains magistrats présents, dont Jean Yves le Tallec président du tribunal administratif, ont suivi avec attention le déroulement de la séance  ainsi que la dernière salve du président du Tavini qui a réussi à bousculer, la caste, une fois encore, avec bonheur en se payant le luxe  d'aller brandir le drapeau de l'ONU sous le nez du  représentant de l'Etat ( HC absent) en lui rappelant, vrai ou faux, que la date du 17 mai était celle qui a marqué dans le marbre la volonté de l'ONU de décoloniser la Polynésie !!!.

Bref cette élection manquait de ferveur, des clans au sein de la majorité commencent à se former et fanfaronnent, Rony Tumahai le maire de Punaauia n'avait pas l'air heureux, plus que ça, et Temaru se radicalise ! A demain.

Demain justement deux candidats vont se présenter dans l'hémicycle avant l'élection du président du Pays, non pas pour se faire élire, ils savent qu'ils n'ont aucune chance de l'être, mais pour avoir la possibilité de faire un discours dans lequel ils exprimeront les péripéties de l'évolution actuelle. Ce sera la "Polynésie silencieuse" qui fera un boucan de tous les diables avec Oscar Temaru du Tavini et Geffry Salmon du Tahoeraa !

 

Vive l'ONU, le combat continue...

                                                                                                  Baiser au condamné !

 

 

 

Sans rancune !

 

 

 

 

Relevons également que Gaston Tong Sang 'ancien président du pays par trois fois de 2006  à 2011 a dirigé des présidences semées de turbulences , de motions de défiances, de cabales etc..Il a toujours été détrôné par une grande partie de ceux qui l'ont élu aujourd'hui !!!

Exemple paradoxal de la vie politique chaotique et surprenante d'un petit pays exotique. GTS a déclaré vouloir être "le serviteur des serviteurs". Nous doutons qu'il sache ouvertement contrôler l'action du gouvernement futur, de son  président  et de son parti le Tapura. Un rôle dont il est pourtant chargé en priorité selon le statut de l'Assemblée..

 

Complices !

 

 

 

 

 Aujourd'hui, Il y a trop de voitures, trop de scooters, trop de travaux, trop de voyous ( lire l'édito de la Dépêche) dans cette capitale qui ressemble à tout sauf à une capitale. Et puis pourquoi faire tout d'un coup tous ces travaux au lieu de les avoir échelonnés depuis des mois, d'autant qu'ils durent.... !? C'est absolument terrifiant. Les citoyens n'osent plus marcher à pied à cause des garçons qui leur jettent de mauvais regards, les femmes serrent leurs sacs sous le bras, on ne prend plus sa voiture à cause des bouchons et des scooters qui vous doublent dans tous les sens, à croire que les responsables de ce chaos sont tombés sur la tête. Remarquez il aura fallu trois ans au Tapura pour faire l'éclairage de la RDO, le trottoir pour les piétons et que dire du pont de Punaauia qui n'est qu'un provisoire qui dure lui aussi comme il se doit ! Mais Oscar Temaru n'est pas tout blanc non plus, on se souvient de l'histoire du "Rockland hotel "en Nouvelle Zélande et de ses emplois cabinets fictifs en 2012. Mais lui ,c'est vrai, n'est pas condamné !

additif qui tombe à pic !

Le ministre de l’Equipement et des transports intérieurs informe les usagers de la route que la direction de l’équipement prévoit la fermeture partielle d’une voie de circulation dans chaque sens de circulation dans le cadre du diagnostic solidité de la passerelle piétonne du supermarché Carrefour sur la RT1 sur la commune de Punaauia le vendredi 25 mai de 8h30 à 10h30.

Une attention toute particulière sera requise de la part des automobilistes et usagers pour suivre les indications de circulation qui seront imposées par la signalisation provisoire aux abords de ce chantier. Fermeture d’une voie de circulation sens Papeete/Punaauia de 8h30 à 9h30, puis fermeture d’une voie de circulation sens Punaauia/Papeete de 9h30 à 10h30. Et hop quelques bouchons supplémentaires en perspective.

 

 

 

 

Quelques questions à Sandra Levi-Agami dont l'absence fera un vide dans l'hémicycle.

1/ En n’étant pas très bien placée sur la liste du Tahoeraa vous avez été écartée de l’Assemblée où vous aviez remarquablement bien travaillé ce qui a fait dire à vos collègues : « c’est pour nous une grande perte ». Une reconnaissance en quelque sorte. Vous étiez représentante depuis combien de temps ?

Si c’est en effet ce que pensent mes collègues de moi, je les en remercie.
Mon expérience à l’Assemblée de la Polynésie française au cœur du système législatif m’a permis de faire évoluer le droit positif polynésien. Elue depuis 10 ans, j’ai pu constater que les procédures de rédaction et d’adoption des lois pouvaient être très longues et que sur certains sujets les mentalités avaient peine à évoluer, bloquant de facto l’adoption de certains textes.
Je suis satisfaite du travail accompli avec mon équipe. J’ai pu notamment faire avancer les droits des femmes à travers les textes sur le harcèlement moral et sexuel sur le lieu de travail. Celui portant protection de la résidence principale de l’entrepreneur individuel ou encore celui portant réglementation de la profession de comptable sont des textes dont j’ai eu l’initiative. Mon seul regret est que le texte sur le PACS n’ait pu être voté faute de majorité favorable.
En 10 ans à l’Assemblée, j’ai siégé 7 ans sur les bancs de l’opposition. Malgré tout, ces dix dernières années, j’ai pu accompagner près de 10 000 polynésiens à l’occasion de rendez-vous au bureau ou à domicile. Ce contact avec les gens, et le fait de pouvoir les aider a été vraiment ce que j’ai préféré faire durant ces années au service du Pays.



2/ Gaston Flosse vous a-t-il fait ses condoléances pour  avoir perdu une pièce maîtresse dans l'hémicycle ?

C’était ma 3ème élection territoriale, croyez bien qu’en acceptant d’être 5ème sur la liste de la section 1, j’étais consciente que je renonçais à siéger dans l’opposition en cas de défaite. J’ai fait ce choix, Gaston Flosse m’a fait une proposition que je pouvais refuser. Je ne l’ai pas fait.
Mon objectif était sincèrement de siéger dans un groupe majoritaire qui puisse être porteur de projets concrets pour notre Pays. Je ne souhaitais pas me contenter de siéger dans l’opposition.



3/ Que regretterez-vous le plus: De ne plus faire partie des représentants? Ou de ne plus participer aux travaux de l'assemblée?

Dans la vie, il faut toujours aller de l'avant.
J’ai la chance d’avoir été inspirée par des femmes exceptionnelles, ma mère et ma grand-mère. Elles n’ont cessé de me pousser depuis mon plus jeune âge à me dépasser, à travailler et faire en sorte d’être totalement autonome et de ne dépendre de personne. C’est tout naturellement, qu’après mes études de droit j’ai passé des concours d’Etat que j’ai réussis. Mon choix s’est alors porté vers le Ministère de la Justice et plus particulièrement vers l’administration pénitentiaire. Au départ, je souhaitais intégrer le corps des Magistrats, mais quand j’ai compris que je ne pourrai plus revenir en Polynésie française, je me suis spécialisée en gestion budgétaire et financière.
Avant même de faire de la politique, j’avais donc assuré ma carrière professionnelle. Etre représentante à l’Assemblée de la Polynésie française a été une étape importante dans ma vie, tout comme être Directeur de Cabinet d’un Ministre entre 2002 et 2004 a été une autre étape très intéressante pour comprendre les rouages de nos institutions.



4/ Et maintenant ? Allez-vous vous diriger vers votre ancien métier, la pénitentiaire ?

Je remercie tous ceux qui ont voté pour nous, tous ceux qui m’ont toujours soutenu. En particulier, mes équipes de Mahina, mes sociopro et tous mes soutiens de Papeete et plus globalement de la section 1. Ce fut une campagne particulière car, élue à l’Assemblée je continuais à préparer les interventions du groupe, intervenais auprès des médias, gérais les sociopro, aidais à mobiliser nos militants de Mahina avec le soutien sans faille d’Emile VERNAUDON,et ai intégré les équipes de Papeete aux cotés de Kaiva FLOSSE et de Donald CRAWFORD, deux personnes exceptionnelles que j’ai appris à connaître ces 6 derniers mois.
Quelle campagne !!! Je me suis donnée à fond, mais nous avons été moins convaincants que ceux qui ont remporté les élections.
Mon mandat prenant fin, je reprends le cours de ma vie professionnelle au sein de mon administration d’origine. Mais cela ne m’empêchera cependant pas d’intervenir dans la vie politique locale et d’apporter mes idées au service de notre fenua. J’ai perdu mon siège mais pas mes convictions !



5/ Aurez-vous besoin de vous remettre dans le bain ?

Au sein de l’administration d’Etat, les process de gestion et de contrôle financiers ont fait un bon énorme ces 10 dernières années… Tous les documents sont numérisés et les services de l’Etat travaillent tous avec des logiciels spécifiques que je vais devoir maîtriser pour accomplir pleinement les missions d’encadrement qui me seront confiées.



6/ Que pensez-vous du score si important du Tapura car quand on demande pourquoi avoir voté pour le Tapura, les électeurs ne savent pas quoi répondre ! Enfin une catégorie de petits travailleurs polynésiens.


L’important dans toute élection c’est de gagner et d’utiliser cette victoire pour faire avancer le Pays ! Nous devons respecter le vote des polynésiens, la démocratie s’est exprimée ! Croisons les doigts pour que les mesures annoncées se réalisent rapidement dans l’intérêt de tous ! Et pour avoir vu le Papeete miséreux, je peux vous assurer qu’il y a urgence !



7/ Edouard Fritch a promis de mettre plus de femmes dans son gouvernement, vous qui êtes féministe vous devez être satisfaite ?

A quand la parité stricte dans le Gouvernement ? Peut-être quand une femme sera Présidente !
 


8/ Si vous partez vous reposer, prendrez-vous French Bee qui a récemment commencé ses vols ?

J’ai beaucoup à faire à la maison depuis que je reprends un rythme de vie « normal ». Je suis ravie que le ciel polynésien s’ouvre un peu plus à la concurrence ! ndlr (vous faites du Temaru, vous ne répondez pas à la question !)



9/ Que pensez-vous de la situation actuelle du Pays ?

Tout a été dit durant les élections. Le plus important maintenant c’est ce que va faire le nouveau gouvernement avec une majorité absolue à sa disposition. Nous sommes tous en attente d’actions concrètes impactant positivement le quotidien de chacun.



10/ Moetai Brotherson a parlé d’un pouvoir hégémonique , vous pensez la même chose ?

Le système institutionnel actuel est peu différent de celui en vigueur durant la présidence d’Oscar Temaru en 2004 qui avait tous pouvoirs et qui pourtant n’a rien produit de concret. On ne peut par conséquent que s’étonner de cette remarque déplacée de Moetai Brotherson ! (ndlr il fait un constat !)



11/ Des ombres au tableau cependant avec l’étude de la réforme de la PSG en juin

En votant Tapura, les polynésiens ont validé la réforme FRITCH de la PSG ! Nous ne pouvons que respecter ce choix, que nous allons désormais devoir assumer.
 


12. Sur ce même sujet, êtes-vous favorable à la méthode de réflexion globale proposée par les syndicats et le Tahoeraa ?

Je suis démocrate. Les urnes ont parlé. C’est la méthode FRITCH qui a été validée par les polynésiens.




 

 

Mercredi 16 mai 2018

Mai 1968 : les jeunes sont dans la rue

Mai 2018 : les retraités sont dans la rue, ce sont les mêmes !!!

Editorial

Son dernier jour...

Non je vous rassure il n'est pas stressé à mort, notre président sortant à l'Assemblée, Marcel Tuihani dit " Tutu" pour les intimes. Il est au contraire en pleine forme pour rejoindre son ancienne administration l'OPT, à laquelle il vient de faire une demande de réintégration. Le directeur général de  cette lourde machine, pas facile à gérer tant parfois les ego se catapultent, Jean François Martin, ne devrait pas manquer de lui proposer  le service qui correspond à ses qualifications, les télécommunications. Il ne fera donc pas partie des chômeurs du pays comme certains qui, en perdant leurs fonctions politiques, n'ont pas de point de chute.  Vous remarquerez comme moi toutefois, que l'on a rarement vu un ancien ministre, ou un président, pointer au chômage !  (d'autant plus qu'il n'y a pas de caisse de chômage en Polynésie)

 Marcel Tuihani est donc droit dans ses bottes, une ligne à faire pâlir d'envie Teva Rohfritsch, un discours sans fausses notes. Il lui a fallu apprendre son nouveau métier quand Gaston Flosse l'a propulsé au perchoir de l'Assemblée. Les réformes  qu'il a enclenchées n'étaient pas faciles. Il l'a fait. Et il a apporté son soutien législatif en véritable partenaire à l'exécutif. Il dit lui-même : il ne s'agit pas d'être "gentil" mais d'être juste". C'est ce que j'ai essayé de faire pendant toute la législature en évitant les mines et la perversion politique. J'ai beaucoup appris." Il a deux ans pour se préparer à son prochain rendez-vous qui sera une lutte sans merci avec l'actuel maire de Papeete,qui ne devait pas se représenter et puis, une fois bien pesé, ce personnage ficelé dans des amalgames politiques douteux, au plan de la sincérité, comme beaucoup en Polynésie, a choisi le plus facile : rester.

En écoutant Europe I ce matin qui égrenait avec placidité les moeurs qui endeuillent la France : meurtres,agressions sexuelles, escroqueries, disparitions, attaques terroristes, je me disais que je comprenais pourquoi les magistrats faisaient leur vie généralement en Polynésie, sauf à obtenir une belle promotion. Les juges en métropole n'ont pas la vie facile et les dossiers s'empilent sur leurs bureaux. Nous avons Pageau, ils ont Cahuzac. Deux grosses affaires qui font jaser la presse notamment sur la dernière concernant la décision de justice qui épargne à Cahuzac la prison.

 Rebond politique aussi avec l'opinion et sa servante maîtresse, la presse et son énorme arroi de télés, Internet et autres blogs ou sites journalistiques pour les "low cost". Une armada médiatique qui porte l'opinion, l'exprime et la modèle par le biais d'un transfert d'influences au sein de la société. Mais en Polynésie, la presse en général n'est même pas un avatar de la société, ni une émancipation de la vox populi. Mais juste la sienne, en tenant compte de ne pas contrecarrer celle de l'opinion . Sauf de rares exceptions.

Alors, l'allure, le ton s'adapte au pathos émotionnel. Les hommes politiques commencent à savoir qu'il faut séduire d'abord par l'apparence et ce n'est pas pour rien qu'Oscar Temaru lance sa "naturopathie, jeûne thérapeutique" pour faire maigrir un "pouvoir" ayant une forte tendance à s'empâter. et le reste suit ou demeure tel quel.. Gaston Flosse a 86 ans surveille toujours son poids et ce qu'il mange en y ajoutant des séances de gymnastique. Oui! oui ! Croix de bois, croix de fer....

 

Gaston Flosse redevient instituteur

Pendant ce temps ne croyez pas le Tahoeraa endormi , ce n'est pas le genre de son président. Il fait donc bûcher ses neuf nouveaux représentants et même les deux anciens sur le statut actuel et les compétences de l'Etat, ainsi que le règlement intérieur. Il est sans pitié, pose des questions pour savoir si les uns et les autres ont retenu leur leçon. Il ne veut pas qu'on dise que ses représentants n'ont aucune connaissance de l'institution dans laquelle ils ont été élus.

Les sucettes du pouvoir sont infinies car pour faire plaisir à ceux quoi voulaient être président de l'Assemblée et qui ne le seront pas Edouard Fritchl peut offrir: la présidence de la commission permanente, la vice présidence, et les présidents de commissions. pas mal quand même !

 

Extrait du conseil des ministres

Attribution d’aides financières pour les entreprises

Dans le cadre de son plan de relance de l’économie, le Pays a instauré deux dispositifs d’aide. Le premier porte sur une aide à l’équipement des petites entreprises (AEPE) afin de les accompagner dans leur projet de création ou de développement d’activité. Le second instaure une aide pour la création et la revitalisation des petits commerces et des restaurants (APCR) afin de les accompagner dans leur projet d’amélioration de l’attractivité de leurs points de vente ou de restauration en Polynésie française.

Afin d’accompagner une société sollicitant l’une des deux aides, le Conseil des ministres a autorisé l’attribution d’une aide financière pour un montant d’environ 2 000 000 Fcfp.




Subvention au profit de l’Office Polynésien de l’Habitat pour le financement de l’opération de sécurisation des lotissements

Le ministre du Logement a présenté en Conseil des ministres, une proposition d’octroi d’une subvention d'investissement d’un montant de 200 millions Fcfp, en faveur de l’Office Polynésien de l’Habitat (OPH) pour financer l’opération de sécurisation de plusieurs lotissements lui appartenant.
Pour mener à bien ces réhabilitations, l’OPH réalisera, d’une part, une mission d’audit de sécurisation dans 20 lotissements situés dans les communes de Mahina, Pirae, Papeete, Faa’a et Punaauia et, d’autre part, des travaux de confortement des talus dans 5 lotissements situés dans les communes de Pirae, Papara et Faa’a. Le coût de cette opération est financé à 100% par le Pays et sa durée prévisionnelle est de 24 mois.



Subvention en investissement au profit de l’Office Polynésien de l’Habitat pour le financement de l’opération Titioro Iti

Le ministre du logement a présenté, en Conseil des ministres, une proposition d’octroi d’une subvention d'investissement en faveur de l’Office Polynésien de l’Habitat pour financer l’achat de parcelles totalisant une superficie de 3050 m², situées à l’entrée de la vallée de Titioro, dans la commune de Papeete.
L’Office Polynésien de l’Habitat envisage de réaliser sur ces parcelles un programme de 24 logements en collectif. Les études déjà réalisées font apparaître une capacité de construction d’un tel immeuble collectif (R+5).
L’acquisition de ce terrain se fera dans la limite des évaluations validées par la commission des domaines du Pays et tient compte également des études réalisées (faisabilité, géotechnique et topographie) et des aménagements effectués sur le terrain (terrassement et protection des talus).
Le coût total de cette acquisition est estimé à la hauteur de la subvention (83 403 182 Fcfp). L’OPH lancera, dès acquisition, la consultation pour le recrutement de la maîtrise d’œuvre et la définition d’un avant-projet sommaire d’ici la fin 2018

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Attribution d’une subvention d’investissement en faveur de l’association « Vaitamae »


Dans le cadre de l’appel à projets lancé en décembre 2017 en faveur des associations de protection de l’environnement, le président de l’association « Vaitamae », Ririfatu Fatitiri, a sollicité l’aide financière du Pays pour mener une opération de préservation du Koteuteu, martin chasseur de l'atoll de Niau (commune de Fakarava).
L’association travaille depuis plusieurs années avec la Direction de l'environnement en tant qu’association référente de Niau pour la gestion de la réserve de biosphère de la commune de Fakarava. Le projet consiste en l’acquisition d’un broyeur de déchets verts d'une puissance de 18 cv, pour favoriser des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement en lieu et place de l'écobuage actuellement pratiqué sous cocoteraie. Le broyage des déchets issus de la cocoteraie permettra d'une part, d'enrichir les sols en amendement organique, et d'autre part de préserver les nids d'oiseaux et la biodiversité des cocoteraies.
Afin de soutenir ce projet, le Conseil des ministres a octroyé une subvention d’investissement d’un montant de 1 576 192 Fcfp en faveur de l’association, ce montant correspondant à 84 % des dépenses prévisionnelles globales de l’opération.



La guerre commerciale aura bien lieu.

French Bee annonce une croissance de 20%. Le couple Dubreuil/Rochet ne " devrait pas dire ça aujourd'hui". Et faire comme le président du pays, avancer et ne rien dire pour annoncer une croissance certaine au bout d'un an. Ou pas de croissance. La clientèle est fluctuante et ATN attend un super avion. Mais la Polynésie a fait le plein de compagnies aériennes avec quatre compagnies qui vont se disputer un petit marché. Attendons de voir, c'est trop tôt pour les pronostics avantageux d'un engouement qui n'est déjà pas à la hauteur des prévisions. Mais relevons que pour les jeunes Polynésiens surtout et notamment ceux qui travaillent bien, les parents pourront leur offrir une place d'avion qui leur permettra de visiter deux pays, encore inconnus, San Francisco et la France, pour les plus chanceux.

 

Courrier

:Réflexion sur les privilèges
Un grand ancien de l’Assemblée va commodément, et comme par chance, retrouver un poste à l’OPT, comme d’autres avant lui, qui ont œuvré dans d’autres institutions accueillantes, comme la SOCREDO par exemple, et retrouvent un job dans la même maison, au terme d’un mandat politique.
Autrement dit, on les recase dans une fonction comme ‘’mise en sommeil’’, qu’on réactive pour l’heureux ‘’revenant’’ (vous me suivez !) et qui donc ne servait strictement à rien, tout cela aux frais du contribuable. C’est beau, la continuité ! TS

NB : C'est le système français ! C'est tout à fait cela en métropole aussi. Dans le privé il ne vous reste plus qu'à galérer !

 

 

Inauguration de la stèle rénovée de Bougainville Rencontre en baie d’Hitia’a      entre le B2M Bougainville et Fa’afaite

 Jeudi 17 mai 2018, la stèle rénovée de Bougainville, située à Hitia, sera dévoilée en présence d’élèves du programme « Choisis ton cap », de nombreuses autorités civiles et militaires et également de descendants du célèbre explorateur.

L’inauguration de la stèle rénovée est un événement symbolique qui rappelle la longue histoire qui lie les Forces armées et les Polynésiens. Elle est organisé à l’occasion de la traditionnelle « journée du marin » - fêtée par la Marine nationale chaque 17 mai - avec la commune d’Hitia’a O TE RA, la base navale et de nombreux partenaires.

 

Pour l’occasion, le bâtiment multi-missions « Bougainville », de retour d’opérations, sera au mouillage en baie d’Hitia’a, alors que la pirogue traditionnelle Fa’afaite termine une escale commencée le 13 mai.

 

Programme prévisionnel :

07h15              Débarquement du Commandant du B2M Bougainville

07h30              Inauguration de la stèle et plantation d’arbres par des élèves 08h30       Déplacement vers l’église

08h40              Spectacle offert par la classe de 6e1 du collège d’Hitia’a pour le départ de Fa’afaite

09h30              Moment de convivialité sur l’espace proche du port

10h00              Déplacement vers le port d’Hitia’a et début des créneaux de visite de Fa’afaite au profit des élèves présents

 

 

 

 

Première formation et remise d’insignes de fusiliers marins sur le Fenua

 

Vendredi 18 mai à 15 heures, 9 jeunes polynésiens recevront leur insigne de fusilier marin, qui sanctionne la formation qu’ils suivent depuis le mois de mars au sein de la base navale.

 

Ils seront ainsi les tout premiers à recevoir cet insigne sur le Fenua, après avoir suivi une formation dispensée par la base navale de Papeete qui a reçu, à titre expérimental, une licence de formation par délégation de l’Ecole des fusiliers marins de Lorient.

 

Cette délégation vise à permettre à de jeunes volontaires engagés d’accéder au niveau d’opérateur fusilier marin, dans le cadre du développement de filières locales de formation et de recrutement répondant notamment aux besoins de la Marine (programme Choisis ton cap). Cette licence de formation est la première accordée par l’école des fusiliers à une unité de la Marine nationale.

Les jeunes polynésiens bénéficient ainsi d’une opportunité de suivre une formation spécialisée et d’intégrer la Marine nationale sans quitter le Fenua.

 

Programme prévisionnel

14h30 Accueil des journalistes, des familles et des invités (entrée principale base navale) 15h00   Cérémonie de remise d’insignes

15h30   Fin de la cérémonie - rafraîchissements

 

 

 

Vernissage de l'exposition des peintres officiels de la Marine " 250 ans après, le marin en Polynésie"

 

Samedi 19 mai à 18h, le vernissage de l'exposition "250 ans après, le marin en Polynésie", réalisée  par deux peintres officiels de la marine, se déroulera au Cercle mixte interarmées de Tahiti (CMIT) du Taaone (Pirae).

Anne Smith et Jacques Rohaut, peintres officiels de la Marine, ont été missionnés pour séjourner à Tahiti dans le cadre des commémorations des 250 ans du passage de Louis-Antoine de Bougainville.

Ce vernissage inaugure l’exposition de la cinquantaine d'œuvres qu’ils ont réalisées durant leur séjour. Les deux peintres présenteront leur travail et l’Association des peintres officiels de la Marine que préside Jacques Rohaut.

L’exposition sera ouverte à tous du 20 mai au 7 juin 2018, de 8h à 16 heures, au CMIT du Taaone. Dans le cadre du projet « choisis ton cap », des créneaux de visite seront réservés aux lycées partenaires du programme.

Programme prévisionnel :

18h00 Accueil des invités et de la presse 18h15   Vernissage officiel de l'exposition

18h30 Présentation des peintres officiels de la Marine 18h45 Lancement officiel du concours de peinture 19h00  Rafraîchissements

20h00   Fin de soirée

 

 

 

 

 

Tout Marseille avec l'OM

 

 

Mardi 15 mai 2018

Le Tapura est en réunion à la présidence en ce moment pour choisir le candidat au perchoir. (11h.)

Cruel dilemme d'avoir à en choisir un parmi les siens: Sylvana Puhetini l'actuelle présidente du groupe Tapura à l'assemblée, Gaston Tong Sang, Philipp Schyle, John Toromona...ce sont les noms  qui circulent ce matin

Editorial

Flosse ne se présentera pas aux communales alors qu'il en avait la possibilité.

La crise dans les rapports du peuple avec les "élites" désigne deux réalités différentes.  Mais c'est toujours l'égoïsme des privilégiés qui déclenche le sécessionnisme des couches populaires dans tous les pays démocratiques, sauf en Polynésie. Le "populus" se fiche de ce qui peut lui arriver. Aucun des Polynésiens de base, piscinier, jardinier, maçon etc... interrogé n'a su me répondre. J'ai reposé la fameuse question hier en attendant que le petit génie informaticien  trouve la panne qui a pourri mon week end, les uns ont laissé tombé en rigolant" c'est  pour le rouge",d'autres "c'est pour Fritch". Ah, et pourquoi Fritch ? C'est parce que "tout le monde autour de moi voit rouge " Et en plus celui-là a de l'humour

Il est tout de même désolant de constater cette anorexie politique de la masse populaire. Si vous posez la question pour Oscar Temaru,  la réponse claire fuse : " pour l'indépendance", si vous posez la même question pour Flosse : "c'est pour ses  mesures de solidarité"mais pour Fritch, non ils ne savent pas quoi dire ! Il est évident cependant si on interroge les maires, qu'ils sauront quoi répondre !

 C'est Fritch qui a enlevé le morceau. Et quel morceau, surtout pour des gens qui ne savent pas pourquoi ils votent. Ils savent pour qui, mais pas pourquoi ! Alors j'ai perdu mon pari. L'un des jardiniers de l'entreprise que j'utilise, m'avait dit " je te parie que le rouge, gagne au premier tour!" J'avais ricané bien sûr et j'avais répondu " qu'est ce que tu paries" ? Il m'a tout de suite répondu avec un grand sourire ; "5000 Frs". OK ! Et on s'est tapé dans la main.

Je ne l'ai pas revu, l'entreprise en question ne vient qu'une fois par mois, mais hier il était là, la bouille fendue d'un grand sourire. Je lui ai dit : " je te dois 5000 Frs" Ha ! Tu t'en souviens ? Bien sûr lui ai-je répondu en lui tendant ses 5000 Frs avec quelque regrets, qui ont vite disparu dans la poche de son bermuda en me disant : A la prochaine". "Non, non je ne parie plus." lui ai-je répondu en riant.

Oscar lui, possède l'art de la pirouette, quand on lui pose une question à laquelle il ne veut pas répondre. C'est ainsi que lorsque la journaliste de la Première Caroline Fahri lui demande ce qu'il pense du reportage dans lequel on nous fait voir les grains de café qui pourrissent sur l'arbre faute d'être cueillis, alors qu'an 1960 les agriculteurs récoltaient 200 tonnes de café, et qu'on nous serine à l'oreille : " "15.000 chômeurs, c'est dur ". Tendre le bras pour cueillir les graines du café, c'est sans doute encore plus dur. Mais c'est la réponse de Temaru qu'il faut entendre : " Vous voyez c'est encore la faute des essais nucléaires et bla bla bla sur l'Etat et la France qui a changé les règles du jeu - ah bon lesquelles ?- Oscar nous dira un jour qu'un ventilateur sans pales,ce n'est pas acceptable puisqu'il ne tourne pas rond ! Ses réponses sont toujours surréalistes On se régale à l'écouter. "C'est quasiment"le mur du bit" ( un mur du bit limite la vitesse des ordinateurs) quand il répond au ou à la journaliste qui perd le fil, tant elle est stupéfaite des réponses qui n'ont rien à voir avec la question. De ce côté là, Oscar est un sacré bon spécialiste à nul autre pareil..( Nec pluribus impar).

)Or, dans ce chaos général où l'imprévu des réponses ouvre le bal, notre Oscar est heureux car il a amélioré son score en vilipendant le clientélisme ambiant, mais faut-il le dire, cela n'a pas tellement gêné Edouard Fritch. Quant à Gaston Flosse on se demande comment il aurait pu arroser à droite et à gauche alors qu'il n'a pas un sou vaillant.. Du coup, il a compris que pour les communales, ce n'était pas la peine d'y penser même après avoir retrouvé sa légitimité à ce moment là, tant Fritch a le pouvoir de subventionner les pauvres petits qui manquent de tout. Les maires. Faut bien les aider !

 Reste qu'il a construit son chemin depuis 2017 et sans doute avant aussi. Dans un entretien avec Tahiti Infos en 2017 il avait bien avoué que sa toile était tissée" Mon objectif c'est 2018". Il évoquait aussi la PSG , celle qu'il a présentée aux syndicats qui n'en veulent pas, mais il ajoutait "l'Etat français ne met aucune obstruction à mes demandes." Cela on le savait. En un mot comme en cent : Fritch a bien joué sa partition. Il a su orchestrer sa stratégie finement pendant ces dernières années, avec l'esprit club et cela a payé. On le prenait pour un "trop souriant président", il a su en revanche tirer le convoi en évitant les nids de poule dans une évolution politique financière  d'une Polynésie silencieuse qui a bousculé les castes..

Bref, le vin est tiré, il faut le boire. Les états majors politiques carburent un maximum. Jeudi élection du président de l'Assemblée et présentation des nouveaux élus " pas plus d'une dizaine" nous fait remarquer la Dépêche dans son édito. Oscar ne se présentera pas pour le perchoir, il n'y a pas de possibilité de discours, il attendra l'élection du président pour dire une fois encore ce qu'il pense de la France et de la Polynésie "rouge".Dans le concert des louanges qui montent vers French Bee, il est le seul à dire "Attention, vendre un aller simple au départ de Paris est dangereux pour la Polynésie."

 Quant à Marcel Tuihani, il a réussi un sans fautes pendant toute sa mandature. Il va quitter le perchoir et rejoindra l'OPT ou une place toute chaude l'attend. Mais il se prépare à rafler la mairie de Papeete" au très efficace" Michel l'orange ( TH), puis le blanc ( To T.A) et enfin le rouge (T). qui s'est laissé vivre pendant 5 ans en changeant de blason à chaque nouveau président. Rien que pour cela, Tahititoday soutiendra Marcel Tuihani dans sa nouvelle aventure afin que Michel Buillard retrouve le goût du travail quand il ne sera plus à la mairie de la capitale. " Vous avez dit capitale ?".

 

La Polynésie connaissait les îles flottantes mais pas celle-là !

 

 

Au tribunal administratif un seul dossier très technique

Par une requête, un mémoire et des pièces enregistrés les 7 août 2017, 17 avril 2018, 27 avril 2018, 28 avril 2018 et 29 avril 2018, la SA J-L Polynésie, représentée par Me Caron, avocat, demande au tribunal :

1°) d’annuler ou de prononcer la résiliation du marché public relatif aux travaux de revêtement de chaussées, d’aménagement et tous travaux connexes de purges localisées, de reprofilage, d’assainissement pluvial, de réseaux sur les routes territoriales de l’île de Tahiti conclu par le ministre de l’équipement de la Polynésie française avec la SARL Boyer et notifié le 7 juin 2017 ;

2°) de mettre à la charge de la Polynésie française une somme de 1 000 000 F CFP au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative

La société J-L Polynésie  soutient que :

-          la société attributaire ne présentait manifestement pas les capacités techniques, professionnelles et financières suffisantes pour réaliser les prestations objet du marché, notamment les travaux à réaliser en enrobés bitumineux représentant plus de 50% du volume total des travaux ; dès lors en retenant sa candidature, sans exiger la production d’éléments supplémentaires sur les capacités techniques, financières et professionnelles de la société Boyer, le pouvoir adjudicateur a commis une erreur manifeste d’appréciation ;

-          l’entreprise attributaire ne pouvait se prévaloir des prétendues capacités de son sous-traitant, la société AEI, lesquelles sont de surcroît inexistantes, cette entreprise ne disposant ni du matériel ni du personnel d’encadrement suffisants pour réaliser les travaux de revêtement de chaussée ; la part du marché sous-traitée n’était pas non plus indiquée par la société Boyer ;

 

Le tribunal a rejeté la requête de la SA J-L Polynésie et a condamné cette société à verser la somme de 150 000 F CFP à la SARL Boyer au titre des frais liés au litige. La Sté Boyer  est une forteresse en béton. Malheur à ceux qui s'y frotte.

 

 

« L’économie polynésienne en 2017 »IEOM

 

French Bee encouragée par les louanges de la presse a fait bzzz bzzz, mais pas assez pour faire le plein de passagers puisque l'avion a décollé avec environ 130 passagers sur 411 sièges environ 30% de remplissage. Pourcentage peu rentable. Même le vol inaugural n'était pas " full" ce qui est tout de même bien surprenant : 327 passagers dont 80 invités ! Ce flot ininterrompu de  compliments tout azimut permet au couple Dubreuil/Rochet de se  pavaner avec une vraie-fausse jubilation. Il faut dire qu'à la Réunion, la presse a été beaucoup moins élogieuse.

Par ailleurs le président de l'Autorité de la concurrence surfe sur cette vague pour remonter sa propre cote de popularité qui avait fait il y a quelque temps "le saut de la mort !" avec un texte de loi qui diminuait sensiblement ses pouvoirs...en permettant au président du pays de modifier une décision de l'APC concernant une fusion-acquisition. de limiter les contrôles inutiles et supprimer l'Observatoire des concentrations, jugé " générateur de paperasse". Pif, paf à l'inquisiteur ...

 

La santé mentale des Polynésiens préoccupante

Selon l'OMS 40% des polynésiens souffrent de troubles mentaux ! Information relayée sur Polynésie première à la fin de l'année 2017.

 Le chiffre parait incroyable, c’est pourtant le résultat d’une étude menée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les conclusions devraient permettre au pays de mieux gérer cette problématique.

La Journée Santé mentale et prévention du suicide, organisée dans l’enceinte de l’hôpital de Taaone, a permis de faire un point sur la situation en Polynésie et de présenter les premières recommandations du plan de santé mentale qui devrait voir le jour en fin d’année.

 Enquête qui a permis de faire un constat toujours aussi préoccupant sur la santé mentale des Polynésiens : 26,7% de la population interrogée en Polynésie présente des risques suicidaires plus ou moins graves, contre 13,6% en métropole et 19,6% à Nouméa. Plusieurs causes expliquent ce chiffre : les dépendances à l’alcool ou aux drogues a expliqué le docteur Stéphane Amadeo. Mais la femme en pleine crise que nous avons vu il y a quelques jours, n'est dépendante d'aucune drogue et ne boit pas outre-mesure et pourtant c'était impressionnant. Son fils est d'ailleurs schizophrène et soigné depuis de nombreuses années par le docteur Amadeo.

 

Ramadan : la venue en France de 300 imams étrangers suscite l'incompréhension.

Pour faire face aux attentes des fidèles, des psalmodieurs ou récitateurs en provenance d’Algérie et du Maroc seront accueillis en France le temps du jeûne…

20 Minutes avec AFP/ 20 minutes

 

La Grande mosquée de Paris.

La Grande mosquée de Paris. — ALLILI MOURAD/SIPA

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il suscite cette année des incompréhensions, voire des critiques. Les mosquées françaises s’apprêtent à recevoir pour le ramadan quelque 300 imams étrangers, des psalmodieurs et récitateurs, à l’heure où la structuration d’un « islam de France » est très attendue.

Si le nombre d’imams en France officiant dans les 2.500 lieux de culte musulmans n’est pas précisément connu, il est insuffisant au moment du ramadan, mois béni de jeûne marqué par des veillées de prière jusque tard dans la nuit.

« Entre 250 et 300 » imams attendus en France, « tous sous visa d’un mois »

A cette période, les communautés musulmanes ont des besoins spécifiques : elles recherchent des religieux capables de réciter l’intégralité du Coran - appris par cœur - sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de « tajwid ». Pour faire face aux attentes des fidèles, des psalmodieurs ou récitateurs sont accueillis le temps du ramadan, en provenance notamment d’ Algérie et du Maroc, les deux principaux pays d’origine des cinq à six millions de musulmans de France.« A ce jour », alors que le ramadan commence autour du 15 mai, « entre 250 et 300 » d’entre eux sont attendus en France, « tous sous visa d’un mois », a précisé une source proche du dossier. Ces psalmodieurs-récitateurs s’ajoutent aux 300 « imams détachés » en permanence par la Turquie (150 environ), l’Algérie (120) et le Maroc (une trentaine).

« Ça ne correspond pas à l’idée qu’on doit se faire d’un islam des Lumières », estime Manuel Valls

Alors que le séjour de ces « imams du ramadan » n’avait pas fait débat les années précédentes, des voix se sont élevées ces derniers jours dans la classe politique, à droite et jusque dans la gauche laïque. Le sujet a pris un tour polémique alors qu’Emmanuel Macron​ entend enraciner un « islam de France » moins lié aux influences des Etats musulmans, afin de mieux lutter contre les discours rigoristes voire radicaux dans un pays où le terrorisme islamiste a fait 245 mots depuis 2015.

« Organiser la venue d’imams étrangers en France est une hérésie », a dénoncé l’ancienne secrétaire d’Etat Jeannette Bougrab. Il faut « le plus vite possible (…) mettre un terme » aux accords bilatéraux permettant la venue de ces religieux, a abondé l’ex-Premier ministre Manuel Valls, relevant que « ça ne correspond pas à l’idée qu’on doit se faire d’un islam des Lumières ».

 

 

Nicolas sarkozy avait dit un jour :" les présidents anciens ou présents, c'est fait pour être guillotinés". Il avait sans doute raison !

Le procureur de la république relance une vieille histoire de "corruption" dans l'affaire Haddad/Flosse relève radio 1. "Celle-ci cependant avait connu un coup d'arrêt après l'annulation du jugement du tribunal correctionnel de 2013.Le dossier était néanmoins en attente de règlement depuis un an sur le bureau du juge d’instruction, Thierry Fragnoli. Une attente sans doute jugée trop longue pour le procureur, Hervé Leroy, qui a saisi de nouveau le juge d’instruction le 19 mars dernier  pour qu’une nouvelle ordonnance de renvoi soit rendue dans les plus brefs délais."

 L’audience est prévue pour le 12 juin prochain. "Ca ne finira jamais" doit se dire Gaston Flosse ! " Une affaire de finie,une autre est relancée!" Quand la justice tient un os même peu goûteux, elle ne le lâche pas. Et elle en a un très gros  avec l'affaire Pageau aujourd'hui !

 

L'opération "Transparence IRFM" a débuté le 16 mai 2017. Tous les députés de la 14e législature ont reçu un courrier leur demandant de fournir "une copie des relevés bancaires du compte dédié à l'IRFM entre novembre 2016 et mai 2017" et l'attestation sur l'honneur que cette enveloppe a été utilisée correctement. "Cette periode de fin de mandat est particulièrement intéressante : il y a eu régulièrement des soupçons de financement de campagne électorale avec l'IRFM et c'est aussi le moment où les députés doivent reverser à l'Assemblée la somme non utilisée",

 

Air France KLM: Anne-Marie Couderc va être nommée présidente intérimaire

 





INFO LE FIGARO - Jean-Marc Janaillac, qui a démissionné à la suite du rejet de sa proposition d'accord salarial par les salariés d'Air France, a refusé d'assurer son propre intérim à la tête de la compagnie. Anne-Marie Couderc lui succédera officiellement mardi.
Jean-Marc Janaillac aura demain, mardi 15 mai, un successeur. De sources concordantes, le conseil d'administration d'Air France KLM, qui s'est réuni ce lundi, nommera l'une de ses membres, Anne-Marie Couderc, à la présidence non exécutive de la compagnie. La gestion opérationnelle des affaires courantes sera assurée par les patrons des deux compagnies Air France (Franck Terner) et KLM (Pieter Elbers), ainsi que par le directeur financier Frédéric Gagey.


Le choix d'Anne-Marie Couderc est intervenu au terme d'un long week-end de tractations. Anne-Marie Idrac, ancienne secrétaire d'État au commerce extérieur et ancienne dirigeante de la RATP et de la SNCF, a, comme l'a dit La Tribune, jeté l'éponge. Jean-Marc Janaillac, qui a démissionné vendredi 4 mai après avoir perdu son pari d'un référendum interne sur un nouvel accord concernant les rémunérations, a pour sa part refusé d'assurer son propre intérim.

Un processus de recrutement d'un nouveau dirigeant pour le groupe est lancé, sous la responsabilité du comité des nominations d'Air France KLM et avec le concours d'un cabinet de chasseur de têtes. Anne-Marie Couderc, ancienne dirigeante du groupe Hachette et de Presstalis, avait été ministre déléguée du gouvernement Juppé, notamment chargée de l'emploi. L'intérim pourrait durer plusieurs mois.

 

Extrait de l'article du Monde sur les évènements à Gaza

Champagne à Jérusalem, sang à Gaza. Les responsables israéliens levaient leur coupe, lundi 14 mai, en dépit des événements dramatiques survenus au même moment dans le territoire palestinien enclavé. Tandis que l’Etat hébreu fêtait le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem, des dizaines de milliers de Palestiniens répondaient au rendez-vous fixé depuis six semaines pour protester le long de la clôture. Une heure et demie de route séparait ces deux mondes parallèles.

 

Samedi 12 mai 2018

  Editorial

Aucun tsunami en vu

De débats "tarte" en critique "tarte", les hussards du peuple dans l'ombre sont dans leur rôle. Le réflexe pavlovien depuis l'Antiquité grecque, c'est de couper le sifflet, toutes affaires cessantes, aux porteurs de mauvaises nouvelles. Aujourd'hui cependant, Edouard Fritch est assuré de n'avoir  dans la presse et ailleurs dans le Landerneau, aucun tsunami puisque plus personne n'ose, après un tel score jamais encore vu en Polynésie,voir se pointer amazones suicidaires et  chevaliers poltrons, sur un boulevard lisse de tout bouchon. La liberté d'informer, de critiquer, de s'émouvoir, n'est plus à l'ordre du jour ni même l'approbation, prise pour de la dérision, ni surtout d'évoquer le nom de Gaston Flosse, une atteinte à la victoire sans appel du "bientôt président".

D'autres questions plus économiques celles-là et qui concernent notre compagnie Air Tahiti Nui ont  été débattues lors du conseil d'administration de mercredi dernier. Ces questions, on s'en doute, étaient intimement liées à l'arrivée des transporteurs low cost French bee puis United Air Lines. Rien n'a filtré sur les plus épineux de ces dossiers en dehors du bla-bla habituel : rapport d'activité et impact du développement durable du transport aérien en s'engageant sur une croissance neutre en carbone.

Le point important cependant est bien celui du billet d'avion qui permet aux voyageurs de prendre cette compagnie French Bee - si l'on en croit - le reportage de Tahiti infos, de Paris à Papeete mentionnant la délivrance d' un simple billet "aller" alors qu'Edouard Fritch interrogé il y a  deux ou trois mois, avait assure qu'il n'en était pas question. Qu'en pense-t-il aujourd'hui ?

Par ailleurs les noms des futurs ministres font des allers-retours, eux, en permanence et gratuitement dans les pronostics de la politique "low cost". Nous ne nous y hasarderons pas. Nous avions donné pour le perchoir à l'Assemblée le nom de Teva Rohfritsch. Il semble qu'il ne cache pas, selon certains échos, une préférence marquée pour la vice-présidence. Qui prendrait sa place ? Jean Christophe Bouissou que nous verrions bien au perchoir mais qui doit préférer un poste de ministre ? Ou bien, les femmes étant soudain en odeur de sainteté, une vahine comme Sylvana Puhetini ( Tapura) qui a reçu en mars la légion d'honneur.

 

 

Première riposte d'ATN

La compagnie Air Tahiti Nui est la première à avoir réagi face aux tarifs annoncés de la compagnie Low coast French bee sur le tronçon Papeete Paris.La compagnie au tiare vient en effet de lancer ses premiers billets aller-retour Papeete-Paris à partir de 142 000 francs TTC en classe économique.

Ce premier prix proposé en basse saison n’inclura pas de bagages en soute. Seul un bagage cabine de 10 kilos sera autorisé précise la Dépêche.

Les Polynésiens attendent désormais la réponse d’Air France face à ses concurrents. Encore faut-il que Air France Paris réagisse, localement AF ne peut rien faire.

 

 

À Paris, un homme agresse plusieurs personnes au couteau

La scène s'est déroulée dans le quartier de l'opéra, dans le 2ème arrondissement.  

Huffing ton post le 12/5/2018
 

PARIS - Une importante opération de police avait lieu, samedi 12 mai dans la soirée, près de l'Opéra de Paris, en plein coeur de la capitale.

La Préfecture de police de Paris parle d'une agression qui a eu lieu dans "le 2ème arrondissement de la capitale par un individu armé d'un couteau".Le site d'informations franceinfo évoque "huit blessés. "Pour le moment les motivations de l'assaillant ne sont pas connues. Les autorités n'ont pas donné d'information sur la nature terroriste ou non de l'agression.

Le Procureur de la République de Paris est actuellement sur les lieux, pour le moment, le parquet antiterroriste n'a pas été saisi.

Le ministre de l'Intérieur a rapidement réagi, saluant "le sang froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l'assaillant."

 

 

  Pour ceux qui ont loupé l'interview de TNTV :

  Éliane Tevahitua Tavini : « L’opposition sait se faire entendre par rapport à une majorité souvent silencieuse »

Le Tavini Huira’tira a recueilli un peu plus de 23 % des voix au second tour, ce qui représente huit sièges seulement à l’assemblée. On imagine que vous espériez faire mieux…
Illl

Oui, bien sûr, on espérait faire mieux. Mais il n’empêche que la prime majoritaire de 19 sièges est un élément déterminant qui fausse un peu les résultats des élections.

Vous avez fait mppppoins bien qu’aux territoriales de 2013 où, l’UPLD à l’époque, avait recueilli plus de 29 % des suffrages. Qu’est-ce qui selon vous que le parti indépendantiste peine à élargir son électorat ?

Cela est dû au fait que le Tavini Huira’atira ne court que sous sa propre bannière et n’est plus constitué comme à l’époque de l’UPLD, de plusieurs groupes politiques.

Que retirez-vous de ces élections ?

Ce que nous retirons c’est que la campagne s’est quand même bien déroulée. Nous avons mis en avant des choses qui nous paraissaient importantes comme la gouvernance propre et beaucoup d’autres choses comme l’émancipation économique de notre pays au travers du secteur primaire. Nous estimons que ce programme était un bon programme.

Le Tahoera’a envisage de déposer des recours en justice contre les élections. Quelle est la position du Tavini sur ce sujet ?

Libre à n’importe quel groupe de déposer un recours. A notre niveau, les élections se sont déroulées. Le peuple à voter. Nous avons huit sièges. Notre objectif c’est de travailler pour notre population.

Quel type d’opposition compte mener le Tavini et ses huit représentants durant la mandature ?

Comme les cinq dernières années, une opposition constructive. Si nous avons des textes de loi qui vont dans le sens de l’intérêt public, nous voterons favorablement. S’il y a des mesures qui nous paraissent clientélistes ou non fondées, nous nous opposerons ou nous nous abstiendrons.

Comment comptez-vous vous faire entendre en tant que groupe minoritaire ?

L’opposition est très vivace et sait se faire entendre par rapport à une majorité qui est le plus souvent silencieuse.

Allez-vous présenter des candidats à l’élection du président de l’Assemblée, voire à celle du président du Pays ?

Disons que tous les cinq ans, ça fait partie de mœurs. Il est de bon ton de présenter un candidat pour la présidence de l’assemblée mais également celle du Pays.

Cela fait plusieurs années que l’on parle de la succession d’Oscar Temaru. Avez-vous évoqué ce sujet en interne ?

Vous avez vraiment hâte de l’enterrer ! Monsieur Temaru est notre leader. Je souhaite qu’il soit à nos côtés le plus longtemps possible.
C’est quelqu’un qui est prévoyant. Il prépare déjà la future relève avec de nos nouveaux cadres du parti.

 

 

Vendredi 11 mai 2018

Editorial

Malaisie : Mahathir Mohamad revient au pouvoir à 92 ans

 

On ne pourra plus dire que Gaston Flosse est trop vieux à 86 ans pour gouverner un pays de 270.000 habitants quand la Malaisie en compte près de 32 millions et vient d'élire un jeune homme frétillant de 92 ans!

 Quinze ans après avoir quitté le pouvoir écrit l'AFP, M. Mahathir a effectué un retour spectaculaire sur le devant de la scène politique pour défier son ex-protégé, le chef du gouvernement sortant Najib Razak, infligeant une défaite cinglante au Barisan Nasional (Front national, BN), la coalition qui dirige cette ex-colonie britannique depuis son indépendance en 1957.

A la tête d'une coalition d'opposition formée de nombreux responsables politiques qui s'étaient opposés à lui du temps où il était à la tête du gouvernement (1981-2003), M. Mahathir a déjoué les pronostics en réussissant à déloger M. Najib, au pouvoir depuis 2009 et empêtré dans un énorme scandale financier.

Mahathir Mohamad a promis de le faire traduire en justice pour répondre des accusations de détournements au détriment du fonds souverain 1MDB, créé par Najib Razak lui-même à son arrivée au pouvoir et aujourd'hui endetté à hauteur de 10 milliards d'euros.

Depuis 2015, la Malaisie est secouée par ce scandale qui fait l'objet d'enquêtes dans plusieurs pays, notamment à Singapour, en Suisse et aux Etats-Unis.

Portant une tenue traditionnelle, le nouveau Premier ministre a prêté serment devant le roi Sultan Muhammad V au palais national : "Moi, Mahathir Mohamad, après avoir été élu Premier ministre, jure de mener à bien ma tâche de toutes mes forces".

Des feux d'artifice ont éclairé le ciel de Kuala Lumpur au cours de la cérémonie. La nuit précédente, la victoire de l'opposition avait entraîné des scènes de liesse dans les rues de la capitale.
- Ex-autocrate devenu "progressiste" -
La coalition dirigée par M. Mahathir, le Pacte de l'Espoir, a obtenu la majorité absolue au Parlement, avec 121 des 222 sièges.

A Tahiti le Tavini joue la radicalité, Macron, en France lui veut tout révolutionner y compris aux Etats Unis où Trump lui balance claque sur claque en lui enlevant ses pellicules, Marcel Tuhani entend incarner le sérieux, Edouard Fritch après avoir fait le plein des hommes veut davantage de femmes ( (merci Edouard !)dans son gouvernement et Geffry Salmon se met au service du bien commun. Vaste promesse. Brvgggggef comme on le voit, tout le monde est paré. sans doute avons nous tendance  à mettre sur le même plan,critiques et félicitations,et confondre  Ferrari et chutes de bicyclette, ce qui nous vaut des remontrances... ! Voyons, voyons....

Cela dit, revenons à nos moutons. French Bee arrive ce soir si l'on en croit le sponsor de Tahiti Info. Les tarifs annoncés vont faire bien des heureux notamment chez les jeunes gens qui pourront plus facilement partir admirer la France ou se régaler de fruits de mer à San Francisco. Ce qui intrigue certains responsables, c'est de savoir que French Bee autorise l'achat d'un seul billet aller pour partir vers la destination choisie : 55.162 Frs de Paris à Papeete ou de Papeete vers Paris. On ne parle pas du retour. Une méthode attrayante mais risquée. Les jeunes qui saisiront cette opportunité risque d'avoir une surprise en arrivant à Tahiti où les prix sont le double parfois le triple de la métropole. Remarquez, ils pourront toujours se faire héberger à la présidence ou au haut commissariat ou demander qu'on leur paye un billet retour vers leurs propres pénates.

 Cela risque de poser un sérieux problème. En tous cas s'il y en a un qui voit ces futures arrivées d'un drôle d'oeil sachant que ces passagers n'ont qu'un billet "aller" en poche, c'est bien Oscar Temaru.

Pour quelques collaborateurs d'Edouard il faut couper le sifflet aux porteurs de mauvaises nouvelles, ce que nous sommes par définition. Mais de quoi se mêle Tahititoday qui ne raconte que des âneries, je vous le demande !

 

 

 

 

Jeudi 10 mai 2018

 

Edouard trainant Gaston bien accroché qui ne crie pas " grâce"  !

 

 

Editorial

Un éléphant intouchable

Ces élections ont été les plus surréalistes de toutes celles que j'ai pu voir dans ma vie politique. D'abord avec un candidat orange, mystérieux et lointain ayant l'air d'être en exil de sa tranquillité passée, propulsé sur le devant de la scène et des flashs de la presse, ce dont il a horreur, mais à coup sûr, sacrifié sur l' autel du Tahoeraa . Et puis l'échec. Cuisant, révoltant, compte tenu du travail accompli sans relâche par le grand prêtre du mouvement ayant abouti à la victoire de son adversaire, presque scandaleuse tant elle est énorme, incompréhensible de l' Oedipe.(alias Edouard). L'oracle avait prédit qu'il tuerait son père et épouserait sa mère. Pour le père, c'est fait. Pour la mère, l'oracle devra revoir sa copie. Il s'est trompé. Cela peut arriver.

Mais tout de même il faut relativiser car après tout François Mitterrand a bien été glorieusement élu avec 51.76% des suffrages des Français en 1980 pour finir tristement et le narcissique Macron, 20% seulement des électeurs  que Trump ridiculise en lui faisant ami-ami et gros bisous, pour mieux le torpiller ensuite avec la fin de l'accord du nucléaire en Iran . Bref, mon propos n'est pas là.

 Vous avez pu constater dans le compte rendu du conseil des ministres que le "presque-nouveau président"- a ré ouvert les vannes des subventions à tout va et notamment aux maires. La tactique a été payante pour gagner, premier et second tours des élections territoriales, elle le sera pour les municipales et ça commence maintenant.. Que peut faire Gaston Flosse pour stopper les fuites ? Rien." L'éléphant" aujourd'hui peut soutenir qui il veut, condamner qui il veut, faire ce qu'il veut. Il est intouchable. L'Etat est bien au chaud dans sa poche, la justice, ma foi, on verra. La transhumance des "représentants" n'a pas encore commencé mais connaissant les Polynésiens, elle va grimper vers le plus haut sommet... vers le plus fort.

 Alors Gaston, je suis ton amie depuis longtemps, tu le sais et je te dis :  économise ton énergie et ta santé, tu ne pourras pas gagner les communales. L'argent est le plus fort et il va couler à flots vers les mairies. Il a déjà commencé et continuera pendant deux ans. Tu n'as que de bonnes paroles a leur proposer et aux futurs candidats de ton bord, un suicide assisté,. Tu connais bien les barons et les "don Corleone " des îles : un conseil : laisse tomber. A part de rares exceptions, ils n'ont plus rien à prouver. Je sais que si un charpentier a réussi a révolutionner le monde, tu te dis : après tout, pourquoi pas moi ? Mais il est mort sur la croix et le monde a continué à tourner avec ses défauts et ses horreurs.

Quant on se dit certainement, comme le nouveau futur président, à juste titre, qu'on appartient à la légende des siècles et qu'on va changer la Polynésie de fond en comble, on doit s'abstenir de régler ses petits comptes personnels ou pas et  au contraire, rendre l'espoir à ceux qui n'en ont plus. Cela s'appelle aussi "la grâce présidentielle" C'est  cela qui marque la grandeur d'un président et pas la petitesse des mauvais bafouilleurs - oh pardon -conseilleurs- ministre, dont la vie n'a  été qu'une anxiété rancunière.

Conclusion :Je sais bien Gaston, que tu ne suivras pas mon conseil et qu'à nouveau tu vas aller t'échiner sur un terrain miné. Mais au moins je t'aurai prévenu. Par amitié. Par affection.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 9 mai 2018

 

            

 18 mai, le couronnement...

 

 

Editorial

Pourquoi avez-vous voté pour le Tapura d'Edouard Fritch ?

44 communes passées au rouge tellement chouchoutées sur 48 dès son arrivée au pouvoir en 2014. Fritch a bien joué. Il est récompensé. Et comme il a encore plus de moyens aujourd'hui les prochaines municipales vont être très difficiles pour les autres partis.

Les réponses à ma question sont stupéfiantes. Bien sûr nous n'avons pas interrogé les nantis, chefs d'entreprises, avocats, médecins etc... mais la base de la société, celle qui a voté en masse pour Fritch . Et le résultat est étonnant. En grande majorité, ils ne savent pas pourquoi. Et quand j'insiste en demandant qu'a fait Edouard Fritch pour vous donner une vie meilleure, ils disent, allez savoir pourquoi : " le pays est droit" ! Alors j'insiste, "mais qu'a-t-il fait depuis 2014 pour vous faciliter le vie." Les réponses sont pratiquement toutes les mêmes : " rien mais il nous donne à manger et les matériaux de construction" Voter pour le Tapura, c'est pour avoir quelque chose en retour ? " Oui aussi,parce ce que  m'a soeur et mes parents votent pour ce parti"!!! ou encore "parce que mon maire me l'a demandé".

 Aucune conviction dans ce vote. Ce n'est pas ce qu'on appelle un vote de confiance mais un "vote polynésien". Aucune passion et encore moins d'idéal. Ce petit sondage en comptant ceux qui m'ont dit " je ne sais pas" est tout de même révélateur en dehors des militants bien sûr. Essayez et vous verrez que je ne raconte pas d'histoires. Mais après tout, qu'importe à Edouard Fritch que son nom ait été plébiscité sans qu’on sache réellement pourquoi, sinon qu'on l'a entendu et vu pendant près de 5 ans. L'important c'est que son jeune parti est tout de même une réussite et qu'il lui a apporté un pouvoir à toute épreuve, une assemblée hégémonique écrasante et une présidence où il pourra faire la pluie et le beau temps en se libérant des mauvais conseillers. Ce qu'il ne fera jamais puisqu'il les croit bons.

 Ne supportant pas comme César d'être le second, Fritch a vaincu son père spirituel, en retenant au mieux ses leçons et cela en dit long sur le prurit d'ostentation qui apparaît de temps en temps chez le champion quand il ne veut pas voir un quémandeur.

Mais cela touche toujours ou presque, les gagnants d'une campagne politique surtout lorsque le score est aussi élevé et qu'il laisse loin derrière les opposants. Je n'écris pas de chroniques vitrioliques comme le journaliste indépendant qui n'a peur de rien, Philippe Alexandre qui ne cessait jamais de faire des pieds de nez à François Mitterrand puis à François Hollande ou comme Thierry Pfister qui a été au Monde puis au Nouvel Obs et dont un pamphlet célèbre continue de faire son chemin dans les universités : Lettre ouverte à la génération Mitterrand qui marche à côté de ses pompes" ce qui ne l'a pas empêché bien au contraire de devenir l'un des plus proches conseillers de Pierre Mauroy à Matignon. Plus près de nous, Jacques Julliard écrit: " Macron ne gouverne pas il règne. Ne voyez-vous pas que les ravages d'une constitution monarchique, combinés aux effets d'un tempérament narcissique comme celui de l'actuel président aboutissent à une confiscation du pouvoir au profit d'un seul ?"

On pourrait dire aussi que la Polynésie ne transpire plus d'ennui mais elle exsude pourtant le mécontentement ou la lassitude dans les quartiers défavorisés dont près de 40.000 de ces citoyens ont tout de même voté pour le Tahoeraa de Gaston Flosse ce qui est loin de faire de lui un "mort vivant" comme n'a de cesse de l'évoquer a demi-mot une certaine journaliste de télévision qui a l'habitude de recevoir ses invités en leur débitant leur casier judiciaire ! Elle a de la chance de ne pas être en Corse où on lui rabattrait sa posture altière à coups de pieds dans un arrière train rebondi comme les "miss bumbum" du Brésil. On dirait même qu'il est fait pour !

 

D'un lecteur parisien :"On prend les même et on continue...Fritch et Rohfritch... çà se prononce comme on éternue ! Fichtre !"D.

Demain jeudi 10 mai c'est l'ascension, vendredi 11 mai c'est la journée du président "off pour tous", samedi et dimanche 12 et 13 mai, c'est le week end... Youpi, vive le joli mois de mai !

 

Humour

Chirac, Mitterrand, Hollande, Macron en prennent et en ont pris plein les gencives avec les humoristes qui se sont tous déchaînés contre les présidents, on espère qu'Edouard Fritch aura autant d'humour que les différents présidents de la République française ! C'est une preuve de célébrité on ne caricature pas les inconnus en politique !

Par ailleurs,  ce n'est pas Edouard Fritch lui même qui se livre à quelques pressions ou faits malheureux, mais ce sont souvent de trop zélés sous fifres qui ne se rendent pas compte que c'est sur leur chef que cela retombe.


 

Compte rendu du conseil des ministres ( Extrait)

Indice des prix : baisse de 0,7% en avril
 

Attribution d’aides financières pour les entreprises

 Dans le cadre de son plan de relance de l’économie, le Pays a instauré deux dispositifs d’aide. Le premier porte sur une aide à l’équipement des petites entreprises (AEPE) afin de les accompagner dans leur projet de création ou de développement d’activité. Le second instaure une aide pour la création et la revitalisation des petits commerces et des restaurants (APCR) afin de les accompagner dans leur projet d’amélioration de l’attractivité de leurs points de vente ou de restauration en Polynésie française.

Le Conseil des Ministres a autorisé l’attribution d’aides financières, à hauteur de 6 millions Fcfp, afin d’accompagner deux sociétés. (?! lesquelles)

 

Délégation pour le développement des communes : subventions pour les communes de Mahina, Manihi, Fakarava et pour les Gambier

 Dans la continuité de la deuxième session de programmation au titre de 2017 des demandes de financements instruites par la Délégation pour le développement des communes (DDC), le Conseil des ministres a adopté 5 nouveaux arrêtés de subvention d’investissement au profit de trois communes des Tuamotu  et de la commune de Mahina sur les îles du Vent.

La participation du Pays représente une enveloppe de près de 85 millions Fcfp pour un investissement total de 161 millions Fcfp, soit un taux de participation de 53 %. Parmi les projets examinés, on peut noter l’implantation d’une station mobile à Manihi laquelle offrira aux habitants de la commune un dispositif de stockage, dans un container de 40 pieds équipé de pompes pour distribuer du carburant, et disposant d’un système de gestion à prépaiement.

D’un coût total de 30.776 millions Fcfp, cette opération sera soutenue par le Pays à hauteur de 12.310 millions Fcfp et devrait limiter les transferts et les entreposages à proximité des habitations tout en offrant à la population l’accès au carburant selon leur besoin et leurs moyens financiers (l’achat d’un fût entier étant coûteux).

On note également un soutien fort du Pays dans le besoin en renouvellement d’équipements de collecte de déchets par la commune de Mahina. Avec le soutien du Pays à hauteur de 29 millions Fcfp pour un investissement total de près de 58 millions Fcfp, le service des déchets communal pourra se doter de 2 nouveaux camions BOM de 5 m3 et d’un troisième de 12 m3.

Enfin, les communes de Fakarava et de Gambier verront leurs besoins en engins soutenus par le Pays à hauteur respectivement de 15.8 millions Fcfp pour l’acquisition d’un camion pour la première et de 27.732 millions Fcfp pour l’acquisition d’une drague au profit de la seconde. L’acquistion d’engins constitue encore un besoin impérieux pour de nombreuses communes, notamment celles des archipels les plus lointains de par leur isolement géographique couplé à leur besoin d’effectuer leurs travaux de manière sécurisée, rapide et adaptée.

 

 Subventions de fonctionnement aux fédérations sportives et associations de jeunesse

 Le Conseil des ministres a examiné 31 dossiers de subventions destinées aux fédérations sportives et aux associations de jeunesse pour un montant global de 52 588 164 Fcfp.

Les subventions ont été proposées, après étude, par des commissions regroupant des représentants de Polynésie française, de l’Etat et de la société civile (représentant du milieu associatif) : 

-          la commission du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) pour les associations et les fédérations sportives ;

-          le Comité Technique de la Jeunesse et de l’Education Populaire (CTJEP) pour les associations de jeunesse.

-           Ainsi, ces deux commissions ont respectivement proposé au Conseil des ministres l’attribution de subventions à

 -          18 fédérations sportives pour un montant 33 413 164 Fcfp ;

-          13 associations de jeunesse pour un montant de 19 175 000 Fcfp.

 

 

Avis sur un projet de décret relatif aux subventions de l’Etat et d’autres personnes publiques pour des projets d’investissement

 Le projet propose un nouveau cadre réglementaire national venant se substituer au décret du 16 décembre 1999 modifié relatif aux subventions de l’Etat pour des projets d’investissement.

Il vise à mieux articuler le dispositif national avec la réglementation européenne mais également à le simplifier et à en renforcer l’efficacité.

Les principaux apports de ce nouveau décret sont les suivants :

-                Une meilleure articulation entre les réglementations européenne et nationale ;

-                Un contrôle des subventions accordées mieux ciblé.

 

Les dispositions du projet de décret régissent les subventions que l’Etat et les autres personnes morales de droit public peuvent accorder aux personnes physiques ou morales de droit privé ainsi qu’aux personnes publiques, à l’exception des établissements publics de l’Etat et des groupements d’intérêt public auxquels participent l’Etat ou ses établissements publics, en vue de la réalisation de projets d’investissement matériel ou immatériel pour la mise en œuvre d’une politique d’intérêt général.

Ces subventions sont accordées sur le budget général, les budgets annexes et les comptes spéciaux de l’Etat et des autres personnes morales de droit public concernées. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux subventions que la Polynésie française accorde aux personnes physiques ou morales de droit privé ainsi qu’aux personnes publiques.

 

Régime douanier d’admission temporaire pour un appareil de la société Tahiti Nui Helicopters

 Le Conseil des ministres a approuvé un arrêté accordant le régime douanier de l’admission temporaire à un second hélicoptère importé par la société Tahiti Nui Helicopters (TNH).

Par arrêté du 20 avril dernier, cette société issue d’un partenariat entre Air Tahiti Nui et la société d’hélicoptères HBG, avait déjà bénéficié de l’admission temporaire pour un premier hélicoptère destiné prioritairement aux Evasan. Le second hélicoptère aura également la même destination.

Compte tenu de l’intérêt général indéniable des interventions attendues de cet appareil, le Conseil des ministres lui a donc également accordé le régime de l’admission temporaire en suspension totale des droits et taxes et avec dispense de l’obligation de cautionnement pour la société, conformément aux articles 147 et 147 bis du code des douanes. La société TNH disposera au total d’une flotte de 4 hélicoptères dont 2 seront donc destinés prioritairement aux Evasan et 2 exploités à des fins purement commerciales.

 

 

Le 2 septembre 2016, la Dépêche titrait : "Crématorium au fenua : un projet toujours en cours".

 Le 9 mai 2018, comme beaucoup de "projets" il n'est même plus "en cours". Et pourtant celui-ci est devenu de plus en plus urgent tant les cimetières sont "bondés". Pour l'Eglise catholique l'incinération est autorisée, les protestants ne s'y opposent pas et les Mormons laissent le choix à la famille. Il y a de l'évolution dans l'air.

Il existe des crématoriums dans tous les pays y compris les îles comme Hawaii. Les religions ne s'y opposent plus  mais après des annonces prometteuses, les projets à Tahiti ont été...enterrés. Nombreuxc sont ceux qui ont l'argent nécessaire pour emmener leurs défunts en Nouvelle Zélande ou à Hawaii mais les coûts sont élevés si l'on compte le voyage. Des privés sont tentés et puis renoncent devant la passivité des pouvoirs publics. Alors quid de l'inauguration prévue à Papeete d'un colombarium au cimetière de l'uranie capable d'accueillir jusqu'à 260 urnes et un jardin du souvenir où les familles pourront libérer les cendres des défunts à moindre coût.? Sans compter un crématorium privé ou public.

 

 

Voilà comment on suicide sa compagnie :

Air France: le coût de la grève grimpe à 400 millions d'euros

Depuis le début de l'année, la valeur boursière du groupe a fondu de plus de 46% . Christophe Ena/AP

 

Dans un bref communiqué, la direction a rejeté la demande de l'intersyndicale: «La direction d'Air France réaffirme que la période qui s'ouvre ne permet pas d'engager une quelconque négociation», a-t-elle répondu.

Au 15e jour de grève en deux mois et demi chez Air France, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a fait part de son inquiétude. «Moi, je suis préoccupée pour l'avenir d'Air France et je pense que tous ceux qui sont attachés à cette très belle entreprise peuvent l'être», a-t-elle déclaré sur franceinfo, rappelant que le conflit en cours «a coûté beaucoup d'argent».

 Compétition mondiale

«Chacun doit être conscient qu'Air France joue dans une compétition mondiale, européenne où ses concurrents sont plus compétitifs», a-t-elle fait valoir. «Elle a des gains de compétitivité à faire.» Interrogée sur l'existence d'un risque pour l'alliance avec la compagne néerlandaise KLM, la ministre des Transports a déclaré que «les partenaires de KLM sont très soucieux de cette situation». L'Etat français contrôle 14,3% du capital du groupe Air France-KLM.

«Nous sommes très inquiets de la situation chez Air France qui doit trouver une solution aussi rapidement que possible», a dit Michiel Wallaard, représentant du syndicat néerlandais CNV. «KLM se porte mieux que jamais et nous avons conclu deux accords très raisonnables au cours des dernières années. Nous espérons que l'autre partie de la compagnie suivra», a-t-il ajouté.

Michiel Wallaard estime qu'il serait «stupide» de séparer Air France et KLM dans un environnement de marché qui nécessite des partenariats solides. «Nous voulons continuer avec Air France et nous ne demandons pas un divorce», a-t-il dit. «Mais sans une solution rapide nous devons penser à un plan B. L'un des scénarios auquel on peut penser est un rachat de KLM par un autre partenaire, comme Delta», a-t-il poursuivi. KLM et Delta Air Lines sont membres de l'alliance Skyteam, comme Air France.

 

 

Mardi 8 mai 2018

Editorial

Un To Tatou Ai'a bis

57 représentants élus, 38 Tapura, 11 Tahoeraa, 8 Tavini et une Assemblée qui ressemble étrangement à un To Tatou Ai'a bis de Gaston Tong Sang . Le maire de Bora Bora qui avait formé en 2007 son propre parti et en 2008 une coalition hétéroclite  de 27 sièges dans l'hémicycle législatif. Pour terminer par une motion de censure. Aujourd'hui, on retrouve, comme c'est comique, des revenants dont pourtant plus personne ne voulait il y a dix ans.

Les revenants

 L’Assemblée de Polynésie  cependant ne mue pas complètement. On retrouve dans les rangs des nouveaux arrivants, les revenants, entendez les anciens barons, les don Corleone qui reviennent en force comme le champion politique des Tuams, Teina Maraeura , Marcelin Lissan ou des double faces qui ont un temps joué sur les deux tableaux en se montrant fidèles Tahoeraa et fidèles Tapura en même temps, tout un art de la vilenie, comme Thomas Moutame.  On perd Vito Mamaatuaiahutapu, Tavini, voix de stentor, que l'on avait un jour retrouvé debout sur son petit bureau pour dénoncer je ne sais plus quoi, qui l'avait mis très en colère....fidèle lieutenant d'Oscar Temaru pendant 18 ans. Lui aussi manquera au débat, il sera remplacé d'une autre manière par la voix douce de Moetai Brotherson qui ne risquera pas de grimper sur sa table au risque qu'elle s'effondre.

Les absents du Tahoeraa : Sandra Levi Agami une grande voix aussi, perdue, Michel Leboucher et Jean Temauri remplacés par Angelo Frébault. Ce sera du sport quand les représentants discuteront de la PSG réformée par "l'ancien nouveau président" dans le courant du mois de juin. On trouvera encore dans les rangs du Tahoeraa Vaitea Legayic, James Heault de même que le maire de Hiva oa Etienne Tehaamoana, celui des Australes Fernand Tahiata et Sylvianne Terooatea de Riaitea. Voilà pour les plus connus.

Au Tapura, 5 nouveaux arrivants sur 38 !

Première apparition télévisée du président si bien élu. Fort étrangement puisque les couleurs ont tant d'importance en Polynésie, au lieu de porter une chemise imprimée de coquelicots par exemple, le champion arborait une chemise à fleurs bleues(!). Ce qui en a surpris plus d'un. Peut-être l'a-t-il choisie pour mettre son teint en valeur. N'a-t-il pas un conseiller en communication même pour sa garde robe comme le président de la République ? Nous assistons à la fin des majorités facilement agitées par des marionnettistes encore qu'il n'est pas exclu que certains élus n'enjambent  leur parti pour rejoindre les plus forts. Cela ne se voit pas en France ou ailleurs mais en Polynésie de ce côté là tout est possible car Edouatd Fritch a le rôle du meneur, joueur de pipeau dont les nomades suivent  avec passivité et selon leur intérêt, la petite musique.

Teva Rohfritsch serait le gâté du Tapura et obtiendrait le 17 mai prochain, selon des bruits de couloir, le poste envié de président de l'Assemblée  avec la gestion d'un très gros budget, tenu sans écarts par Marcel Tuihani dont on peut reconnaître la rectitude de gestion

Teva au perchoir ? Il deviendrait le deuxième personnage du pays. De quoi le gonfler un peu plus. Dieu seul sait quel sera son tour de taille à la fin de la mandature ! Tiens à ce propos, on devrait peser tous les représentants en arrivant ,pour voir combien ils pèsent en sortant ! Idem à la présidence à partir du 18.

Le 18 mai,jour J pour Edouard Fritch avec son élection en tant que président de la Polynésie française. Et le 23 mai nous connaîtrons l'équipe gouvernementale sans trop de changement "par ce qu'ils ont bien travaillé" dixit le futur président. Ah bon ?!

Les dix ministres si l'on en croit Edouard Fritch resteront les mêmes ou presque. Le petit génie des travaux publics Tefatau demeurerait cimenté à sa place, ce n'est pas garantie, et l'on pourrait assister à des transfert de poste.

André Santini, ancien ministre UDF,  l'homme aux cigares et aux réparties percutantes,  avait dit un jour : "C'est bien  d'être un ancien ministre, ça dure plus longtemps"!

Bref toute la machine politico administrative va se mettre en place dans les jours qui viennent et puis tout recommencera comme avant, mais mieux qu'avant, puisque Edouard Fritch aura une marche de manoeuvre décuplée par un score si étonnant,que de nombreux Polynésiens n'en reviennent pas encore. Ni moi non plus.

 

 

Aucun média en France n'a parlé des élections territoriales en Polynésie française !

 

 

Un énorme gisement de terres rares découvert au sud du Japon, à 5000 kilomètres de la Nouvelle-Calédonie

16 millions de tonnes de terres rares. Les gisements découverts par une équipe scientifique japonaise pourraient couvrir les besoins mondiaux de certains métaux pendant plusieurs siècles. Ils seraient exploitables dans un futur proche.

Ces terres rares ont été découvertes dans les eaux du Japon près des iles de Minamitorishima et d’Iwo Jima, cette dernière île ayant été le lieu d’une intense bataille de la guerre du Pacifique. Situés sur une zone de 2500 km², ces gisements de terres rares couvrent les fonds marins de l’archipel d'Ogasawara (Bonin Islands), à environ 2000 kilomètres au sud-est de Tokyo, dans la mer des Philippines. La végétation locale est composée d'un certain nombre de plantes que l’on retrouve aussi en Nouvelle-Calédonie, distante de 5 000 kilomètres.

Une ressource quasi-infinie

Une première découverte de ces gisements japonais avait été faite en 2013. Les scientifiques avaient alors estimé que les terres rares sous-marines représentaient 6,8 millions de tonnes. Un article récemment publié dans la revue scientifique Nature a revu cette estimation à la hausse. Il estime qu’il y aurait une réserve de 16 millions de tonnes de métaux précieux. Les éléments contenus dans ces sols (dysprosium, europium, terbium, yttrium) sont précieux. Ils composent de nombreuses technologies : véhicules hybrides, batteries électriques, éoliennes, écrans, technologies numériques…

Panneaux photovoltaïques, LED ou aimants des disques durs, ces métaux précieux sont essentiels à la fabrication d'objets technologiques.

Les chercheurs japonais ont analysé des échantillons de boues prélevés à 5 000 mètres de profondeur. À partir de ces extraits, ils ont analysé la quantité globale de terres rares dans l’ensemble de la zone. Selon eux, l’exploitation des gisements à une échelle industrielle est possible.

Nodules polymétalliques dans les eaux de l'île de Minamitorishima au Japon © AFP

© AFP Nodules polymétalliques dans les eaux de l'île de Minamitorishima au Japon


À l’échelon mondial, la plupart des terres rares se trouvent actuellement en Chine. Selon les scientifiques japonais, les gisements découverts pourraient être exploités dans un futur proche. Pour le Japon, les ressources de Minamitorishima sont de première importance. L’industrie technologique japonaise dépend essentiellement des terres rares qu'elle importe de Chine. Dans un futur proche, elle pourrait donc s'en émanciper.( Outremer première)

Et la question est : Pourquoi les nôtres n'intéressent personne ni même nos gouvernants.

 

 

 

Lundi 7 mai 2018

Avec 49% des voix Edouard Fritch peut avoir le sourire,réélu pour 5 ans il a en mains le pouvoir exécutif et législatif plus les syndicats repentants. Qui dit mieux ?

 

Le vainqueur

 

 

Le temps des analyses

 

                                     

 

Gaston Flosse : "Si Edouard Fritch avait fait une campagne propre, j'aurais été le premier à le féliciter pour son score !"

Lundi 7 mai 2018

Editorial

Flosse perd sa dernière grande bataille, Fritch gagne sa première grande bataille

Dès  que les annonces ont commencé à tomber sur les scores des trois candidats Tapura,(49.18%) Tahoeraa (27.72%), Tavini,(23.11%), la journaliste de première, annonçait la fin de la carrière politique de Gaston Flosse. Elle se trompait encore une fois ! Le premier choc passé, le président du Tahoeraa a repris sa combativité sans grands moyens certes, par rapport à ceux extrêmement juteux d'Edouard Fritch, c'est la rançon du pouvoir. Il l'a eu. Il ne l'a plus. Gaston a promis. Edouard a donné. Il a gagné.

La différence entre le Tapura et le Tahoeraa était déjà très importante au premier tour et malgré le formidable moteur qui pousse en avant Gaston Flosse, il n'a réuni sur son blason que près de 900 voix au deuxième tour contre plus de 5000 pour le Tavini et 13.000 pour le Tapura. Il faudra aujourd'hui analyser pourquoi cette bérézina alors que le Tahoeraa est un parti où le social et la famille ont la toute première place.

 Mais quelle déception pour le vieux lion qui s'est une nouvelle fois donné au-delà des limites du possible dans cette campagne  après avoir sondé pendant des semaines les Polynésiens des quartiers sur ce qu'ils espéraient obtenir pour améliorer leur vie s'il était gagnant. Ce qui avait donné les 12 fameuses mesures sociales. Et cela n'a pas marché. Etait-ce son candidat Geffry Salmon  dans lequel ne s'est pas retrouvée la masse populaire ? Etait ce la campagne virulente d'Oscar Temaru sur la corruption englobant Tapura et Tahoeraa ? Un mot tellement galvaudé qu'on ne sait plus à quoi il correspond vraiment mais qui a touché Flosse abîmé par ses anciens procès dont la presse s'est toujours voracement régalée. Il a payé ses erreurs mais la hargne volontaire de la justice et de l'Etat à se débarrasser  d'un président de parti trop encombrant a certainement joué aussi. On se demande d'ailleurs,si, par une rigueur où il entre un-je-ne-sais quoi d'animosité et de ressentiment certains juges ne rêvent pas d'incriminer toute une génération d'hommes politiques. En France comme en Polynésie.

 Paris se frotte les mains de plaisir de voir son poulain réussir haut la main. Flosse a connu ces moments de joie intense avec les félicitations de Chirac, hier cela aura été le tour de celui qu'il a peut-être trop bien formé, à les recevoir,du chef de l'Etat Emmanuel Macron (qui a bien besoin d'être soutenu en ce moment). De quoi tournebouler dans tous les sens la victoire de l'un et  l'échec de l'autre. On sait que Gaston Flosse n'aime pas perdre surtout quand il a  cru avec tous les siens, y compris Tahititoday que cet enthousiasme orange le jour du grand meeting le porterait sur le podium. Mais personne ne croyait vraiment que le second tour serait gagnant l'écart était déjà trop grand.

En revanche Edouard Fritch qui ne s'était jamais frotté au vote populaire puisqu'il avait été bombardé "président du pays" par Gaston Flosse au lendemain d'une grande victoire de celui-ci, celle de 2013 où 62.340 électeurs avaient voté orange mais où lu justice l'avait rendu immédiatement inéligible, a gagné haut la main et sans trop d'efforts, avec une bonne organisation, sa première élection. Il n'a pas fait de triomphalisme lors de son allocution à chaud hier soir. Score plus qu'honorable qui a même frôlé un 52% pendant quelques minutes. Il faut avouer que depuis 2013, pas à pas,il a peaufiné sa stratégie avec une grande détermination. Distribution de  CAE (5000), des subventions en veux-tu, en voilà, il s'est attaché pratiquement tous les maires de l'archipel, puis cela fait, une bonne partie des chefs d'entreprises, des associations etc.. Il avait l'argent et le pouvoir d'en faire ce qu'il voulait. Il a bien joué.  Sa stratégie a gagné.

Toutes les grandes sociétés parisiennes qui voulaient voir Macron président, n'ont pas attendu que celui-ci perde les élections,qu'il n'a gagnées que par 20% des voix des Français. Ces sociétés l'ont aidé financièrement à faire une campagne fructueuse. Le groupe  Al Manhal aurait du faire la même chose. Il a fait le contraire, C'est un peu promettre le paradis à un malade, au lieu de lui payer un docteur pour le guérir. Du coup sans moyens sonnants et trébuchants le Tahoeraa a perdu une bonne partie de son cheptel. Moorea Taiarapu ouest, Anaa,etc...en restant en tête à Tubai, Maupiti avec le fidèle Will Taufauore , Rapa, Tahuata et Una pou.etc...

Le Tahoeraa va devoir se faire petit à l'Assemblée car avec une marée rouge de 38 représentants sur 57 grâce à la prime majoritaire et 11 élus orange seulement, dont deux syndicalistes et un journaliste en perdant de solides pointures dans le travail législatif comme Sandra Levi Agaml, Evans Hammani ou encore Elise Vanaa sans compter Michel Leboucher et d'autres, il va devoir remettre sa blouse d'instituteur..

L'Assemblée devra élire le président qu'elle mettra au perchoir sur les conseils du nouveau président du pays, le 17 mai, et le président de la Polynésie française le lendemain. Il aura alors cinq jours pour former son gouvernement et 5 ans pour prouver aux milliers de Polynésiens qu'il est vraiment le meilleur pour le job avec tous les atouts en mains, le législatif et l'exécutif et des syndicats qui rentreront dans le rang probablement.

Malheur au vaincu ? Non, il bouge encore ce diable d'homme qu'est Gaston Flosse. Il réunit ce matin son bureau exécutif et il a deux ans pour préparer ceux qu'il aura choisi pour affronter les communales. Il n'a pas intérêt à se tromper d'hommes. Ceux qui le voyaient déjà se reposer, se trompe.  C'est loupé ! Archi loupé car dans deux ans il est à nouveau éligible. A moins qu'il ne décide de passer le relais. Ce qu'il devra faire en cherchant la bonne personne ayant une certaine expérience pour remplacer le plus médiocre des médiocres à Papeete, Michel Buillard, toujours content de lui.

Toujours est-il que cet homme pressé considère qu'en politique, il est toujours plus tard qu'on ne croit et qu'il convient de partir avant l'heure. Elémentaire, mon cher Watson, mais ce n'est pas toujours payant ! En attendant, nous ne manquerons pas de féliciter Edouard Fritch pour un score auquel ne s'attendait pas l'opposition. Le plus dur reste à faire et le premier test sera la composition de son gouvernement. Bonne chance ,d'autant que les Polynésiens n'ont plus vraiment confiance dans les hommes au pouvoir si l'on en croit les reportages des télévisions hier soir. Mais une chose est sûre, Fritch n'a plus besoin d'aller piocher chez son opposition d'autres représentants. Il est assez bien pourvu sans être goulu !

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Dans son allocution à chaud Edouard Fritch a précisé le calendrier des résultats.

"Cette nouvelle Assemblée sera convoquée au plus vite, le 18 mai nous élirons le nouveau président de la Polynésie française. Je présenterai le nouveau gouvernement le mercredi 23, autour du thème "mettons-nous tout de suite au travail". Car le travail n'est pas terminé. Ces élections sont terminées, mais pour nous qui préparons les cinq années à venir, le travail ne fait que commencer. Je suis serein, je compte sur la nouvelle Assemblée et ma nouvelle majorité pour qu'ensemble nous restions en cohésion, en bonne entente, pour porter ensemble le programme que le Tapura a présenté aux électeurs."

 

Oscar Temaru : joli score à Faaa

"Monsieur propre"  50.31 % des voix,  arrive en tête  dans sa commune de Faa'a comme d'habitude mais globalement il piétine sur les 20%. Il ne gagnerait pas un scrutin d'autodétermination et il le sait.

Voici ce qu'il en dit :
"Le résultat que nous obtenons à chaque élection est le fruit du travail d'information de la population. C'est le cœur, la foi en ce que nous croyons, la confiance en notre pays contre toute forme de trahison et le clientélisme. C'est vraiment quelque chose de très très fort. Je veux remercier tous les électeurs de Faa'a. "

 

A Damien Grivois: ce n'est pas Flosse qui a renié son dauphin Fritch qu'il venait de placer au pouvoir, çela ne tiendrait pas la route d'ailleurs, mais Fritch qui à la seconde où il a été président a renié Flosse dont il craignait  l'autoritarisme  et ce en divisant sa propre famille politique.
 

La plus grande perte législative du Tahoeraa, c'est que Sandra Levi-Agami ne soit plus à l'Assemblée. Son travail, ses recherches et sa disponibilité envers ses pairs vont terriblement manquer. Le Tapura va jouer sur du velours.

 

Cérémonie d’hommage au maître Bruno Bergeret

 

 

Une cérémonie d’hommage au maître Bruno Bergeret, décédé en service le mardi 1er mai au cours d’une compétition sportive à laquelle il participait avec une équipe de son unité, s’est déroulée ce lundi 7 mai 2018 sur la place d’armes de la caserne lieutenant-colonel Broche à Arue.

 

L’hommage a été rendu par le contre-amiral Denis Bertrand, Commandant supérieur des Forces armées en Polynésie française, au cours d’une prise d’armes rassemblant des délégations de l’ensemble des unités des FAPF, en présence de l’épouse et des deux enfants du défunt, arrivés sur le Fenua vendredi matin, et des autorités civiles et militaires. Madame Tea Frogier, Ministre du travail, de la formation professionnelle et de l'éducation, représentait le Président du Pays.

 

Une compagnie interarmées a rendu les honneurs militaires, puis l’amiral a prononcé l’éloge funèbre, évoquant le parcours exemplaire de ce marin qui a servi en métropole, outre-mer  et en opérations extérieures, laissant partout l’image d’un grand professionnel et d’un camarade apprécié de tous.

 

Sa grande valeur militaire avait notamment été récompensée par la croix du combattant et  le titre de reconnaissance de la nation, la médaille de la défense nationale échelon Or avec agrafe « Bâtiments de combat et missions d’assistance extérieures », et la médaille d’outre- mer avec agrafe République de Côte d’Ivoire.

 

Le maître Bruno Bergeret avait également un attachement tout particulier pour la Polynésie française, puisqu’il y effectuait son quatrième séjour, et que son fils Florian y est né. Ce dernier, âgé de 16 ans, est aujourd’hui dans la même classe que Matahiarii Tauziet, de Rangiroa, au lycée militaire de Saint-Cyr.

 

La marine perd un grand professionnel et ses camarades des FAPF un ami fidèle. Ils  partagent la peine de sa femme Elodie et de ses enfants, Florian et Téo, qu’ils entourent de leur affection.


 

Les Forces armées en Polynésie française accueillent le tour aérien 2018 «Rêves de gosse »

 

Mercredi 9 mai 2018, les Forces armées en Polynésie française accueillent le tour aérien 2018 de « Rêves de gosse », sur le GAM (Groupement aéronautique militaire) de Faa’a.

L'association métropolitaine, qui réalise chaque année plusieurs étapes pour faire voler des enfants, fait escale pour la toute première fois en Polynésie française, grâce au relai effectué par l'association les Tamari'i du ciel.

 

 Plus de 70 enfants polynésiens, dont de nombreux enfants « extraordinaires » - c’est à dire en situation de handicap - réaliseront ainsi leur rêve en effectuant un vol de 20 mn à bord d’un avion CASA CN235 de l’armée de l’air au fil des 5 rotations prévues pour que tous puissent vivre cette expérience unique..

 Ces    vols    seront    la    concrétisation    des   rencontres    régulières    entre    des    enfants    « ordinaires » et « extraordinaires » organisées tout au long de l’année, autour de projets liés à l’aéronautique, permettant à chaque enfant de découvrir l’autre et de partager ensemble des activités.

  Avec le soutien des Forces armées en Polynésie française, les enfants seront accueillis sur le GAM Faa'a par le lieutenant-colonel Séverin Fourcade, Commandant le détachement air 190, et par le commandant Issam Yagoubi, Commandant de l’Escadron de transport 82 « Maine ».

 


 

Rêves de Gosse

« Rêves de Gosse » est l’opération que réalise chaque année depuis 22 ans l’association « les Chevaliers du    Ciel ». Créée par Jean-Yves Glémée et des pilotes bénévoles qui ont mis leur passion au service des enfants, l’association réunit chaque année 30 avions et un CASA de l’armée de l’air pour sillonner la France et offrir un tour d’avion, permettant ainsi aux enfants « ordinaires » et « extraordinaires » de laisser au sol les entraves qu’ils rencontrent sur la terre et de côtoyer les nuages.

L’action la plus profonde de « Rêves de Gosse » est basée sur la rencontre et l’acceptation du handicap sous toutes ses formes par des enfants dits « ordinaires » qui, âgés de 6 à 14 ans, sont en capacité d’être réceptifs à cette différence.

 

www.revesdegosse.fr

 

 

Dimanche soir 6 mai 2018

 

Scores sujet à variations : mais le grand vainqueur est : Edouard Fritch avec son Tapura

                                                         

A 21h. dimanche soir le Tahoeraa fait 28.05% des suffrages exprimés                                     Le Tapura fait un bond à 48.82%

 

et Oscar Temaru du Tavini fait 23.47%

Vendredi 4 mai 2018

Editorial

Plein les yeux et plein les oreilles.

Dans notre société, l'oeil est avide, élargi, multiplié par les prodigieuses techniques de l'image. L'oeil en veut toujours plus et la télé le lui donne. Ainsi le spectacle télévisé devient-il un composant majeur de la campagne. Qu'il propage à l'infini les jeux du stade, qu'il fasse de la politique un théâtre où les acteurs sont plus jugés sur ce qu'ils disent que sur ce qu'ils font, remodèle toutes les formes de l'opinion pour l'un ou pour l'autre. Nous l'avons souvent écrit. Ainsi le Tahoeraa propose-t-il le transport à 100 Frs qu'aussitôt le Tapura en avance la gratuité dans ses mesures sociales . L'un en propose 12 , l'autre une centaine. C'est ainsi que le spectacle prolifère, influence, modifie, remodèle toutes les formes de l'assentiment collectif en vue de gagner.

Ah... "gagner"! Que ce soit en sport ou en politique ce mot mobilise les énergies. Dans ce tournoi polynésien, la politique devrait remettre du panache aux fronts des citoyens, mais c'est sans compter les torrents de haine comme l'a dénoncé Nuihau Laurey lors de son " face à face" avec Geffry Salmon ,qui inonde  les réseaux sociaux où le ton mauvais, anonyme bien sûr, prend le pas sur la raison. Néanmoins, nous avons une chance en Polynésie : celle de ne pas avoir de dérapages comme Paris les connaît avec un nouveau groupuscule "black blocs", un groupe ultra violent de casseurs qui ne seraient motivés que par la casse et le vandalisme, partisans d’actions destinées à signifier « aux autorités officielles et aux réformistes qu’il existe des citoyens opposés de façon radicale à la manière dont fonctionnent actuellement la politique et l’économie ».

Les Polynésiens s'insultent copieusement en période électorale ce qui ne rend pas plus populaires leurs "héros" mais ils  ne dépassent pas ce stade. Ce qui est étonnant si l'on considère qu'ils peuvent en venir aux mains pour un oui ou pour un non dans leurs réunions au départ ludiques, ou lorsqu'ils se regroupent en bandes de jeunes oisifs. En bref, il n'y a en Polynésie aucune agitation pressante, banderoles injurieuses, marche anti Tapura ou anti Tahoeraa dans ce moment là, mais une flambée  joyeuse avec les drapeaux agités en tous sens aux couleurs des partis qu'ils soutiennent.

 Les seules mots venimeux dans cette partie fine viennent d'un homme, chef de parti, qui pense que cracher peut rapporter. Il devrait manger un peu plus car entre l'obésité et l'anorexie il y a un juste milieu. Si vous soufflez un peu fort, il tombe. On ne vous demande pas d'admirer on vous demande de juger lequel de ces compétiteurs  a le plus d'intérêt, d'imagination, de volonté, de puissance de travail ? L'âge n'est pas dans la course, ce n'est pas celui-là qui construira les murs, mais c'est lui qui impulsera sans doute, la meilleure façon de survivre quand la famille ne vous a pas gâté car elle même ne l'a pas été. Une élection, c'est un choix de vie. La stabilité dans la médiocrité ou la stabilité dans la réussite. D'un côté cinq ans d'expérience, trouvez si votre vie a changé en mieux, de l'autre la construction de tout ce que vous utilisez déjà aujourd'hui et qui pourrait s'améliorer demain.

 

 

FO Paris confirme que Jean-Paul Urima a été radié de la CSTP-FO

 

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FO Paris confirme que Jean-Paul Urima a été radié de la CSTP-FO

PARIS, le 5 mai 2018. La confédération générale du travail Force Ouvrière, dont le siège est à Paris, confirme que Jean-Paul Urima a été radié de la CSTP-FO. Il "ne peut donc en aucun cas se prévaloir de quelque mandat que ce soit ni agir au nom de la CSTP-FO", souligne Pascal Pavageau, nouveau secrétaire général de Force ouvrière.

 Selon Tahiti Infos :
La semaine dernière, le duo Urima-Temarii déposait le résultat du vote au tribunal du travail, au procureur et à l'inspection du travail, où 29 secrétaires et trésoriers généraux nommaient Jean-Paul Urima secrétaire général par intérim de la CSTP-FO. Si ces documents étaient bien enregistrés, ils n'étaient en revanche pas validés.

Ce "vote" faisait suite à la mise en retrait du secrétaire général de la CSTP-FO Angelo Frébault, actuellement candidat Tahoera'a Huira'atira aux élections territoriales. "Conformément à l'article XI des statuts, les secrétaires généraux adjoints 'peuvent se voir délégués des tâches ponctuelles ou permanentes par le secrétaire général. Depuis le 5 mars 2018, la fonction de secrétaire générale est donc déléguée à Mireille Duval, première secrétaire générale adjointe", nous précise Pascal Pavageau, nouveau secrétaire général de Force ouvrière.


Au sujet de Jean-Paul Urima, Pascal Pavageau souligne qu'il a "été radié de la qualité de membre de la CSTP-FO au motif 'd'atteinte délibérée à l'intégrité de l'action syndicale par une attitude non conforme à la bonne marche de la CSTP-FO. Il ne peut donc en aucun cas se prévaloir de quelque mandat que ce soit ni agir au non de la CSTP-FO. Contrairement à ses affirmations, il n'est donc pas élu secrétaire général par intérim, et n'est pas reconnu par la confédération générale du travail Force ouvrière". Cette radiation a eu lieu le 15 novembre dernier.

Si Angélo Frébault, en position éligible pour ces territoriales, démissionnait donc logiquement à la suite de ce second tour, "un secrétaire général par intérim sera élu par le Comité confédéral territorial à la majorité des 2/3 des membres du bureau confédéral. Le secrétaire général par intérim organisera dans les trois mois un congrès afin de désigner un secrétaire général dont le terme échu à la date normale du renouvellement du bureau", explique le secrétaire général de Force ouvrière.

Le comité confédéral de la CSTP-FO a déjà prévu de se réunir le 17 mai pour désigner un secrétaire général par intérim.

 

Emmanuel Macron en Nouvelle Calédonie sept mois avant le référendum

Ne pas interférer tout en pesant de tout son poids ! A l'occasion d'un dernier discours censé clore son déplacement en Nouvelle-Calédonie, le président Emmanuel Macron a promis de ne pas prendre parti lors du référendum sur l'indépendance prévu le 4 novembre tout en soulignant que "la France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie".

"Il n'appartient qu'à nous tous de ne pas faire reculer l'Histoire, que le choix se fasse dans le calme en gagnant chaque centimètre de paix et de concorde", a déclaré le chef de l'Etat, devant le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, les élus, les chefs coutumiers, les représentants de la société civile et les responsables économiques, au théâtre de l'Ile, à Nouméa.

"La France ne serait pas la même sans la Nouvelle-Calédonie", ( ndlr : on nous a dit souvent la même chose de la part des élus de la République en visite, ça fait bien dans le tableau.) a-t-il insisté, en saluant l'engagement du territoire pour la France libre pendant la Seconde guerre mondiale, mais aussi "parce qu'elle est une part de cette France-monde" ( tiens un nouveau mot !)et parce qu'elle "a apporté à toute la France des modèles", dont "celui "d'accepter toute cette diversité".

 

 

La CPS lance tātou, son e-service destiné aux assurés

: https://youtu.be/b-UBeK5dSkA

Depuis le 3 mai 2018, la CPS propose à l’ensemble de ses assurés, l’accès à une plateforme de e-service, baptisée tātou.

Une fois inscrits, les assurés auront accès à leur compte personnel CPS, depuis lequel ils pourront notamment imprimer leur carte d’assuré social, leur relevé de prestations de santés, ou encore leur attestation de régularité, pour les affiliés au Régime des Non Salariés (RNS) souhaitant répondre à des appels d’offre. Ils pourront également consulter le calendrier des paiements effectués par la CPS sur leur compte (prestation familiale, retraite, remboursements maladie etc) en temps réel.

Pour s’inscrire, il leur faudra se présenter à un guichet CPS, muni d’une pièce d’identité en cours de validité (passeport ou carte nationale d’identité), afin de signer le contrat d’adhésion et se voir remettre un code de validation. Cette étape de vérification d’identité est  obligatoire compte tenu des informations accessibles depuis son compte assuré. Avec ce code, ils pourront se rendre sur http://tatou.cps.pf, et y compléter le formulaire d’inscription. Une vidéo tutoriel a été réalisée pour les aider dans ce processus, et est disponible sur la page Facebook tātou.

Ce nouveau service permettra donc aux assurés qui le souhaitent, d’accéder à leurs documents CPS directement de chez eux ou depuis leurs smartphone. Une application mobile est également en cours de développement.

 

 

Le PDG d'Air France démissionne. La voracité des salariés fait des ravages

- À l'issue du référendum organisé à l'initiative de Jean-Marc Janaillac, la majorité des salariés se sont prononcés contre l'accord sur les salaires proposé par la direction de la compagnie française.

Le résultat de la consultation devait être un électrochoc pour sortir de la grève, c'est un choc tout court. Comme il s'y était engagé, Jean-Marc Janaillac, le PDG d'Air France-KLM, présente sa démission après la victoire du non à 55,44 % à la consultation des employés d'Air France sur l'accord salarial proposé pour les quatre prochaines années. La direction d'Air France avait proposé 2 % d'augmentation de salaire pour tous en 2018 puis 5 % au cours des trois années suivantes. Mais l'intersyndicale composée d'une dizaine de syndicats s'y était opposée en lançant une grève fin mars. Depuis, treize journées de débrayage se sont enchaînées. La mécanique est telle que même après le départ du PDG du groupe, les préavis des 7 et 8 mai sont maintenus.

Au moment où la concurrence va être forte Air France enregistre une perte nette de 269 millions d'euros au premier trimestre !.

 

 

 

Jeudi 3 mai 2018

Geffry Salmon a précisé à Nuihau Laurey qui lui vantait ses relations avec l'Etat : 

"Un Etat n'a jamais d'amis mais des intérêts."

 

         

Je t'écoute...                                                                                                                              je n'accepte pas...

 

Editorial

  Mascarade ?   "Non! Il faut respecter la population. On doit accepter celui qui est en face et débattre. C'est cela la démocratie." ont dit les deux candidats. Un mot que ne connaît pas Oscar Temaru.

Face à face réussi entre deux hommes intelligents

Et voilà que vient de se terminer le dernier face à face de la campagne entre Nuihau Laurey ( Tapura) et Geffry Salmon ( Tahoeraa) hier soir sur la Première. Deux hommes qui se connaissent bien, qui ont travaillé ensemble lorsque Nuihau Laurey était du même bord que Geffry Salmon et avec lesquels la discussion est possible, même s'ils sont aujourd'hui en opposition philosophique plus peut-être que politique. Ils ont été bons tous les deux en restant sur leurs positions sans polémiquer. Désormais ce seront les 80.000 abstentionnistes qui feront le " César" de ces élections.

Ah, j'oubliais un non évènement, Oscar Temaru dès l'entrée en lice, s'est assis deux minutes, puis sous un prétexte fallacieux et avant que ne commence le duel, s'est levé et  de sa démarche particulière,s'est écrié : " "je n'assisterai pas à une mascarade" En réalité il n'a manqué à personne, bien au contraire et les deux intervenants ont pu, dans le calme et le respect de chacun,  opposer leurs credo dans un face à face intéressant de par leur qualité et de l'absence du "presque plus" leader du Tavini.

Evidemment les deux journalistes stupéfaits, alors qu'ils avaient donné le même temps de parole aux trois invités sans tenir compte des différences de score, n'en sont pas encore revenus, mais ce sont bien les seuls. Oscar a fait son show se sentant sans doute en état d'infériorité" intellectuellement "par rapport aux deux autres. Il a pris la fuite alors que Moetai Brotherson lui, se serait régalé. La sortie de Temaru n'en a pas fait bouger une, comme dirait Chirac . Mais a fait bouger l'autre, celle des militants du Tavini qui auraient apprécié entendre le président de leur parti les défendre. Hélas...

Geffry Salmon la voix enrayée ( enrouée pour les puristes) par deux semaines intenses d'explications de la politique voulue par le Tahoeraa, plus une petite grippe, peut-être, a tenu tête au Nuihau Laurey que nous connaissons tous. Pas un mot plus haut qu'un autre des deux côtés  mais toujours avec une pointe de perfidie glissée une ou deux fois  dans les réponses de Nuihau Laurey qui ne peut pas s'en s'empêcher et d'humour du côté de chez Geffry qui a comparé la fuite de certains éléments du Tahoeraa vers le Tapura en 2013 aux "Révoltés de la Bounty" dont une grande partie a péri en mer !

Laurey n'a pas démenti qu'une alliance Tahoeraa/Tavini  aurait pu faire perdre pied au Tapura, mais elle a buté sur l'indépendance en préalable. Donc alliance mort-née avant d'avoir commencé puisque Gaston Flosse a refusé tout dialogue à partir de là.

Cela dit, Nuihau Laurey a voulu convaincre que sans le Tapura rien ne va plus, c'était son rôle, si tant est que pour le Tapura le pays  nage dans le bonheur : le tourisme et l'économie aussi. Les électeurs confirmeront où infirmeront ses propos. Il a par ailleurs ruiné au passage le seul grand projet de Temaru : un aéroport international aux Marquises dont la construction, selon lui, prendrait de 5 à 10 ans. Plouf ! Geffry Salmon en a profité pour glisser : A Guam les touristes bénéficient de trois Mahana Beach ! Ils ne sont que 170.000 habitants. Mais ils sont Américains et nous, Français. Mentalités différentes.

L'autodétermination est également venue sur le tapis .Mais Oscar a déjà précisé à plusieurs reprises que le corps électoral serait restreint "pea pea" en perspective à ce moment là. Quant au statut de la Polynésie il n'est pas pour l'instant prioritaire.

Ce que j'ai trouvé choquant, c'est que Nuihau Laurey s'offusque de la campagne du Tahoeraa en faisant référence à ses douze actions prioritaires " je n'accepte pas a-t-il dit, 'l'exploitation de la misère." Dans ces conditions, il n'a jamais dû lire Emile Zola ou Victor Hugo et notamment ce dernier qui a voulu transformer la terrifiante misère de son siècle, en question de morale, humaine et politique . Ce qui lui a d'ailleurs inspiré "Les misérables" et  fait mener une politique et des écrits agressifs contre Napoléon III. Il ne fallait pas ? Et Zola donc, il a axé son combat sur la misère mortifère des travailleurs des mines : Germinal, l'Assommoir etc... Et Flosse ne pourrait pas être ému par ce qu'il a vu dans son pays ? C'est à partir de là qu'il a écrit ses 12 mesures prioritaires, après avoir réuni son bureau exécutif et  avoir soumis le projet de ces fameuses urgences. Il est donc faux de lui coller toujours cette étiquette d'homme qui décide "seul". Mais répété à souhait, ça vous colle à la peau.

Certes Nuihau Laurey a bien tenté de dire que Flosse n'avait pas le monopole du coeur et que le Tapura avait lui aussi sorti ,non pas 12 mesures, mais une centaine de mesures sociales. Peut-être, mais où sont-elles sur le terrain et dans la vie des Polynésiens ? On cherche...

En conclusion pour Nuihau Laurey pas de doute : "Votez Tapura et continuons ensemble"

Conclusion de Geffry Salmon : Votez Tahoeraa pour une Polynésie plus humaine et plus juste.

 

H.

 

 

Ils sont en rouge pas en orange !!!!!

 

Le maire Félix Togoragi sur son trône inspiré du roi Tupou des Îles Tonga qui emmenait toujours le sien dans ses déplacements. Il faudra qu'il grossiste encore d'une bonne dizaine de kilos pour lui ressembler. Il a déjà le fauteuil....et la posture ! Quand ce roi Tupou était venu rendre visite à Gaton Flosse  alors Secrétaire d'Etat de Jacques Chirac pour le Pacifique sud, ce dernier avait été obligé de lui en faire faire un sur mesure, le roi ayant oublié d'embarquer le sien.

Un autre "roi polynésien" Athanase Teiri vient d'être condamné  en appel à un de prison ferme et cinq ans de privation de ses droits civils et familiaux Ses peines ont été alourdies. La royauté se perd à Tahiti... Il ne va rester que des manants !

 

Extrait de la plainte déposée par Yves Conroy

 

Les FAITS

Le 10 avril 2018, un bateau dénommé PURAGA NUI, construit en bois d'une longueur de 52', équipé de 3 moteurs hors-bord de marque Mercury de 400 Ch. chacun, non immatriculé à la Direction des affaires maritimes, a quitté Makemo aux environs de 4h30 du matin pour Katiu, Faite, Anaa, Raroia -Takume, Taenga, Hikueru et Marukau

 

 Le navire PURAGA NUI est la propriété de M. Thomas MAIFANO.

 A bord se trouvaient M. Félix TOGORAGI, maire de la commune de Makemo et tête de la liste du Tapura Huiraatira de la section Tuamotu Est, Mme JoséphineTEAPIK Iépouse TEAKA­ RU11.J 2ème adjoint au maire de la commune de Rikitea 2ème de la liste du Tapura Huiraatira de la section Tuamotu Est et M. Théodore TUAHINE maire de la commune de Hao 3ème de la liste du Tapura Huiraatira de la section Tuamotu Est, 37 autres personnes sont à l'intérieur du bateau avec le maire Félix sur son trône .

 Le bateau  est dépourvu de tout équipement de sécurité et sans n° d'immatriculation PY. Qu'en pense le service de sécurité en mer ?

 Il s'agissait d'une tournée électorale  à Katiu,   à Anaa, départ de Taenga, 37 passagers et 9  ficheElections Territoriales du 22 avril- 6 mai 2018 du Tapura-Huiraatira.

 

 Radio 1 a découvert sur le tarmac l’un des plus gros avion civil au monde, un Antonov 124 qui s’est posé jeudi matin à l’aéroport de Tahiti-Faa’a pour permettre à son équipage de se reposer. Le dernier venu d’un appareil de cette taille remonte à 2014 Imposant !

 

Nouvelle-Calédonie : le «non» à l'indépendance en tête, selon un sondage

  • Par 

Les opposants à l'indépendance devraient largement l'emporter lors du référendum du 4 novembre prochain en Nouvelle-Calédonie, où Emmanuel Macron est attendu jeudi, selon un sondage l'institut local I-Scope en partenariat avec la télévision Caledonia, publié mercredi.

La question qui leur a été posée est celle qui a été arrêtée par les autorités pour le référendum du 4 novembre prochain : "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?".

59,7% des personnes interrogées ont répondu "non" à cette question, 22,5% ont dit "oui" à l'indépendance et 18,8% ne savent pas ce qu'ils voteront. Ce sondage montre un recul du vote indépendantiste (24.4% en 2017) et une progression de celui pour le maintien dans la France (54.2% en 2017) par rapport aux résultats de la même enquête il y a un an.

 

 

 

 

Mercredi 2 mai 2018

Editorial disparu !

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C'est Geffry Salmon qui  va aller se totemiser à l'émision " vrai-faux" et participer au débat sur Première ce soir.

 

Edouard Fritch n'a pas besoin de faire campagne, il est en tête, '(43%) contrairement à Gaston Flosse qui veut renforcer son score du premier tour.(près de 37.000 voix 29,5%) Rien ne l'arrête ni la chaleur, ni la pluie, ni le vent. Il repart au charbon comme au temps de ses premiers combats en faisant du porte à porte tous les jours et des petits meetings de quartier le soir. Un grand meeting est cependant prévu vendredi prochain. On le voit aux mariages, aux enterrements, aux anniversaires partout .il consomme à grosses goulées une volonté exceptionnelle comme une drogue. Il peut remercier ses parents par une prière pour lui avoir fait une si bonne santé.

 

Extrait du compte rendu du conseil des ministres :

Délégation pour le développement des communes : soutien pour des opérations à Faa’a, Uturoa et Hiva Oa

Dans le cadre de la deuxième session de programmation au titre de 2017 des demandes de financements instruites par le service de la Délégation pour le développement des communes (DDC), le Conseil des ministres a adopté un arrêté de subvention d’investissement au profit de la commune de Hiva Oa aux îles Marquises. Ainsi, 3,3 millions Fcfp sur un total d’investissement communal de 4,1 millions Fcfp seront consacrés par le Pays (soit une participation de 80%) à l’acquisition de 2 citernes d’eau qui seront installées dans les villages de Taaoa et de Tehutu, afin de faire face aux besoins croissants de la population.
Le Conseil des ministres a par ailleurs approuvé la prorogation du délai de réalisation de deux opérations au profit de la commune de Faa’a pour les îles du Vent et la commune de Uturoa pour les îles Sous le Vent. Ces deux opérations avaient été programmées dans le cadre de sessions de programmation au titre de 2016 des demandes de financements instruites par le service de la Délégation pour le développement des communes (DDC).
La première opération, menée par la commune de Faa’a, consiste en des études de réfection de la voirie (tranche ferme) pour lesquelles la participation du Pays s’élève à 32,7 millions Fcfp sur un investissement communal de 40,9 millions Fcfp (soit une participation de 80%). Son délai de réalisation est ainsi prorogé jusqu’au 29 août 2018 au plus tard.
La seconde opération, réalisée par la commune de Uturoa, comporte des études de conception relatives à la rénovation du réseau électrique phase 2 de l’aéroport, pour lesquelles le Pays participe à hauteur de 9,6 millions Fcfp sur un investissement communal total de 12 millions Fcfp (soit une participation de 80%). La commune de Uturoa aura désormais jusqu’au 5 novembre 2018 au plus tard, pour terminer son opération.


Pose du câble sous-marin Natitua : régime douanier pour le navire câblier « Ile de Batz »

Le Conseil des ministres a approuvé un arrêté d’admission temporaire en suspension totale de droits et taxes, du navire-câblier « Ile de Batz ». Ce régime douanier a été accordé à la demande de l’Office des Postes et Télécommunications (OPT), pour les besoins des opérations de pose de câbles sous-marins du projet « Natitua ».
Ce projet prévoit le raccordement de vingt îles éloignées de Tahiti au très haut débit afin de soutenir leur développement économique par la technologie numérique. Au total, ce sont plus de 2500 km de câbles qui seront déployés au bénéfice des habitants de ces îles.
Le navire-câblier « Ile de Batz » ne dispose d’aucun équivalent disponible en Polynésie française et est donc plus que nécessaire au projet. Eu égard à la finalité de ce projet, les travaux de pose qui sont attendus sont considérés comme étant d’intérêt général. Enfin, le navire a vocation à repartir hors des eaux polynésiennes une fois sa mission achevée. Telles sont les raisons pour lesquelles, conformément au code des douanes, le régime de l’admission temporaire est assorti d’une dispense d’obligation de cautionnement.

Création d’un nouvel index hybride des transports publics terrestres

Dans le cadre de la délégation de service public relative aux transports publics de personnes par route, le Conseil des ministres a validé la création d’un nouvel index hybride intitulé « Transports Publics Terrestres ». Cet index fait apparaître le poids des principales charges auxquelles les entreprises concernées par ce marché sont confrontées. Sa valeur fera l’objet d’une publication mensuelle par l’Institut de la statistique de la Polynésie française.


Subvention en investissement au profit de l’OPH pour un diagnostic d’opportunité sur la réhabilitation du lotissement Tipaerui


Le ministre du Logement a présenté, en Conseil des ministres, une proposition d’octroi d’une subvention d'investissement en faveur de l’Office Polynésien de l’Habitat pour financer le diagnostic d’opportunité de l’opération réhabilitation du lotissement Tipaerui situé dans la commune de Papeete.
L’Office Polynésien de l’Habitat a pour objectif de réhabiliter les 5 bâtiments du lotissement allant du R+1 au R+3 et abritant 15 logements (2F3, 9F4, 4F4B) dont la réalisation date de 1988. Ce diagnostic d’opportunité va permettre de définir le programme de l’opération, à savoir la réhabilitation ou la démolition de l’ensemble immobilier pour réaliser une nouvelle opération. L’objectif pour l’OPH est d’avoir une estimation précise des coûts des travaux et du délai de réalisation de chacune des options.
Selon les résultats de ce diagnostic, il sera fait le choix d’un programme d’intervention sur la base duquel les études de maîtrise d’œuvre seront lancées. Le coût total de ce diagnostic est estimé à la hauteur de la subvention (2 618 000 Fcfp TTC) Cette opération est financée à 100% par le Pays et sa réalisation est estimée à 3 mois.

Subvention en investissement au profit de l’OPH pour un diagnostic d’opportunité pour l’opération de réhabilitation du lotissement Tetauau
Le ministre du Logement a présenté, en Conseil des ministres, une proposition d’octroi d’une subvention d'investissement en faveur de l’Office Polynésien de l’Habitat pour financer le diagnostic d’opportunité de l’opération réhabilitation du lotissement Tetauau situé à Afareaitu, dans la commune de Moorea.
L’Office Polynésien de l’Habitat a pour objectif de réhabiliter les 14 logements individuels du lotissement (4F3, 6F4, 4F5) et les réseaux VRD, dont la réalisation avait été achevée en 1995. Ce diagnostic d’opportunité va permettre de définir le programme de l’opération, à savoir le diagnostic de l’état existant, ainsi que le diagnostic amiante. L’objectif pour l’OPH est d’avoir une estimation précise des coûts des travaux et du délai de réalisation.
Selon les résultats de ce diagnostic, il sera fait le choix d’un programme d’intervention sur la base duquel les études de maîtrise d’œuvre seront lancées. Le coût total de ce diagnostic est estimé à la hauteur de la subvention (2 000 000 Fcfp TTC) Cette opération est financée à 100% par le Pays et sa réalisation est estimée à 3 mois. Cette opération de réhabilitation a pour objectif de fournir des logements décents avant la mise en accession à la propriété.


Subvention au profit de l’Agence immobilière sociale de Polynésie française (AISPF) pour le financement de son plan d’actions 2018

Sur proposition du ministre du Logement, le Conseil des ministres a validé l’octroi d’une subvention de 300 millions Fcfp en faveur de l’Agence immobilière sociale de Polynésie française (AISPF) pour le financement de son plan d’actions 2018.

Fondée en juin 2008, l’Agence immobilière sociale de Polynésie française (AISPF) est une association de type loi de 1901. L’aide AISPF consiste en la prise en charge des deux tiers du loyer mensuel. Cette aide est ouverte aux familles sous condition de ressources, c'est-à-dire que les revenus mensuels ne dépassent pas un certain seuil, selon que la famille se compose d’un ou de plusieurs membres.

Pour pouvoir bénéficier de l’accompagnement de l’AISPF, les familles en difficulté font également l’objet d’un signalement par les services sociaux, tout en s’engageant sur un projet de vie défini avec l’assistance des services sociaux (service social de la CPS et des circonscriptions d’actions sociales des Affaires sociales du Pays).

Sur le plan du logement, l’AISPF intervient en complément des actions de l’Office Polynésien de l’Habitat et permet de répondre de manière réactive aux demandes de logement de plus en plus nombreuses sur l’île de Tahiti. Cette aide au logement est un départ pour des familles qui sont également orientées vers les dispositifs d’insertion professionnelle proposés par les organismes tel que le SEFI, le CFPA, le GREPFOC et le club Face.

Les logements attribués proviennent de particuliers, après une vérification de l’état de ce logement. La période de location varie de 12 à 24 mois et l’AISPF développe des outils de sécurisation des rapports locatifs et une gestion locative adaptée pour les bénéficiaires de ce dispositif.

En contrepartie de la subvention de 2018, l’AISPF s’engage, dans le cadre d’une convention d’objectifs, à :

 Répondre aux besoins en logement de familles en difficulté, à la hauteur d’au moins 200 logements sur la grande agglomération, permettant ainsi à ces familles d’avoir un accès facile aux services publics dont, notamment, les organismes d’insertion professionnelle tels que le SEFI, le CFPA, le GREPFOC ;
 Accompagner les familles souhaitant s’investir à long terme dans un projet d’exploitation de parcelles agricoles domaniales, environ une vingtaine de familles ;
 Proposer une centaine de logements aux étudiants boursiers n’ayant pu accéder aux dispositifs de logement étudiant de l’UPF ou du Centre d’Hébergements Etudits (CHE).


Mise à jour de la réglementation relative aux infractions de conduite sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants

Le Conseil des ministres a adressé un vœu au gouvernement central, afin de moderniser les textes législatifs et réglementaires applicables en Polynésie française concernant la constatation des infractions de conduite sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants.
Tout d’abord, il apparaît nécessaire de supprimer la notion de dosage lors des examens de dépistage de stupéfiants, puisque c’est le résultat positif ou négatif qui détermine l’infraction.
Par ailleurs, pour sanctionner plus sévèrement le délit de conduite sous l’emprise de l’alcool en récidive, il est demandé d’introduire la possibilité pour la justice de prononcer la confiscation du véhicule.
Cette mesure s’inscrit dans la continuité des modifications récentes du code de la route polynésien, dont les peines ont récemment été renforcées pour les délits les plus graves, comme la conduite sans permis, le délit de fuite, ou le refus d’obtempérer.
La lutte contre l’insécurité routière doit plus que jamais être poursuivie, compte tenu du nombre alarmant d’accidents mortels survenus depuis le début de l’année 2018.



Convention relative à l’éducation entre la Polynésie française et l’État : programmation d’investissement 2018

En application de la loi organique portant statut d’autonomie de la Polynésie française, le projet de délibération portant approbation du projet de convention annuelle 2017 entre l’Etat et la Polynésie française, dans le cadre du financement de la programmation d’investissement 2018 de la Convention relative à l’éducation entre la Polynésie française et l’État du 22 octobre 2016 (2017-2027) a été examiné en Conseil des ministres et doit être soumis à l’Assemblée de la Polynésie française.
 

 

Mardi 1er mai 2018

Gage de bonheur à tous nos lecteurs ce bouquet de muguet

 

 

 

 

 

Pendant que la population et les journalistes s'étonnent et reprochent à Emmanuel Macron d'être aux "Antipodes" (USA et Australie), Paris, une nouvelle fois lutte pour limiter l'insurrection du Ier mai .

 

 

 

La claque en réponse au président Fritch

A Tahiti tout est calme sauf que seuls deux syndicats  la CSTP/FO et le STIP ont répondu à l'invitation du président Fritch  pour la rencontre habituelle à l'emblème de la fête du travail.

 La CSIP, Otahi, O oe to oe rima et A tia i mua ont eux décidé de boycotter non pas la rencontre mais le Tapura. Atonia Teriinohorai de Oe oe to oe rima  considère que cette réunion « n’a aucun intérêt, à chaque fois on fait des propositions mais quand on sort de là, rien n’est fait, donc ce n’est pas la peine ». De son côté Lucie Tiffenat dénonce l’attitude du Tapura qui selon elle « colporte des informations tendant à nous discréditer ».Un président ne devrait pas se comporter comme ça ! Du coup certains syndicalistes ont laissé entendre qu'ils allaient suivre les conseils du Tapura et voter pour le Tahoeraa ! Voire pour le Tavini ! Olé !

 

 

Bonnes interventions sur TNTV hier soir

Capture d'écran TNTV

 

Comptage du temps de parole

 

TNTV a failli avoir un vrai débat mais les journalistes de la chaîne locale n'ont pas laissé les trois" débatteurs" de qualité se confronter : Gaston Flosse, Michel Villar et Teva Rofritsch (toujours très agaçant avec ses mimiques, son sourire narquois à chaque fois que l'un des participants expliquait son programme), ont  à leur tour décortiqué leur feuille de route. Nous n'allons pas revenir sur les arguments de chacun, pour Gaston Flosse, seuls les grands chantiers peuvent fournir de l'emploi aux chômeurs et sortir les 55.000 Polynésiens sous le seuil de pauvreté dont le nombre a augmenté, dans la parfaite indifférence  de Fritch,  d'où son surnom " de président des riches" qui lui colle à la peau.

 Michel Villar, une révélation, cet ancien collaborateur à l'ONU  a affirmé que  ( ndlr)"le machin" était "un arbitre".  Nous avons découvert hier soir, un vrai spécialiste de la question indépendantiste pour casser le " carcan de la France".. "Le bébé doit savoir nager" la première  bouée  sera un référendum. Mais personne ,n'a expliqué, finalement que les grandes élections, comme les élections territoriales, sont un bon marqueur qui place, face à face, l'autonomie et la souveraineté. or, les électeurs ont toujours choisi en grand nombre l'autonomie.

 Car,il est évident que si le Tavini raflait une majorité de suffrages lors de cette élection,(il est à 20,09%) alors oui,  on pourrait se dire que l'indépendance est vraiment dans les tuyaux. Malheureusement pour lui, pas pour nous, à chaque élection, le Tavini  arrive bon dernier. D'où le refus d'Oscar Temaru quand Flosse lui avait posé la question la semaine dernière sur l'organisation d'un référendum sur l'indépendance.

Michel Villar, sentencieux a déclaré " Soyez sûrs que la Polynésie sera indépendante un jour ou l'autre". Cette petite phrase qui soutient le moral des troupes indépendantistes, voilà plus de trente ans que nous l'entendons mais elle aura peut-être du vrai...un jour.

 Quant à Teva Rohfritch,qui était là pour vanter les qualités d'Edouard Fritch, il a scandé, c'est grâce à "notre président" et à "nos cousins de Nouvelle Zélande" des maoris, en insistant lourdement sur la fibre ethnique, que la Polynésie pourra faire un bond en avant en ce qui concerne les investissements.  1500 clés seulement alors que le Mahana Beach vient à bout du manque de chambres avec 3000 clés.

 Gaston Flosse, sans excitation mais avec conviction à préciser s'être rendu à Honolulu pour faire expertiser les plans par les constructeurs américains qui avaient trouvé le projet  "amazing" digne d'un pays à vocation touristique. Il a également dans son dossier, la reconstruction totale de l'aéroport en piteux état dont le plafond peut s'effondrer comme les trottoirs de la capitale et les nids de poule des routes, la route traversière etc...

Il est vrai également que les investisseurs locaux n'ont pas vraiment montré le bout de leur nez dans les projets ou le projet unique du "village tahitien".Accouchement difficile, qui n'a pas grand chose de tahitien si l'on se base sur les photos dans la presse.  Michel Villar que l'on ne peut pas accuser de favoritisme "orange" a dû faire plaisir à Gaston Flosse en vantant la qualité et les compétences du groupe Al Manhal spécialiste connu dans le monde entier pour aider par des prêts de "grandes envergures" les  pays qui en ont le plus besoin et dont personne ne peut nier la respectabilité. Flosse en a rosi de plaisir , enfin quelqu'un qui connaît ce groupe et ne craint pas de le préciser.

Le Côté médecine un instant effleuré, là encore le Tapura n'a pas la cote. Manque de médecins aux Marquises, manque de spécialistes à l'hôpital du Taaone alors que des postes sont vacants,Manque d'oncologues. Et un mépris affiché pour les médecins mal payés de surcroît.

Enfin les journalistes proposaient un second débat sur le statut. Là encore Teva Rohfritsch semblait accuser les débatteurs de parler d'un sujet qui n'était pas d'actualité. A ce moment là il aurait dû accuser les journalistes ayant choisi ce thème et non pas Flosse ou Villar. Le statut de Pays associés n'emballe pas. Flosse est un visionnaire qui voit toujours plus loin que les autres. Il a lancé son bébé qui verra sans doute le jour lors d' une pré-indépendance, juste pour voir si la Polynésie est capable d'assumer cette extra large XXXX autonomie.

Quant à la fameuse stabilité qu'apporte le Tapura selon Rohfritsch ( à coups de subventions et autres cadeaux,) elle risque fort si jamais il était élu, de se terminer en disgrâce fatale.

Bref en un mot comme en cent, Bertrand Parent peut être satisfait il a ouvert le bal en relevant une question d'internaute " quelle relève au Tahoeraa". Sam et Tamara n'ont pas démérité .Pour une fois on a écouté jusqu'au bout. Mais on adorerait voir un débat. Un vrai.

 

 

 

 

Lundi 30 avril 2018

Editorial

Une déferlante "tatamaniaque"

Celle-là c'est quand même la meilleure !

Le Tapura trépigne, pleurniche et se lance dans une déferlante "tatamaniaque" de reproches aux alliés du Tahoeraa ( les syndicats) qui ont osé, quelle impudence, se réunir pour adopter une stratégie de deuxième tour pour  les territoriales au CESC ! Il faudrait presque ouvrir un cordon humanitaire pour poursuivre un combat loyal tant  il est normal, du moins nous le pensions, de s'allier avec des amis ayant la même vision de l'avenir, soit de voir dans quel camp se trouve son intérêt.  Et bien non. Le Tapura dévoile un visage que beaucoup de citoyens ne connaissent pas encore aujourd'hui. Il aurait tous les droits pour aller à la pêche aux électeurs, mais surtout pas ses adversaires !

 Tous les syndicats se sont mobilisés contre la réforme de la PSG  sachant le Tapura majoritaire au premier tour de cette territoriale, atypique à bien des égards. Donc,en cas de victoire de Fritch au second tour, ils se sont réunis au CESC vendredi pour adopter une stratégie commune afin de mobiliser un maximum d'électeurs dans un vote " contre" Une hérésie pour les "rouge"  ! "Poussez-vous et laissez-moi la place",  leur dit le Tapura en quelque sorte dans son communiqué.

 Bien sûr cela ne plait pas, mais pas du tout à ceux qui pensent être les seuls à défendre les intérêts des Polynésiens, C'est l'évidence même n'est ce pas ? Vous en avez eu la preuve pendant cinq ans ? De même qu'en 5 longues années il n'a offert qu'une seule fois à manger aux SDF de la ville et ne leur a offert, toujours en cinq ans, que les moelleux trottoirs défoncés de la capitale pour dormir. Et voilà qu'à  la veille du second tour il leur promet  de leur faire une maison !!!!!. Quant au maire...Vous m'avez compris, il est le roi de la parade inutile ! Le malheur c'est qu'en glissant de la réalité sur le fantasme en gommant la précarité bien réelle du chômage et des "paumés" ou celle d'une réforme dont les syndicats ne veulent pas,  à une précarité et une retraite fantasmée par Raynal le conseiller du président, les syndicats disent "aïta" .

 Ces derniers ont commis le sacrilège de se réunir pour décider d'une stratégie de vote. La politique généralement défait les plus rigides au profit des plus flexibles, ce n'est pas le cas pour ceux qui sont au pouvoir et notamment le président, que les Polynésiens ne connaissent que par le sourire qu'il distribue allégrement . Les syndicats ont choisi. Le malheur c'est qu'ils n'ont pas choisi de soutenir Edouard qu'ils n'ont fréquenté qu'au cours de réunions tenus ou manqués et dont ils ont essuyé le mépris et l'autorité despotique. C'est tout.

Aujourd'hui cependant nombreux sont les personnes impliquées dans la politique auxquelles on déconseille d'aller jeter un oeil sur leur compte en banque pour risque "de virus et de piratage." Nous ne quitterons jamais le cercle vicieux des "salopards" qui consomment leur rage, leur jalousie ou leur mal être, de la même façon que le drogué qui ne voit que la drogue pour soigner sa dépendance. Ce cercle vicieux d'une guerre picrocholine mais dangereuse Tapura/Tahoeraa nous enferme et nous isole. C'est le but.

L'actualité, c'est, osons-le dire, parfois le drame de notre métier. Rien ne sera joué jusqu'au soir du second tour. Il ne faudra pas oublier de se méfier de tout. Notamment des prédictions des gourous toujours aléatoires quand elles concernent l'avenir. Comme d'habitude.

 

 

Exemple à suivre !!!!!!!

La video du mandataire d'Al Manhal, Jean Marc Pujo a été vue à 9h15 ce matin 26.000 fois

 

Courrier :

Bonjour Christine

Si les faits de corruption à grande échelle sont avérés et vérifiés, il faut évincer les auteurs.
Dans chaque compétition, que ce soit en sport ou lors des examens scolaires, lorsqu’il y a tricherie, l’auteur est systématiquement disqualifié.
Qui plus est, les cinq listes qui ont été lésées par cette corruption devraient s’unir pour déposer plainte.
Nous comptons sur G. Flosse pour dénoncer ce manquement à la loi. Déjà, Yves Conroy a porté plainte contre l’achat des électeurs de Huahine par Marcellin Lissan.
Il faudrait que la plainte ne vienne pas seulement du Tahoeraa, car on va encore l’accuser d’être mauvais perdant.
D’autre part, lors d’une réunion TH, vendredi soir, Bruno Sandras et les Legaiyc ont confirmé que notre maire de Papara menace les électeurs et fait régner un climat de peur. Du jamais vu lors des élections.

Super ton éclairage de Jean-Marc Pujo. Je me suis dépêché de le transmettre à mes contacts qui ont souvent des idées préconçues vis à vis de l’islam.
Ma sœur aînée qui vit en France est allée, il y a quatre mois, passer des vacances au Sultana d’Oman. Elle a été enchantée. J’ai vu un reportage sur ce pays dans « échappées belles ». Je confirme que ça n’a rien avoir avec l’islam radical des pays magrébins.
Les gens sont heureux, libres, les enfants sont tous scolarisés, fiers de leur culture et de leurs traditions, accueillants, etc.
Idem pour Abou Dhabi.
Bonne semaine à toi. G.

 

On aime bien Moetai Brotherson mais quand il dit "il faut être honnête avec les gens" on approuve mais on ricane doucement en pensant à tout ce qu'a pu raconter comme bobards son mentor Oscar Temaru . Un grand spécialiste.

 


 

Message de condoléances suite au décès d’Irène Atu

C’est avec une profonde tristesse que le Président Edouard Fritch et le monde de l’artisanat traditionnel ont appris le décès de Madame Irène Taumihau, veuve Atu, survenu ce lundi à l’âge de 77 ans.

Enseignante de profession, Irène Atu s’est reconvertie, dès son accession à la retraite, dans les activités du secteur primaire. En effet, par amour des plantes, elle a créé la fédération « Tiare Rau Te Hono Tini » de Papara, dont elle a assuré la présidence de septembre 2001 à mai 2015.

Egalement passionnée par les « tifaifai », elle a rejoint dans le même temps le regroupement des artisans du Tifaifai – « Te Api Nui O Te Tifaifai », dont elle a assumé les fonctions de trésorière de janvier 2002 à 2018.

Animée par ces deux passions, elle a aussi fondé en 2004 l’association « Te Hono Taraire » de Papara, qui œuvre jusqu’à ce jour dans le secteur de l’artisanat et dans celui de horticulture.

Son investissement remarqué dans le secteur de l’artisanat traditionnel lui a valu d’être élue à la présidence du Comité organisateur des expositions artisanales de la Polynésie française « Tahiti I Te Rima Rau » durant trois années, de 2013 à 2016.

En hommage à cette grande dame de l’artisanat polynésien, le Président de la Polynésie française, le ministre en charge de l’Artisanat et le gouvernement adressent à sa famille et à tous ses proches leurs plus sincères condoléances.


 

 

Dimanche 29 avril 2018

 

Un des nombreux parcs de la très belle ville  d'Abu Dhabi construite dans le désert

 

Le mandataire financier du groupe  Al Manhal monte au créneau

Le mandataire du groupe financier international d'Abu Dhabi, Al Manhal, Jean Marc Pujo, un Français, vient d'adresser une video à tous les Polynésiens afin de barrer la route aux "fake news" qui ont un temps circuler sur les réseaux sociaux et pour rassurer le bon sens des citoyens, afin qu'ils comprennent que ce prêt, peut transformer la Polynésie et leur vie. Tous les pays empruntent à ces groupes dans le monde afin de développer leur pays.

Il en explique aussi le remboursement sans douleur et la manière dont le Pays pourra se développer. Il promet également qu'avec le nouveau développement que connaîtra la Polynésie, le taux de chômage sera égal à zéro car  personne ne peut douter que l'on fait beaucoup de choses bénéfiques avec 500 milliards  qui n'iront pas dans la poche du futur président du Pays mais sur une banque  qu'ils contrôlent.

Il ne manque pas de préciser également que le groupe Al Manhal ne jette pas son argent par les fenêtres qu'il surveillera et aidera la concrétisation des investissements de très près. Il ajoute encore dans cette vidéo postée sur les réseaux sociaux que la corruption ne sera qu'un loup garou défunt et qu'il est inutile de faire peur aux Polynésiens.

Le président de la République Emmanuel Macron lui même s'est rendu à "Abu Dhabi la magnifique" non pas pour faire du tourisme mais pour voir avec les Arabes  les avantages qu'il pouvait retirer pour la France de ces rencontres.

 Or, les Polynésiens auront là une chance inouïe d'avoir des routes sans nids de poule, de beaux hôtels, un aéroport tout neuf, un beau musée pour faire admirer leur culture etc.. et des emplois pour plus de 15.000 chômeurs. Le remboursement se fera dans les règles qui ont cours dans tous les pays où le groupe concède des prêts. Finalement qu'est ce qu'on risque, sinon une Polynésie api, propre, moderne,dynamique et heureuse. La ville est sale, les façades lépreuses, les poubelles puent et c'est la capitale. Le tourisme piétine, les traditions ne sont pas  suffisantes comme atout.

Bref, c'est aux Polynésiens les plus déshérités de choisir dans un sursaut de survie. Les nantis et le Tapura des riches ont déjà tout ce qu'il faut à leur propre bonheur. Quittons le cercle vicieux de l'assistanat d'Etat et que la Polynésie vole de ses propres ailes pour être fière de son autonomie dont elle ne s'est jamais servie jusqu'à aujourd'hui puisqu'elle n'en a pas les moyens. Demain sera peut-être un autre jour. Vous avez une semaine pour décider de votre avenir.

 

Le centre administratif et économique d'Abu Dhabi où sont regroupées toutes les administrations afin de ne pas courir dans toute la ville

 

Ci-dessous deux passages de cette vidéo  


Pas de mosquée en Polynésie : on ne vend pas de religion !

Il n’y aura pas de mosquée en Polynésie, le groupe Al Manhal est implanté à Abu Dhabi et Dubai, villes où des gens du monde entier vivent sans restriction et pratiquent la religion qu’ils veulent. Les femmes là- bas ont les mêmes droits que les femmes polynésiennes et peuvent se balader en short sans problème. Al Manhal fait du business et ne vend pas de religion. Jamais Al Manhal ne financera la construction d’une mosquée sur le Fenua.

 Nous avons parlé à presque tous les principaux groupes politiques et personne ne remet en doute ni la qualité de l’investisseur, ni ne critique ce qui est proposé. Nous voulons travailler avec toutes les bonnes volontés.

Le seul qui critique Al Manhal, c’est le Tapura.

Le problème c’est que c’est aussi le seul qui a toujours refusé, pendant deux ans, de discuter, et qui ne sait donc rien mais qui vous a menti pour éviter d’expliquer pourquoi il n’a jamais voulu écouter la proposition du seul investisseur capable actuellement de financer tous les projets et de donner du travail à tout le monde sans attendre.

Ce financement est disponible depuis plus de 2 ans alors que des dizaines de milliers de gens espèrent du travail et que beaucoup d’entre vous n’ont pas de quoi acheter à manger.

 

La Polynésie aura les moyens de rembourser sans taxes supplémentaires

La Polynésie aura les moyens de rembourser, il n’y aura pas de taxe supplémentaire et vous, vos enfants et petits enfants vous n’aurez rien à payer pour ça.

 Pour construire Abu Dhabi et Dubaï ils ont inventé, il y a près de 40 ans, un système de financement qui leur a permis de faire naître les villes que l’on connaît aujourd’hui mais aussi de faire des investissements dans le monde entier pour autofinancer les projets et payer l’entretien des infrastructures.

Monsieur Suhail Al Dhaheri est un de ceux qui gèrent ce fond d’investissement.

Il a bien étudié l’économie de la Polynésie et a été touché par la détresse de la population. Il souhaite venir en aide au peuple polynésien en apprenant à la Polynésie à refaire ce qui a été fait là bas.

 

 

 L’ancien ministre des Outre-mer Bernard Pons vient de sortir ses mémoires Aucun combat n’est jamais perdu. Visites au fenua, première rencontre avec Gaston Flosse, qu’il a nommé secrétaire d’État du Pacifique, et Oscar Temaru..., l’ancien secrétaire général du RPR revient sur sa carrière politique. Extraits choisis de ce livre.

 



Retour sur le passé


Bernard Pons a été ministre des Territoires et Départements d'Outre-Mer sous le gouvernement Chirac du 20 mars 1986 jusqu’au 10 mai 1988. Venu deux fois en Polynésie française, il a eu comme secrétaire d'Etat chargé du Pacifique Sud Gaston Flosse.
Bernard Pons est celui qui a mis en place la première loi de défiscalisation spécifique à l'Outre-Mer. Mais dans le Pacifique, il est surtout connu pour avoir préparé un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie. le « statut Pons ». Son redécoupage est en défaveur des indépendantistes par les indépendantistes, ceux-ci appellent donc au boycott du scrutin qui doit entériner ce nouveau statut. Le FLNKS décide alors de relancer les occupations pacifiques de gendarmeries.
Le 22 avril 1988, cette action dégénère à Ouvéa. Le 25 avril, Bernard Pons, ministre (RPR) des DOM-TOM est dépêché en Nouvelle-Calédonie par le gouvernement. L’assaut dégénéra et se terminera tragiquement.
Retrouvez ci-dessous des extraits de « Aucun combat n’est jamais perdu », où Bernard Pons revient sur sa carrière politique.

La politique du gouvernement « catastrophique » dans le Pacifique
Il fait sa première visite au fenua en tant secrétaire général du RPR, parti de Jacques Chirac. « Si la politique du gouvernement était désastreuse en métropole, outre-mer elle était véritablement catastrophique, en particulier dans le Pacifique, et spécialement en Nouvelle-Calédonie où, depuis 1981, représenté par les hauts-commissaires successifs, le gouvernement conduisait une politique d’abandon de l’État de droit.
Je connaissais bien le sentiment de nos amis, à travers les comptes rendus que me faisaient nos parlementaires Jacques Lafleur et Dick Ukeiwé, mais il était indispensable que je me rende sur place. Je partis donc, le lundi 18 novembre, pour un long voyage dans le Pacifique qui devait me conduire d’abord en Polynésie, puis à Wallis-et-Futuna, pour se terminer en Nouvelle-Calédonie. »

 

Bernard Pons et le Comsup le 2 mai 1986.

Arrivée au fenua en novembre 1984
"À mon arrivée à l’aéroport de Papeete, tradition oblige, dès ma descente d’avion je croulais sous les colliers de fleurs de tiare, l’emblème national, que les militantes du Tahoera'a huira'atira, parti politique d’inspiration gaulliste que présidait Gaston Flosse, me passaient autour du cou en m’embrassant, en me disant avec l’accent caractéristique de la Polynésie: «Ia ora na, Bernard». Après un tel accueil, on ne peut qu’aimer la Polynésie et les Polynésiens. Comme toujours, Gaston Flosse avait bien fait les choses, et le comité qui me recevait emplissait tout le hall de l’aéroport.
Flosse est un pur Polynésien, né à Rikitea, dans l’île de Mangareva. Après des études secondaires brillantes, il devint agent d’assurances et s’installa dans la commune de Pirae, dont il fut élu maire en 1965. (...)
En quittant l’aéroport de Papeete, je savais d’avance que le programme serait chargé. Il le fut. Toute la journée fut consacrée à la rencontre des principales personnalités de la Polynésie, administratives, religieuses, politiques, et c’est complètement épuisé que je terminai en participant à un grand rassemblement du Tahoera’a. »

Escale aux Marquises
"Le lendemain matin à 6 heures, départ dans un petit avion monomoteur avec Gaston Flosse, son adjoint Jacky Teuira et le pilote, pour les îles Marquises, à 1 400 kilomètres. L’avion étant trop petit pour une telle distance, il était prévu une escale dans l’atoll de Takapoto, à 600 kilomètres, pour faire le plein. Vers 10 heures, atterrissage à Takapoto, sur une piste minuscule, au milieu des cocotiers, avec au fond un seul et simple hangar. J’étais heureux de m’extraire de cette boîte à sardines pour me dégourdir les jambes, mais inquiet car il n’y avait ni station-service, ni camion-citerne. Goguenard et en pleine forme, Gaston me dit : « Ne sois pas inquiet, Bernard, ici, on fait tout à la main.» En effet le pilote, aidé par Jacky Teuira, fit rouler vers notre avion plusieurs fûts d’essence, sur lesquels ils branchèrent une pompe à main pour faire le plein. Nous repartîmes aussitôt, pour atterrir en fin de journée à Hiva Oa, l’une des deux plus grandes îles des Marquises.
Après un nouvel accueil sous les fleurs de tiare et la réception à la mairie, je souhaitai me recueillir dans le cimetière de Atuona sur les tombes voisines de Brel et de Gauguin. J’ai passé un long moment de paix dans ce petit cimetière, dans la fraîcheur du soir. J’avais tenu à m’incliner particulièrement devant la tombe de Jacques Brel car, si j’avais beaucoup admiré sa carrière, aimé sa poésie et sa voix, la fin de son existence m’avait bouleversé. Se sachant atteint d’un cancer du poumon, il s’était retiré sur cette île de Hiva Oa pour continuer son œuvre, mais aussi pour aider les autres. Maître en navigation et adorant la mer, il avait vendu son voilier, l’Askoy, à deux jeunes Américains, et sa compagne Maddly Bamy lui avait acheté un avion bimoteur Beechcraft Twin Bonanza qu’il avait baptisé «Jojo », en souvenir de son vieil ami disparu en 1974, Georges Pasquier. Il avait vite appris à piloter, pour se mettre au service de toute la population de l’archipel et plus particulièrement des religieuses de l’école Sainte-Anne, retrouvant ainsi ses racines chrétiennes. La nuit tombe très vite aux Marquises et c’est sous les étoiles que je quittai les sépultures de Brel et de Gauguin pour rejoindre mes hôtes.
Gaston Flosse, infatigable, ne s’arrêtait jamais. La soirée fut consacrée à un rassemblement avec les élus de Hiva Oa, mais aussi ceux de Tahuata et de Fatu Hiva, venus à bord de leurs speed boats, petits bateaux à fond plat et gros moteurs hors-bord, avec lesquels ils se déplacent par tous les temps entre les îles. Après un bon sommeil dans une maison amie, départ le lendemain matin, toujours avec notre petit avion, pour Nuku Hiva, la capitale administrative des îles Marquises, afin d’y saluer le chef de la subdivision, représentant le haut-commissaire, puis participer à une réunion en compagnie des élus. En fin de soirée, grande réunion."

Rencontre avec Oscar Temaru
« Ma dernière journée en Polynésie fut consacrée à de multiples rendez-vous politiques, et surtout à ma rencontre avec Oscar Temaru, président du mouvement indépendantiste Tavini huira’atira.
Je le connaissais à travers les nombreux articles de presse que j’avais eu l’occasion de lire à son sujet mais ne l’avais jamais rencontré. De taille moyenne, râblé, il donnait une impression de force et de solidité. Il était vêtu d’un léger pantalon de toile et d’une chemise verte à fleurs blanches, le col largement ouvert. Une chevelure abondante, déjà grisonnante, surmontait son visage souriant bruni par le soleil. L’homme était sympathique et l’entretien fut direct. Oscar Temaru était indépendantiste depuis son engagement à seize ans dans la Marine nationale et son service en Algérie dans les années 1960, et il le resterait jusqu’à la fin de son existence.
Homothétique de Gaston Flosse pour son amour et sa connaissance de la Polynésie, il était à l’opposé en ce qui concernait l’évolution de son statut. Au cours de notre entretien, il m’expliqua son cheminement, sa détermination et sa volonté de faire avancer les choses sans recourir à la violence. En le quittant, j’avais la certitude que l’opposition au Tahoera’a était bien implantée et que Gaston Flosse avait en face de lui un adversaire à sa mesure.
J’arrivais au terme de mon premier séjour en Polynésie. Il y en aurait beaucoup d’autres. Je venais de découvrir le Pacifique et j’étais reconnaissant à Flosse d’avoir, sur les cinq archipels, choisi celui des Marquises pour me permettre de comprendre l’immensité, la diversité et la complexité de ce territoire, polynésien et français à la fois. »


Balladur dit non à un ministère d’État pour l'Outre-mer
"C’est le 20 mars 1986 que le gouvernement fut constitué. Dans la matinée, Chirac me téléphona pour me dire qu’il avait un problème avec le titre de ministre d’État qu’il m’avait affirmé vouloir donner au portefeuille de l’Outre-Mer. Il avait l’intention, me certifia-t-il, de donner le titre de ministre d’État à trois ministres: Balladur à l’Économie et aux Finances, André Giraud à la Défense, et moi à l’Outre-Mer, mais Balladur s’y opposait : « Dès que j’en ai parlé à Édouard, il m’a fait une grosse colère et m’a menacé, s’il n’était pas seul bénéficiaire de ce titre, de ne pas participer au gouvernement. Tu comprends ma situation, Bernard !» Je la comprenais parfaitement, car il y avait longtemps que j’avais théorisé, bien avant Pasqua, la fameuse formule: «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.»
Je n’ai jamais eu un ego débordant, et cette péripétie ne me fit ni chaud ni froid. J’en étais un peu contrarié pour les élus et pour les habitants de ces départements ou territoires français éloignés de Paris, qui auraient certainement interprété l’attribution de ce titre à leur ministère de tutelle comme un signe de reconnaissance et d’intérêt. Par ailleurs, dans les futures négociations interministérielles, un titre de ministre d’État, en particulier face au ministère du Budget, n’aurait pas été négligeable. Mais déjà, pour l’ensemble de l’outre-mer, passer d’un secrétariat d’État à un ministère de plein exercice, septième dans l’ordre protocolaire du gouvernement, qui plus est doté d’un secrétariat d’État pour le Pacifique, c’était une belle promotion, un signe important de l’intérêt que le chef de la nouvelle majorité portait à ces questions. "

 

De Flosse à Temaru : l’ancien ministre Bernard Pons livre ses souvenirs

"C'est ce que je dis à Gaston Flosse"

 

Samedi 28 avril 2018

 

Photos Tahiti infos

Fin de la présence du groupe Union pour la démocratie (UPLD) à l’assemblée de la Polynésie française qui aura vécu depuis 2004, puisque les candidats du parti indépendantiste vont se regrouper au sein d’un groupe qui s'appelera évidemment Tavini . Moetai Brotherson en sera probablement le président si Oscar Temaru lui passe le flambeau.

 

Editorial

Devinez qui vient dîner ce soir ?

C'est le titre d'un très bon film et qui colle à ce petit (enfin façon de parler) génie de la communication,  Moetai Brotherson, qui a dû, en plus, entreprendre de changer son look de "gros nounours" en maigrissant à grande vitesse. Dommage, on aurait pu l'appeler : "monsieur tout confort !"

 Décidément cette élection n'est pas comme les autres. Elle aura changé bien des gens. Et son Facebook ayant paraît-il atteint les 5000 lovers, il lance un jeu dont le gagnant aura l'insigne honneur d'aller dîner, avec, en face de lui le "boss" du parti indépendantiste, la nouvelle star, qui lui permettra de supporter le désespoir de sa vie en votant Tavini bien sûr !

 Mais...je suis un peu déçue... Et oui, car en bon maohi, au lieu de proposer au gagnant un chao men, plat typiquement chinois, il aurait dû lui proposer  un bon "fafaru", le plat haut de gamme local avec une bouteille millésimée "Eau de mer de Faaa". Je suis sans doute trop exigeante !

 

Edouard Fritch( a amélioré ses "dons" en nourriture puisqu'il offre, par le biais de ses dévoués collaborateurs des sacs de riz. Lui, en haut de l'Olympe où il entend bien garder son fauteuil, surveille la distribution. Car tout le monde n'y a pas droit. Attention à l'orange qui se cache parfois sous le rouge pour avoir le droit de manger à sa faim.

En fait, Fritch aurait pu être le Bernard Kouchner de Tahiti. Mais ce dernier portait un sac de riz de 25 kgs sur son épaule, comme Jésus portait sa croix. Qu'il se rassure Gaston Flosse n'irait pas jusqu'à le crucifier. Encore que... Et si Edouard allait jusqu'au bout de sa distribution de riz,en y ajoutant des petits poulets rôtis de chez Champion ( 900 Frs seulement pub gratuite) il battrait au poteau Moetai sous les applaudissements du Haut commissaire Bidal ! Car dégustation immédiate : donné, mangé !

Nicole Bouteau     la divine, aurait pu proposer un voyage gratuit Tahiti/Los Angelès sur French Bee, au courageux qui gagnerait le plus long baiser de son mandat sans que son pompier préféré ne vienne éteindre le feu du téméraire.

Jean Christophe Bouissou    pourrait faire le pari d'un colin maillard avec Gaston Flosse, le premier arrivé aurait droit à une bouteille de "killer".

Gaston Flosse,    lui, pourrait revêtir une robe de bure et s'agenouiller devant celui qui voulait l'envoyer dans les choux en lui proposant la botte... de choux bien sûr, non, non, pas  à l'oeil, il pourrait encore être accusé de "corruption" mais à 100 balles. Un chiffre qu'il affectionne.

 

Geffry Salmon    pourrait faire le tour de l'île dans un bus décoré de feuillage et de fleurs odorantes avec Edouard Fritch son ancien copain. Le technicien du Tahoeraa aurait ainsi tout le temps de lui faire la morale et de lui dire " Edouard en souvenir de nos années de bonheur, laisse tomber la politique et ouvre une boutique à l'américaine  "tout à 100 Frs."

 

Oscar Temaru   pourrait défier à la course Gaston Flosse son adversaire chéri pour voir lequel a le plus de souffle pour poursuivre la campagne. Sur ce coup là il est téméraire. Sandra levy Agami sur ses hauts talons, tiendrait le foulard bleu barré d'orange pour l'abaisser d'un geste rapide, signal du départ aux deux coureurs portant le plat de fafaru.

Dominique Morvan    pourrait grimper à un cocotier avec son agilité habituelle et crier " je cherche un vrai journaliste qui veut rompre le pain avec moi", une bise au gagnant, sans risques !" !

 

Vous voyez, comme Moetai pourrait faire des émules au lieu de rester le nez plongé dans paperasses, comptages et tout et tout. Qui sera champion dans le jeu que propose le roi de la com ? Mais au fait quel jeu ?

 

 

Le Tavini doit savoir que 74% de l'économie polynésienne vient de l'Etat.

Selon l'IEOM, les 422 milliards de francs cfp dépensés en 2015 par l'État, l'Armée, le Territoire, les communes ou la CPS représentent les trois-quarts de toute la richesse polynésienne. Il faut peut-être y réfléchir...tout de même.

 

 

Vendredi 27 avril 2018

 

Editorial

Que font "les vrais journalistes " dans le silence des agneaux ?

Je pose la question à mes confrères, les vrais comme dit Dominique Morvan, pas les rigolos sur les blogs qui se veulent comiques mais qui n'en ont pas le talent. Alors, que font les journalistes quand ils sortent d'une conférence de presse : télé, radio et presse écrite ? Ils rapportent les propos des hommes politiques qui les ont invités. En télé ils font des raccourcis, en radio ils les font parler et en presse écrite, ils rapportent  ce qu'on leur a dit et commentent, comme le fait Bertrand Prevost dans son édito de la Dépêche et moi-même sur Tahititoday, ce qui leur semble le plus important avec leur perception propre et parfois opposée. C'est le pluralisme de l'information.

Les journalistes n'ont aucune tendresse pour les " fake news"qui ne sont pas une denrée appréciée, mais il arrive que l'on nous en donne en pâture or quand on a dans une rédaction, plusieurs journalistes pour aller  décortiquer le vrai du faux, c'est plus facile pour le rédacteur de rectifier le tir surtout en période électorale. Mais quand la  " Première" tait  de graves errements  c'est juste intolérable, du genre :  les négociations avec le tavini ont capoté  Gaston Flosse proposait un préalable de "Pays associés". Ce qui est faux. De toutes manières le Tavini savait au départ qu'il ne pouvait pas y avoir de fusion et l'avait dit. "Bisounours" ou Oscar, je ne sais plus lequel, a bien spécifié sachant que c'était impossible  : préalable "l'indépendance  et la décolonisation, via l'ONU" Fermez le ban ! Mais si un jour Flosse lassé, décide de virer sec, le Tahoeraa deviendra peut-être un allié très important à reconsidérer. Non, non j'affabule !

Tahititoday est un média libre. Pas de businessmen pour le sponsoriser, pas d'hommes politiques non plus pour lui forcer la main. Il écrit ce qu'il pense être juste. Il critique ce qui lui semble ne pas l'être y compris au Tahoeraa.  Dans ce petit microcosme ou les plus nuls se prennent pour des cadors talentueux à l'imagination infinitésimale, il vaut mieux rester le plus loin possible de ces nuisibles bestioles. Bref, revenons à nos moutons et à la conférence de presse de Gaston Flosse qui n'a pas fait dans la dentelle en mettant en garde les autorités sur les esprits en surchauffe concernant les multiples irrégularités commises par le Tapura.

 

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C'est l'époque. Le premier round des recours et du boulot pour la justice. Dès lors, nous nous retrouvons dans le merveilleux village de Clochemerle.. Tenez à Huahine par exemple,  on trouve un recours en annulation des élections territoriales dans les 8 sections de la commune déposés auprès du Conseil d'Etat. La confiance ne règne pas ! Mais les motifs sont nombreux et les plaintes au pénal sont en cours auprès du procureur de la République pour  menaces de perte d'emplois, distribution d'essence au plein,distribution de cartons de poulets,( les malheureux poulets ont dû vivre une véritable hécatombe) et pour changer entre les deux tours ce sera des " côtes de boeuf" ! Une délicate attention qui ferait plier de rire nos confrères métropolitains. Mais la Polynésie, c'est grandeur nature, le village d'Astérix et Obélix et les Polynésiens, comme eux, festoient pendant la période électorale non pas en mangeant du sanglier mais plus simplement et sans fatigue poulets et côte de boeuf largement offerts. L'estomac avant l'intellect. Dieu merci le ridicule ne tue pas, sinon les "vrais journalistes" comme l'a dit Dominique Morvan hier à la télévision en faisant le distingo, merci, passeraient leur temps à mourir en relevant toutes ces habitudes.

 

Cela dit Gaston Flosse a donc dénoncé les manoeuvres portant atteinte à la liberté et à la sincérité du scrutin, ce dont visiblement tout le monde se fiche, et même si par trois fois les responsables du Haut commissariat ont assisté à l'ouverture illégale de l'urne au bureau de vote de Fare par le président du bureau lui-même ou quand le maire de Bora Bora ( le despote) a viré sans ménagement la déléguée Tahoeraa qui essayait de lui dire qu'il n'était pas légal de faire voter ses administrés sans pièce d'identité.  On est à "ClocheBora". C'est à la bonne franquette ! Mais maire ou pas, il risque gros si nous sommes toujours dans un pays de droit car  les assesseurs ont noté les numéros d'électeurs et le nom de toutes les personnes votant allègrement sans pièce d'identité ..et parfois même avec une carte CPS ( comme si en métropole on pouvait voter avec sa carte de sécurité sociale !)

 Le Tahoeraa, tout comme le Tavini, a bien tenté de rappeler aux contrevenants la loi électorale mais le maire de Bora Bora a rétorqué que les personnes qui venaient sans papiers ne représentaient qu'un faible pourcentage des électeurs. Fermez le ban. Et les troubles de vote se sont amoncelés jusqu'à voir le maire Gaston Tong sang venir personnellement expulser la déléguée du Tahoeraa du bureau de vote N°2 qui à son goût, "protestait trop fort". Le procureur a été saisi, le très "efficace"Haut commissaire aussi,(celui-là on ne le regrettera pas, il ne tient pas la comparaison avec Lionel Beffre) mais on assiste pour le moment au silence des agneaux...

Un moment savoureux car le peuple reste une énigme. Il n'existe pas en politique d'imagerie d'Epinal où les corrompus sont du côté du Tahoeraa et le Tapuna virginal, plein d'une sagesse millénaire doté d'une essence inaltérable de propreté moral. C'est ainsi que nous avons redécouvert pendant cette conférence de presse qu'Edouard Fritch avait été condamné à 2 millions d'amende pour prise illégale d'intérêts en 2016 et toujours renvoyé en correctionnelle pour détournement de fonds publics , que la tonitruante sénatrice qui doit bien amuser ses collègues du Sénat, Lana Tetuanui, une voix comme on en trouve même plus à Marseille (sur le port) condamnée à 6 mois de prison avec sursis pour "abus de bien social en 2012". Son mari Cyril : 2 ans d'inéligibilité et I an de prison ferme, 8 mois avec sursis, motif, "trafic d'influence et favoritisme",et le fameux Marcelin Lisan : condamné à un million d'amende pour "détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts" en 2017 etc...etc... Alors il faut peut-être arrêter de focaliser sur Gaston Flosse qui a payé sa dette à la société et file droit dans ses bottes  sans le moindre écart. Il en a pris assez dans les gencives ou ailleurs pour se permettre de dénoncer à son tour les dangers de la politique et les errements de ses adversaires qui ne se cachent même pas,et qui, selon un fonctionnaire du Haut commissariat "prêtent à rire mais pas à punir". Vive la République ! Reste qu'aujourd'hui si l'on fait un décompte,c'est autour d'Edouard Fritch que l'on retrouve les plus grands disgresseurs. Qui peut dire le contraire ?
 

Les grandes élections polynésiennes sont une nouvelle illustration de la médiocrité qui se maintient " stable". Entre les millions distribués par le biais de subventions comme jamais, entre le droit républicain bafoué dans les bureaux de vote, entre la liste des condamnés réunis sous une bannière rouge etc... on peut considérer que la grandeur du journalisme est de nous taire comme sur la Première. Ce que Tahititoday ne sait pas faire.

Pour un peuple, la disgrâce historique c'est d'en venir à ne supporter ni ses maux ni leurs remèdes. Mais que dire lorsque le peuple choisit pour remède la cause même de ses maux comme au premier tour des élections territoriales de 2018 ?

Finalement Oscar Temaru et Moetai Brotherson n'ont pas tort de tacler tous ces hommes politiques puisqu'il n'y en a pas un pour racheter l'autre. Cependant le Tavini n'est pas exempt de défauts politiques. Il n'en a qu'un,à notre connaissance, mais exemplaire :  "la rouerie" dont il faudra toujours se méfier. Gaston Flosse y a encore goûté il y a quelques jours.

 

 Quant à Fritch, il a intérêt, s'il est élu, à défroquer le rouge en le passant au blanc. C'est plus gouleyant et comme pour le bon vin il devra goûter la sècheresse ou la douceur, le fruité, la fraîcheur, la puissance et la délicatesse de ses choix. Mais encore justement faut-il savoir choisir ! Ce qu'il n'a jamais prouvé jusqu'à aujourd'hui.

N'ayez crainte il y en aura pour tout le monde au Tapura

 

NB ; je dois dire pour être tout à fait franche que je n'ai pas épargné Edouard Fritch depuis sa fameuse rupture d'avec son père spirituel dans mes commentaires, mais qu'il a encaissé sans jamais une fois me reprocher les critiques de Tahititoday en respectant la liberté d'expression.Ce dont je le remercie quand même.

 

Voici la plainte adressée au procureur de la République sur les agissements du maire de BoraBora

 

 

New York en tête des vols long-courriers
Top 10 des destinations pour des voyages lointains, selon Pinterest . Pour la Polynésie française il faudra encore attendre !!!!


1. New York
2. Japon
3. Inde
4. Bali
5. Guadeloupe
6. Los Angeles
7. Cuba
8. Canada
9. Sri Lanka
10. Brésil
Côté destinations lointaines (c'est-à-dire, à plus de quatre heures de vol), New York se hisse sur la première marche du podium, suivie par le Japon (2e) qui grimpe de quatre places par rapport à l’année dernière. En 2018, la France fête d'ailleurs le 160e anniversaire des relations diplomatiques avec le pays du Soleil-Levant, si vous aviez besoin d'un prétexte. On reste en Asie avec l’Inde qui attise la curiosité des Français en se classant à la troisième place. Puis cap pour l’Indonésie (4e), particulièrement appréciée pour de longs voyages notamment à Bali, célébrée pour sa sérénité. La Guadeloupe, malgré les ravages des tempêtes en fin d’été dernier, s'installe à la cinquième place, suivie par la côte ouest américaine avec Los Angeles. On reste du même côté du globe en poursuivant avec Cuba (7e), et le Canada (8e), toujours appréciés des Français. Le Sri Lanka (9e) pour une expédition dans les pas de Bouddha et le Brésil (10e), dont le style de vie attire toujours malgré les remous politiques.


 

 

Remarque pertinente d'un fidèle lecteur :

Suite au film sur la » Premiere » hier soir concernant les dangers de « respirer dans les avions »
Je porte a votre connaissance que les 787 d’air France ne puise plus les huiles dans les moteurs pour l’aération des passagers CQFD je pense que le directeur local d’Air France aurait pu apporter un démenti.
Roule-t-il pour la concurrence ! . Je conçois qu’il faut matraquer Air France pour faire marcher la Cie locale . Léon.

 

NB Rappelons qu'Oscar Temaru a refusé la proposition de Gaston Flors lors de leur rencontre à savoir demander à la France d'organiser un référendum sur l'avenir de la Polynésie : indépendance ou autonomie. On remarquera quand même que c'est l'autonomie qui l'emporte dans ces élections.

On a pu lire que " Gaston Flosse faisait feu de tout bois " Ce serait grave s'il ne le faisait pas entre deux tours  d'une élection aussi importante que les territoriales tout de même !!

Churchill : Comité : Un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait ! "

Réponse d'Oscar Temaru à JC Bouissou dans une interview télévisuelle : Monsieur le ministre est un fin démagogue, un fieffé menteur puisqu’il n’y a jamais eu d’alliance. Il faut que les gens se rendent compte : la politique est un combat d’idées, pas un combat de coqs.  Nous avons dit qu’on n’allait pas s’allier avec qui que ce soit. Il y a deux mois, j’ai été invité par le syndicat pour la promotion des communes à Pirae où il y avait également le président du gouvernement et ses ministres. Je sais ce qu’il y avait derrière tout ça : une possible adhésion au Tapura. Je leur ai fait comprendre le combat que nous menions depuis une quarantaine d’années. Le droit international reconnu à tous les peuples : à l’autodétermination, à la souveraineté du peuple mā’ohi quand on sait que nous avons un pays soi-disant autonome alors que les élections dépendent de décisions qui viennent de Paris. C’est Paris qui décide à quelle heure on peut aller manger, à quelle heure on peut aller dormir ]


Emmanuel Macron a accordé un entretien à La Nouvelle revue française autour du thème du "romanesque" dans le monde politique. "Les Français sont malheureux quand la politique se réduit au technique, voire devient politicarde. Ils aiment qu’il y ait une histoire. J’en suis la preuve vivante!", assure notamment le chef de l'Etat. Et modeste avec ça !

 

Au tribunal administratif ce matin cinq dossiers : tous rejetés . Allez hop !

Par une requête, des mémoires et des pièces enregistrés les 12 janvier 2017, 9 février 2018, 16 février 2018 et 27 février 2018, l’association syndicale du lotissement les Mamaia, représentée par Me Eftimie-Spitz, avocate, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 2 novembre 2016 par lequel le ministre de l’équipement, de l’aménagement et des transports intérieurs de la Polynésie française a approuvé le dossier relatif aux 4 lots n°123 à 126 et les parties communes comprenant des accès et des espaces verts formant la 2ème phase du lotissement Mamaia 3 extension 2 sur le territoire des communes de Faa’a et Papeete ;
2°) de mettre à la charge de la Polynésie française une somme de 150 000 F CFP au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Jean Yves Le Tallec président du TA a décidé  :

Article 1er : L’arrêté du 2 novembre 2016 du ministre de l’équipement, de l’aménagement et des transports intérieurs de la Polynésie française est annulé en tant qu’il approuve le dossier des lots n°125 et n°126.

Article 2 : La Polynésie française versera à l’association syndicale du lotissement les Mamaia la somme de 150 000 F CFP au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions de la SNC JB Le Caill et Cie présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l’association syndicale du lotissement les Mamaia, à la Polynésie française et à la SNC JB Le Caill et Cie.
 


Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie du 3 au 5 mai sous le signe de la mémoire et de l'avenir
outremer première le 27/4/2018


Le chef de l'Etat sera en Nouvelle-Calédonie du 3 au 5 mai, après un voyage en Australie. La visite d'Emmanuel Macron est très attendue sur le Caillou, à six mois du référendum d'autodétermination du 4 novembre 2018. Voici le programme de la visite présidentielle, marquée par un passage à Ouvéa.

• Par David Ponchelet

Ce déplacement en Nouvelle-Calédonie est une première pour Emmanuel Macron : il ne s'est jamais rendu sur le caillou, ni en tant que chef de l'Etat, ni en tant que ministre sous la présidence de François Hollande, ni à titre personnel. A six mois tout juste du référendum d'autodétermination du 4 novembre 2018, les trois jours que va passer le président de la République en Nouvelle-Calédonie seront scrutés à la loupe. Ils seront placés, selon l'Elysée, sous le signe de la mémoire et de l'avenir.
Des gestes mémoriels à Ouvéa
L'Elysée confirme que malgré la polémique sur place, Emmanuel Macron se rendra bien à Ouvéa, le 5 mai, pour commémorer les 30 ans du drame survenu sur cette île. Le chef de l'Etat ne prononcera pas de discours, il ne se rendra pas à Gossanah, où se trouve la grotte dans laquelle les otages étaient retenus.

Emmanuel Macron se recueillera devant trois lieux de mémoire : d'abord la stèle qui rend hommage aux quatre gendarmes tués à Fayaoué le 22 avril 1988. Il ira ensuite à Wadrilla, au milieu de l'île, pour se recueillir sur la tombe des 19 militants indépendantistes Kanak abattus lors de "l'opération Victor", l'assaut donné par l'armée et le GIGN, le 5 mai 1988, dans la grotte où étaient retenus les otages. Enfin, toujours à Wadrilla, à quelques mètres de là, il se recueillera à l'endroit où Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné-Yeiwéné ont été assassinés en 1989.

Selon l'entourage du chef de l'Etat, les conditions sont réunies pour que ce déplacement à Ouvéa se déroule sans problème. Ces actes mémoriels ont été préparés avec les autorités coutumières et les familles. Le président souhaite honorer les morts, leurs familles et saluer les réconciliations, indique l'Elysée.

Emmanuel Macron sera le premier président de la République à se rendre à Ouvéa depuis les dramatiques événements de 1988. En juillet 2013, alors Premier ministre, Jean- Marc Ayrault avait effectué la même visite mémorielle sur l'île.

© NC1ère Les 3 veuves de Jean-Marie Tjibaou,Yeiwene Yeiwene et Djubelly Wea aux côtés de Jean-Marc Ayrault, en 2013, à la chefferie de Wadrilla où Jean-Marie Tjibaou et Yeiwene Yeiwene ont été assassinés le 4 mai 1989.

Restitution de l'acte de possession
Autre temps fort de la visite présidentielle, le 5 mai, au centre culturel Tjibaou : Emmanuel Macron remettra solennellement au gouvernement collégial calédonien l'acte de possession par la France de la Nouvelle-Calédonie en 1853. Ce document du 24 septembre 1853 est signé du contre-amiral Febvrier-Despointes qui prend possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de l'empereur Napoléon III. Cet acte était jusqu'à présent conservé à Aix-en-Provence, aux service des Archives nationales d'Outre-mer.


L'Elysée explique que ce geste d'Emmanuel Macron est symbolique : le temps des décisions unilatérales est révolu. Désormais les Calédoniens ont leur destin en main, avec le référendum du 4 novembre 2018.
Des rencontres pour préparer l'avenir